La gouverneure générale du Canada, Julie Payette, a pris part à la cérémonie dans la capitale rwandaise, dimanche, aux côtés de nombreux dignitaires tels que des représentants de l’Union africaine et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

25 ans du génocide rwandais: Julie Payette à la tête d’une délégation canadienne

KIGALI, Rwanda — La journée de dimanche marque le début des cérémonies de commémoration au Rwanda, 25 ans après le génocide qui a coûté la vie de 800 000 personnes, surtout issues de la minorité tutsi.

Le président rwandais Paul Kagame et son épouse Jeannette ont déposé des couronnes de fleurs sur le site du Mémorial du Génocide de Kigali, où les restes de plus de 250 000 personnes sont enterrés.

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Le génocide rwandais s’est déclenché le 6 avril 1994, lorsqu’un avion transportant le président Juvénal Habyarimana a été abattu au-dessus de Kigali, tuant le dirigeant qui, comme une majorité de Rwandais, appartenait au groupe hutu.

La minorité tutsi a été pointée du doigt pour l’attentat contre l’avion présidentiel et des groupes d’extrémistes hutus ont initié son massacre, avec l’appui de l’armée, de la police et de milices.

Un quart de siècle plus tard, des restes humains continuent de faire surface au Rwanda. L’an dernier, les autorités rwandaises ont découvert près de 5400 nouveaux corps dans des fosses communes.

La gouverneure générale du Canada, Julie Payette, a pris part à la cérémonie dans la capitale rwandaise, dimanche, aux côtés de nombreux dignitaires tels que des représentants de l’Union africaine et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Julie Payette dirige une délégation canadienne pour une visite de quatre jours dans le pays d’Afrique de l’Est.

Sur Twitter, elle a transmis au nom du Canada «ses plus sincères condoléances aux Rwandais ainsi qu’à ceux qui ont tant perdu au service de la cause de la paix».

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a aussi émis une déclaration à l’occasion de cet anniversaire, celui de l’»un des chapitres les plus sombres de l’histoire».

Il a encouragé les Canadiens à «prendre le temps de se souvenir» des victimes et de leur rendre hommage. Pour ce faire, «nous devons lutter contre la haine, protéger les plus vulnérables et faire de notre monde, un monde meilleur», a-t-il avancé.

À Montréal, plusieurs centaines de personnes ont assisté à une cérémonie, samedi soir, à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ).

Une autre activité de commémoration était prévue dimanche, dans le Vieux-Port de Montréal, et devait être suivie d’une marche pour déposer une gerbe de fleurs en solidarité avec les victimes et leurs proches.

Pas moins de 5000 personnes d’origine rwandaise vivent au Québec, dont plus de 3000 à Montréal, selon la Ville.