En visite à Bogota, première escale d’une tournée en Amérique latine et dans les Caraïbes, Mike Pompeo a renouvelé le soutien de Washington aux adversaires du président du Venezuela, Nicolas Maduro.
En visite à Bogota, première escale d’une tournée en Amérique latine et dans les Caraïbes, Mike Pompeo a renouvelé le soutien de Washington aux adversaires du président du Venezuela, Nicolas Maduro.

Pompeo appelle à en finir avec la «tyrannie» de Maduro

AFP
Agence France-Presse
BOGOTA — Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a appelé lundi la communauté internationale à «continuer de soutenir» les efforts des États-Unis et de l’opposition vénézuélienne pour en «finir avec la tyrannie» du président Nicolas Maduro.

En visite à Bogota, première escale d’une tournée en Amérique latine et dans les Caraïbes, M. Pompeo a renouvelé le soutien de Washington aux adversaires du chef de l’État chaviste, dont le président du parlement vénézuélien Juan Guaido, qu’il devait rencontrer dans la journée.

«Le monde doit continuer de soutenir les efforts du peuple vénézuélien pour revenir à la démocratie et en finir avec la tyrannie de Maduro, qui a un impact en Colombie et dans toute la région», a déclaré le secrétaire d’État américain, après s’être entretenu avec le président colombien Ivan Duque.

À Bogota, M. Pompeo participe à la troisième Conférence ministérielle continentale de lutte contre le terrorisme, inaugurée lundi en présence de représentants de 25 pays de la région.

Bravant une interdiction de sortie du territoire vénézuélien, M. Guaido, reconnu par les États-Unis, la Colombie et une cinquantaine d’autres pays comme président par intérim du Venezuela, est pour sa part arrivé dimanche à Bogota et assistera aussi à cette conférence.

Il se rendra ensuite en Europe où il devrait rencontrer le chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Josep Borrell, mercredi à Bruxelles, avant d’aller en Suisse pour participer jeudi au Forum économique mondial à Davos.

Lundi, M. Pompeo a assuré que les États-Unis, qui considèrent la réélection de M. Maduro en 2018 comme frauduleuse, continueraient à travailler «pour rétablir la démocratie au Venezuela», affirmant que «les citoyens rejettent l’autoritarisme et exigent la liberté».

Il a condamné la «misère infligée» par le gouvernement chaviste aux Vénézuéliens, dont environ 4,6 millions ont fui le pays ces dernières années, parmi lesquels 1,6 million vers la Colombie voisine.

En dépit des efforts de l’opposition et des sanctions imposées par Washington, Nicolas Maduro se maintient au pouvoir, avec l’appui des forces de sécurité ainsi que de pays tels que la Russie, Cuba et la Chine.