Records de chaleur battus aux États-Unis, au moins six morts

WASHINGTON — Plusieurs États américains ont battu des records de chaleur dimanche en raison d’un épisode caniculaire qui a fait transpirer 150 millions de personnes, des plaines du Midwest à la côte atlantique, mais un rafraîchissement est en vue lundi.

«La dangereuse vague de chaleur qui a enveloppé une grande partie du Midwest jusqu’à la côte atlantique ce week-end va enfin s’estomper lundi avec l’arrivée d’un front froid», a indiqué le service américain de la météo (National Weather Service).

Mais les Américains ne sont pas tirés d’affaire puisque la canicule va laisser place à de violents orages «avec de très importantes chutes de pluie» et des risques d’inondations.

Dans la journée de dimanche, différentes stations météo de la côte Est, du Massachusetts à la Caroline du Nord en passant par New York, Philadelphie ou Washington, ont rapporté des températures de 38 °C, avec des températures ressenties bien supérieures en raison du taux d’humidité.

Des records ont été battus samedi dans sept stations météo, à Manchester, dans le New Hampshire (nord-est), Atlantic City, dans le New Jersey (est), ou à l’aéroport JFK de New York.

Selon plusieurs médias, au moins six morts ont été imputés à la chaleur, dont trois en fin de semaine alors que les températures n’étaient pas encore à leur maximum.

Un ancien joueur de football américain de la NFL, Mitch Petrus, a succombé jeudi dans l’Arkansas à une attaque alors qu’il travaillait à l’extérieur du magasin familial, selon le médecin légiste du comté de Pulaski.

D’après la chaîne CBS, quatre personnes sont décédées dans le seul État du Maryland et une dans l’Arizona.

Quand les températures baisseront aux États-Unis, elles remonteront de l’autre côté de l’Atlantique, avec un nouvel épisode caniculaire prévu mardi sur une large partie du continent européen.

Les services météorologiques français ont ainsi prévu des températures frôlant les 40 °C dans le sud-ouest du pays, déjà frappé par la sécheresse.

Le mois dernier a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, notamment en raison d’une première canicule exceptionnelle en Europe, selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique.