«Les États-Unis ont conclu que le régime de [Bachar] al-Assad avait utilisé du chlore comme arme chimique» dans sa campagne de reconquête d’Idleb, a déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo à des journalistes en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Nouvelle attaque chimique en Syrie

NEW YORK — Les États-Unis ont affirmé jeudi avoir la confirmation d’une attaque chimique commise par le régime syrien le 19 mai à Idleb, dernier bastion jihadiste dans le nord-ouest du pays, et promis de riposter.

«Les États-Unis ont conclu que le régime de [Bachar] al-Assad avait utilisé du chlore comme arme chimique» dans sa campagne de reconquête d’Idleb, a déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo à des journalistes en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Cette attaque ne «restera pas sans réponse», a-t-il ajouté, sans plus de précisions, alors que le conflit syrien a déjà fait 370 000 morts depuis 2011.

Message fort

Lors d’une rencontre avec la presse, Jim Jeffrey, représentant spécial des États-Unis pour la Syrie, a rappelé que l’attaque avait fait quatre blessés. Mais même sans décès, il s’agissait de la première attaque chimique en un an et les États-Unis comptent bien envoyer un message fort par crainte de nouveaux raids, a-t-il indiqué.

«Nous craignons que le régime, dont les forces d’infanterie sont très faibles, essaie à nouveau d’utiliser des armes chimiques pour compenser son incapacité à reprendre du terrain», a-t-il dit.

Ces dernières années, le président américain Donald Trump a déjà riposté par des frappes contre le régime syrien.

En avril 2017, il a ordonné le tir de 59 missiles de croisière sur la base aérienne d’Al-Chaayrate après une attaque au gaz sarin à Khan Cheikhoun dans la province d’Idleb.

Quelques jours auparavant, un raid aérien avait fait au moins 83 morts dans cette localité contrôlée par les rebelles et jihadistes. Des médecins avaient alors fait état de symptômes similaires à ceux constatés sur des victimes d’attaques chimiques.

Un an plus tard, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni menaient des frappes conjointes de représailles le 14 avril contre des positions militaires du régime en réaction à une attaque chimique à Douma, dans la banlieue de Damas.