Des images tournées par France 3 Normandie montrent des navires qui se percutent dans les eaux internationales.

Violente bataille en pleine mer entre pêcheurs français et britanniques

PARIS — Une querelle a éclaté en pleine mer entre des pêcheurs français et britanniques qui se disputent l’accès à des eaux riches en coquilles Saint-Jacques.

La porte-parole et directrice adjointe de la communication de la préfecture de la Manche et de la mer du Nord, Ingrid Parrot, a décrit un affrontement musclé et «très dangereux» entre 35 navires français et cinq navires britanniques en eaux internationales mardi matin.

«C’était très, très tendu, a-t-elle dit. Nous espérons vraiment que ça va se calmer.»

Mme Parrot a dit que la récolte des coquilles Saint-Jacques est toujours source de frictions entre les pêcheurs des deux pays, mais sans la violence constatée cette semaine.

Des images tournées par France 3 Normandie montrent les navires qui se percutent et au moins un feu d’artifice être tiré. Les navires britanniques se sont éventuellement repliés.

Une organisation britannique, la South Western Fish Producers Organization, accuse les pêcheurs français d’avoir mis des vies en péril.

«Les Français passent peut-être pour des héros dans les communautés côtières, mais c’est vraiment horrible de mettre nos pêcheurs en danger», a dit son patron, Jim Portus.

Il a ajouté que la fenêtre d’un navire britannique a été fracassée et qu’un autre a été endommagé par les flammes d’une fusée d’urgence.

La loi française interdit aux navires français de pêcher la coquille Saint-Jacques pendant les mois d’été, avant le 1er octobre, afin de protéger les stocks, selon Mme Parrot. Mais les navires britanniques peuvent pêcher en eaux internationales, au large des côtes françaises, sans restrictions.

Les équipages français «ont l’impression que les ressources sont pillées, pendant qu’eux les protègent», a dit Mme Parrot.

Les deux camps réussissent habituellement à s’entendre pour limiter la pêche britannique près des eaux françaises, mais cela n’a pas été le cas cette année, a-t-elle expliqué. De nouvelles discussions sont prévues à la mi-septembre.