L'armée américaine ouvre ses portes aux transgenres

WASHINGTON — Le département de la Justice des États-Unis ayant confirmé avoir mis sur la glace sa proposition d’interdire aux personnes transgenres de servir au sein de l’armée, ces dernières pourront commencer à s’enrôler dès lundi.

L’avenir des personnes transgenres dans les rangs de l’armée américaine demeure toutefois incertain.

En effet, le département de la Justice n’a pas renoncé à sa bataille judiciaire pour bannir les personnes transgenres de l’armée, mais a décidé d’attendre les résultats d’une étude du Pentagone sur la question au cours des prochaines semaines avant d’aller plus loin.

Le président Donald Trump avait déclaré en juillet que son administration ne permettrait pas aux personnes transgenres de servir dans l’armée, infirmant ainsi une décision de son prédécesseur, Barack Obama.

Jusqu’à présent, il n’a toutefois pas été en mesure de mettre ce principe à exécution.

Le 22 décembre, la Cour d’appel fédérale du District de Columbia avait rejeté une requête de l’administration Trump demandant que l’interdiction entre en vigueur dès le 1er janvier 2018. D’autres juges fédéraux ont aussi refusé de se ranger du côté de M. Trump.

Le Pentagone a pour sa part annoncé qu’il permettrait aux personnes transgenres d’intégrer l’armée à compter du 1er janvier, et ce, jusqu’à ce que le conflit soit réglé.

Tard vendredi soir, le département de la Justice avait révélé que le Pentagone publierait prochainement une étude indépendante et que l’administration Trump ne porterait pas la cause en appel pour le moment.

Cette déclaration a permis d’établir que les personnes transgenres pouvaient s’enrôler dans l’armée à compter du 1er janvier et que celles déjà en service étaient pour l’instant à l’abri de toute démobilisation.

«Nous sommes soulagés de voir que nous n’aurons pas à mettre sur pause les droits constitutionnels des personnes transgenres qui veulent servir leur pays et qui sont capables de le faire», a indiqué Peter Renn, le principal avocat de Lambda Legal, l’un des groupes qui se battent contre l’interdiction devant les tribunaux.