Monique Allard est entourée d'Yves Perron, le président du Bloc québécois, de Guillaume Paquet, président du Bloc québécois de Brome Missisquoi et de Christian Ouellet, ancien député bloquiste de Brome-Missisquoi.

Monique Allard se présente pour le Bloc québécois dans Brome-Missisquoi

Le Bloc québécois a présenté Monique Allard comme candidate pour le comté de Brome-Missisquoi. En vue des élections fédérales d’octobre prochain, son cheval de bataille sera l’environnement. Il s’agit de la première campagne électorale de Mme Allard à titre de candidate, elle qui a longtemps été militante pour le Parti québécois et pour le Bloc.

« Je suis sur un nuage ! lance Mme Allard, qui était la seule à se présenter à l’investiture. J’ai eu l’appui de l’ancien député Christian Ouellet qui est venu nous faire un petit discours [lors de l’assemblée d’investiture à Eastman]. Il m’a donné ses conseils. C’est une grande aventure, je me sens comme si des ailes m’étaient poussées. »

Les changements climatiques et l’environnement seront au cœur de sa campagne. « Surtout avec le dossier Coventry, c’est quelque chose qu’on va suivre de près, précise-t-elle. Le Bloc, dans son programme, est au fait de tout ce qui est environnemental. Le lac Memphrémagog est un immense lac qui touche deux pays. Il fournit de l’eau potable à plusieurs municipalités. »

Les travailleurs saisonniers seront aussi défendus par l’aspirante députée, qui se considère comme une syndicaliste. « Il faut aussi penser que nous sommes dans une région touristique. Il y a beaucoup de travailleurs saisonniers. Il y a tout le dossier de la réforme de l’assurance emploi qu’il va falloir surveiller de près, pour faire en sorte que nos travailleurs saisonniers ne soient pas pénalisés. Il y a une sorte de trou noir dans la loi qui fait en sorte que ces travailleurs, avant qu’ils puissent retirer un peu d’argent, passent quelques semaines », dit celle qui a occupé un poste au sein du syndicat de Postes Canada durant plusieurs années. 

« J’ai eu beaucoup de dossiers à régler et j’ai eu souvent le Bloc québécois comme appui, poursuit-elle. Il est près des travailleurs. Le Bloc est proche de mes convictions, pour tout ce qui est environnement, laïcité et égalité entre hommes et femmes. Le Bloc, quand il se lève, il défend les intérêts du Québec », mentionne celle qui se considère comme étant une « fille de terrain ».

Est-ce que le Bloc québécois réussira à survivre ? « On a souvent mis le Bloc en terre. Avec le chef Yves-François Blanchet, il y a un regain d’intérêt pour le Bloc et c’est très bien. Je crois qu’il a su rassembler tout le monde et on sent un enthousiasme sur le terrain », explique la femme de 68 ans. 

Mme Allard ne se le cache pas : elle est une souverainiste. « Tant et aussi longtemps que le Québec va faire partie du Canada, on va toujours avoir besoin du Bloc pour nous défendre en tant que peuple. On a le droit d’exister, mais on a besoin du Bloc. C’est pourquoi je me suis portée candidate », résume-t-elle.