Le coronavirus a été détecté sur 21 personnes à bord d’un navire de croisière maintenu au large de la Californie.

Coronavirus 21 cas positifs sur le navire de croisière au large de la Californie

LOS ANGELES — Le coronavirus a été détecté sur 21 personnes à bord d’un navire de croisière maintenu au large de la Californie, a annoncé vendredi le vice-président américain Mike Pence, qui coordonne la lutte contre l’épidémie aux États-Unis.

Des échantillons ont été prélevés jeudi sur 46 personnes et 21 d’entre elles «ont été testées positives au coronavirus», a indiqué M. Pence lors d’une conférence de presse à Washington.

Il s’agit de 19 membres d’équipage et de deux passagers du Grand Princess, qui avait interrompu son circuit à la suite de la découverte de symptômes chez certains de ses 3533 passagers et membres d’équipage.

Un homme de 71 ans qui voyageait à bord durant une précédente croisière est mort du COVID-19 à son retour en Californie.

Le navire devrait accoster cette fin de semaine dans la partie non commerciale d’un port, qu’il n’a pas nommé. Le bateau devait initialement revenir à San Francisco.

À son arrivée, «tous les passagers seront de nouveau testés pour le coronavirus. Ceux qui doivent être placés en quarantaine le seront», a affirmé le vice-président.

Le personnel de bord devrait rester à l’isolement sur le bateau, a-t-il dit, tandis que les passagers devraient subir ces tests dans des bases militaires, a-t-il ajouté.

Pour l’instant, les passagers ne se plaignent pas «même si ça pourrait changer au cas où on reste coincés dans nos cabines pendant trop longtemps», a raconté à l’AFP Carolyn Wright, l’une des passagères.

«C’est un gros bateau, nous devons prendre une décision importante», avait commenté vendredi matin depuis la Maison-­Blanche le président américain Donald Trump, en ratifiant la loi votée la veille au Congrès sur un plan d’urgence de 8,3 milliards de dollars pour financer la lutte contre l’épidémie.

«Rester calme»

La compagnie Princess Cruises possède également le Diamond Princess, qui avait été placé en quarantaine en février au Japon avec plus de 700 contaminations, dont six mortelles.

Le coronavirus continue à se propager du Nevada au Maryland, aux portes de la capitale fédérale Washington jusqu’à présent encore épargnée officiellement, en passant par le Colorado.

Au total, plus de 200 personnes ont été contaminées dans 19 États des États-Unis et au moins 12 sont décédées, dont 11 dans le seul État de Washington, selon un bilan établi par l’AFP à partir des chiffres officiels.

À Seattle, épicentre de l’épidémie dans le nord-ouest, l’Université de Washington a annoncé la fermeture de tous ses campus à partir de lundi et jusqu’à fin mars.

Les 46 000 étudiants concernés suivront les cours et passeront leurs partiels en ligne, a expliqué la direction de l’institution. Un campus de la Northeastern University de Boston délocalisé à Seattle va également passer aux cours en ligne.

En visite vendredi dans le centre de prévention et de contrôle des maladies (CDC) d’Atlanta, en Géorgie, Donald Trump s’est voulu rassurant.

«Les gens doivent garder leur calme», a-t-il dit, affirmant que les symptômes étaient légers pour de nombreux malades.

Le fantasque patron de Tesla, Elon Musk, a pour sa part assuré sur Twitter : «la panique autour du coronavirus est stupide».

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DEUX CAS À LA CONFÉRENCE DU LOBBY AIPAC

WASHINGTON — Quelques jours après avoir organisé sa grande conférence annuelle à Washington, le lobby pro-Israël AIPAC a annoncé vendredi que deux des participants avaient été testés positifs au nouveau coronavirus. Plusieurs milliers de personnes ont assisté à ce grand raout qui s’est tenu dans le centre de Washington du 1er au 3 mars, y compris le vice-président américain Mike Pence (photo), le secrétaire d’État Mike Pompeo et de nombreux membres du Congrès. «Nous avons confirmé qu’au moins deux participants à la conférence, venus de New York, avaient été testés positifs au coronavirus», a indiqué le lobby sur Twitter. AFP

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PLUS DE 100 00 CAS DANS LE MONDE

PARIS — Plus de 100 000 personnes dans le monde ont été contaminées par le nouveau coronavirus, une épidémie apparue fin décembre en Chine et dont l’ampleur finale comme les conséquences sont encore inconnues. 92 pays sont concernés par le COVID-19, un virus inédit qui bouleverse le quotidien de la planète : 100 842 cas ont été recensés et 3456 personnes sont mortes, selon un bilan établi par l’AFP vendredi. 3332 nouvelles contaminations et 110 nouveaux décès ont été recensés depuis le comptage réalisé la veille. «Nous continuons de recommander que tous les pays fassent du confinement leur première priorité», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, lors d’une conférence de presse. La propagation, inévitable, a été en partie contenue en Chine, dans la province du Hubei où le coronavirus a été détecté en premier, grâce à la mise en quarantaine d’environ 50 millions de personnes depuis fin janvier. Le pays concentre 80 552 des cas et 3042 décès. La région pourrait bientôt être rouverte, a laissé entendre vendredi le gouvernement. AFP