Les ventes de recharges et liquides de nicotine aromatisée seront interdites dans le commerce et en ligne dans le Michigan. L’État va aussi interdire tout marketing qui présenterait le vapotage comme «propre», «sûr» et «sain».

Le Michigan va interdire les cigarettes électroniques aromatisées

WASHINGTON — L’État américain du Michigan a annoncé mercredi l’interdiction des recharges aromatisées pour cigarettes électroniques dans le but de prévenir le vapotage chez les jeunes, alors que les autorités sanitaires s’inquiètent des effets sur la santé d’un produit longtemps présenté comme inoffensif.

La décision prendra effet sous quelques semaines, une fois que le texte sera finalisé, et sera valable six mois, renouvelables.

Les ventes de recharges et liquides de nicotine aromatisée seront interdites dans le commerce et en ligne dans le Michigan. L’État va aussi interdire tout marketing qui présenterait le vapotage comme «propre», «sûr» et «sain».

Les affichages publicitaires pour les cigarettes électroniques seront également prohibés.

Le succès des cigarettes électroniques aux États-Unis depuis quelques années, et notamment de la marque Juul chez les jeunes, a provoqué une réaction retardée, mais de plus en plus sévère des autorités sanitaires au niveau fédéral, mais aussi localement.

L’administration de Donald Trump a lancé des enquêtes sur Juul, basée à San Francisco, et a annoncé l’an dernier l’interdiction prochaine de la vente sur internet des recharges aromatisées du type gomme à mâcher ou nounours, qui plaisent aux plus jeunes. Sous pression, Juul a pris des mesures pour empêcher la vente de ses produits aux mineurs en ligne et chez ses distributeurs.

Plusieurs États américains ont relevé depuis l’an dernier l’âge minimum pour acheter des cigarettes électroniques à 21 ans. San Francisco les a complètement interdites à la vente.

Mystérieuse épidémie de maladies pulmonaires

À cela s’ajoute une mystérieuse épidémie de maladies pulmonaires graves qui a touché à ce jour 215 vapoteurs et fait un mort, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies.

Les enquêteurs n’ont pas identifié de marque ni de produit spécifique ayant causé ces maladies, qui se manifestent par toux, essoufflement, douleurs de poitrine, et dans certains cas vomissements et diarrhées.

Mais dans «de nombreux cas», des substances au cannabis avaient été utilisées par les malades. Par précaution, les autorités fédérales ont appelé les Américains la semaine dernière à ne pas utiliser de recharges au cannabis, une pratique qui se banalise chez les vapoteurs.