Selon le mot d’ordre de l’événement, le défilé des «foulards rouges» n’est ni une manifestation anti «gilet jaune» ni un soutien au président Emmanuel Macron, mais plus largement une défense de la République.

Plus de 10 000 «foulards rouges» dans la rue pour la démocratie

PARIS — Quelque 10 500 «foulards rouges», selon la préfecture de police de Paris, ont bravé la pluie dimanche dans la capitale française pour «défendre la démocratie et les institutions» devant les violences qui ont émaillé les manifestations des «gilets jaunes» ces dernières semaines.

Des drapeaux français et quelques drapeaux européens parsemaient le cortège qui scandait : «Oui à la démocratie, non à la révolution» et au sein duquel certains manifestants portaient des t-shirts «J’aime ma république», ou «Stop aux violences».

L’affluence est conforme aux attentes des organisateurs de cette Marche républicaine des libertés qui espéraient 10 000 participants «minimum».

Selon Laurent Soulié, initiateur de la marche, les manifestants répondent à un appel à la «majorité silencieuse qui reste terrée chez elle depuis 10 semaines».

Il fait référence aux manifestations hebdomadaires des «gilets jaunes», chaque samedi, qui protestent contre la politique sociale et fiscale du gouvernement et qui a donné lieu à des violences et des affrontements avec les forces de l’ordre.

11e samedi de mobilisation

Samedi, 4000 «gilets jaunes» ont manifesté à Paris, contre 7000 la semaine précédente, et 69 000 dans toute la France, pour leur 11e samedi de mobilisation.

Mais selon le mot d’ordre de l’événement, le défilé des «foulards rouges» n’est ni une manifestation anti «gilet jaune» ni un soutien au président Emmanuel Macron, mais plus largement une défense de la République.

Nombre des «foulards rouges» prévoyant de participer à la manifestation disent avoir partagé certaines revendications des «gilets jaunes», mais rejeter la violence «contre les institutions».

Le cri de «Le fascisme ne passera pas» a par ailleurs été souvent entendu dans la manifestation.

Si la République en Marche, le parti du président Macron, tente de rester discret par rapport à cette initiative, une vingtaine de députés et six sénateurs de la majorité sont venus à la manifestation, à titre individuel.