La gloire retrouvée de la cathédrale de York en Angleterre, détruite par un incendie il y a 35 ans

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Six jours d'«état d’urgence écologique» à Londres

LONDRES - Le groupe Extinction Rebellion menait samedi à Londres une sixième journée consécutive de blocages pour réclamer un «état d’urgence écologique», affichant sa détermination malgré plus de 725 arrestations depuis lundi.

Né au Royaume-Uni, ce réseau de militants bloquait la circulation sur Waterloo Bridge, en plein coeur de Londres, où des manifestants pouvaient être vus en position du lotus sur un pont partiellement transformé en jardin.

Trois autres lieux très fréquentés (Parliament Square, Oxford Circus et Marble Arch) étaient également bloqués «en raison de la présence de manifestants», a indiqué l’autorité des transports de Londres (TfL).

Dans un message publié sur Twitter, Extinction Rebellion a interpellé directement la première ministre conservatrice Theresa May: «Nous savons que vous n’en faites pas assez [pour le climat]. Vous savez que vous n’en faites pas assez. Parlons-en, alors».

Pour rythmer son action pendant le week-end de Pâques, le mouvement a prévu d’organiser quantité d’activités ludiques sur les sites occupés: yoga, massages, discours, concerts, etc.

Monde

Un premier navigateur aveugle traverse le Pacifique

TOKYO — Un navigateur japonais est devenu samedi le premier non-voyant à réaliser une traversée sans arrêt de l’océan Pacifique à bord d’un voilier, a rapporté la presse japonaise.

Mitsuhiro Iwamoto, 52 ans, est arrivé dans la matinée dans le port de Fukushima à bord de son voilier long de 12 mètres, environ deux mois après avoir quitté la Californie.

Mitsuhiro Iwamoto, qui réside à San Diego, sur la côte pacifique de Californie, a quitté cette ville américaine le 24 février, ensemble avec Doug Smith, un navigateur américain qui l’a aidé oralement en lui donnant des informations comme la direction des vents.

Il s’agit de la deuxième tentative du navigateur japonais. Il y a six ans, son premier voyage avait été plutôt bref et s’est achevé après que son voilier a coulé après avoir heurté une baleine.

«Je suis à la maison. Merci», a dit l’intrépide Japonais lors d’une fête organisée à son arrivée à Fukushima, mettant fin à un voyage long d’environ 14.000 kilomètres.

«Je n’ai pas abandonné et j’ai réalisé mon rêve», a-t-il dit, cité par l’agence de presse japonaise Kyodo News.

C’est pour la première fois qu’un non-voyant réalise une traversée de l’océan Pacifique, a souligné la même source.

Le Japonais, qui a perdu sa vue lorsqu’il avait 16 ans, a entrepris ce voyage pour rassembler des fonds pour des activités caritatives, y compris pour soutenir les efforts des médecins pour prévenir des maladies qui entraînent la cécité, a précisé son site internet.

Monde

La France veut un mécanisme européen pour le patrimoine en péril

PARIS — le président français Emmanuel Macron va proposer à l’UE de créer «un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril», qui sera discuté lors d’une réunion à Paris le 3 mai prochain, a-t-on indiqué de source gouvernementale.

«Comme le patrimoine n’est pas une compétence européenne, le président a pris l’initiative d’écrire à ses homologues pour leur proposer de créer un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril, visant à se prêter assistance, à partager des compétences et des savoir-faire», a déclaré la secrétaire d’État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, dans un entretien au Journal du Dimanche.

«Quand il y a un grand incendie en Europe, un mécanisme de solidarité peut permettre de prêter des canadairs entre pays de l’Union. Pour le patrimoine, on peut imaginer un réseau d’experts mis à disposition en fonction des besoins», a ajouté Amélie de Montchalin.

«Nous invitons nos homologues européens, ministres de la Culture et des Affaires européennes, à se réunir en France le 3 mai prochain. En complément de nos compétences et nos moyens, si l’on peut également bénéficier du soutien et des retours d’expérience de nos voisins pour reconstruire Notre-Dame, nous saisirons cette occasion», a poursuivi le ministre de la Culture Franck Riester.

«Face à ce choc émotionnel et à cet élan de générosité, que nous avons ressenti, nous devons, ensemble, améliorer nos politiques patrimoniales dans nos pays, et à terme au niveau européen», a-t-il plaidé.

Les ministres européens seront invités le 3 mai à présenter des «démarches innovantes et participatives» et «un ou deux lieux emblématiques de leur pays, représentatif du rayonnement européen, et qui est en danger», a précisé la secrétaire d’État.

Les deux ministres ont d’autre part souhaité que de «jeunes européens puissent participer» au chantier de restauration de Notre-Dame.

Le président Macron a promis de reconstruire d’ici cinq ans la cathédrale Notre-Dame de Paris, joyau de l’art gothique, ravagée par un incendie lundi soir.

Monde

Vingt ans après, la tuerie de Columbine

LITTLETON— Les habitants d’une petite ville du Colorado ont commémoré samedi les 13 morts de la fusillade du 20 avril 1999, perpétrée dans le lycée de Columbine par deux de ses élèves, première tuerie de l’ère médiatique moderne.

Pendant des heures, ce mardi du printemps 1999, les Américains ont suivi à la télévision cette fusillade et l’intervention tardive des forces de l’ordre, à Littleton, en banlieue de Denver.

Le massacre a changé la façon dont les écoles et la police se préparent contre les tireurs, les exercices de confinement et d’évacuation étant devenus routiniers pour des générations d’élèves américains, dès la maternelle.

Les rescapés et blessés de la fusillade, désormais adultes et parents, les familles des victimes ainsi que des habitants de Littleton ont participé vendredi soir à une veillée.

Une cérémonie officielle a eu lieu dans le parc jouxtant le lycée, samedi, où un mémorial a été érigé en 2007 en hommage aux 12 lycéens et au professeur assassiné par les deux tireurs, qui se sont suicidés dans le lycée.

«Pendant 19 ans, je suis restée triste, le coeur brisé. Mais ça s’est transformé en colère, parce que rien ne change», a dit récemment à l’AFP Amanda Duran, qui avait 15 ans le jour où son monde a basculé.

Sa meilleure amie a été tuée. «Je n’ai pas entendu les balles siffler à mes oreilles et n’ai pas eu d’arme pointée sur moi. Cela n’a malheureusement pas empêché le traumatisme».

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«Gilets jaunes»: regain de tension à Paris

PARIS — Tirs de gaz lacrymogène, commerces et mobilier urbain dégradés: le 23e samedi de manifestation des «gilets jaunes», mobilisés depuis cinq mois en France, a été marqué par un regain de tension à Paris, quelques jours avant les réponses attendues d’Emmanuel Macron à la crise.

À l’issue d’une semaine dominée par l’incendie de Notre-Dame, qui a conduit le président français à repousser l’annonce de ses réformes issues d’une vaste consultation populaire, cette journée de mobilisation se voulait un nouvel «ultimatum» lancé au chef de l’État, qui doit s’exprimer jeudi.

Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de manifestants a reculé sur l’ensemble du pays (27 900 contre 31 100 la semaine précédente), mais a quasiment doublé dans la capitale (9000). Selon leurs estimations, les «gilets jaunes» ont, eux, comptabilisé plus de 100 000 manifestants en France.

Mobilisés depuis mi-novembre, ils revendiquent davantage de pouvoir d’achat, de justice sociale et de démocratie directe, lors de rassemblements parfois émaillés de violences.

«On veut vivre dignement. Moi j’ai ma retraite, mais je suis là pour les générations à venir», expliquait samedi un manifestant, Joël Blayon, marin pêcheur retraité.

Les premières échauffourées ont éclaté en début d’après-midi dans le centre de la capitale près de la place de la Bastille, puis un peu plus loin, aux abords de la place de la République.

Pendant l’après-midi, la place a été régulièrement plongée dans un nuage de gaz lacrymogènes tandis que des manifestants jetaient bouteilles et autres projectiles en direction des forces de l’ordre. Plusieurs enseignes ont été vandalisées, a constaté une journaliste de l’AFP.

Amplifiant le climat de tension, certains manifestants ont crié «Suicidez-vous, suicidez-vous» aux forces de l’ordre, alors que la police est touchée par une vague de suicides sans précédent.

Après plusieurs heures de face-à-face tendu, le rassemblement se dispersait lentement vers 19h sur cette place de la République où la circulation automobile avait repris.

Selon le premier adjoint de la maire de Paris, les dégâts sont de nouveau «très importants». «Il y a de la casse de mobilier urbain et les commerces sont très touchés», a déploré Emmanuel Grégoire. «Il faut que les violences s’arrêtent !», a-t-il dit à l’AFP.

«L’argent pour Notre-Dame» 

Malgré les craintes des autorités qui avaient déployé 60 000 policiers et gendarmes dans le pays, les heurts ont toutefois été sans commune mesure avec ceux du 16 mars, quand l’avenue des Champs-Élysées avait été saccagée.

«Malgré la volonté de certains manifestants de casser à nouveau [...], le travail des forces de l’ordre et leur professionnalisme ont permis de protéger les biens et les personnes», a quant à lui salué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

La police a procédé à Paris à 227 interpellations et à plus de 20 500 contrôles préventifs, selon la préfecture.

À 19h, 178 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale, dont six mineurs, selon le parquet.

Ailleurs dans le pays, des rassemblements de plusieurs centaines ou plusieurs milliers de personnes ont eu lieu : à Montpellier, théâtre d’échauffourées, et Marseille, à Bordeaux et Toulouse, Lille... Mais les manifestants s’étaient principalement donné rendez-vous dans la capitale.

Attendue lundi dernier, l’annonce par Emmanuel Macron des grandes pistes de réformes issues du grand débat, vaste consultation des Français en réponse à la crise des gilets jaunes, avait été différée en raison de l’incendie à Notre-Dame, qui a ravagé l’emblématique cathédrale parisienne multiséculaire et occupé depuis le devant de la scène.

Cette communion nationale autour de Notre-Dame a suscité des grincements de dents chez certains «gilets jaunes», notamment face aux promesses de dons de centaines de millions d’euros des plus grandes fortunes françaises pour aider à la reconstruction.

«C’est une bonne chose cet argent pour Notre-Dame, mais quand on voit ce qu’on peut débloquer en quelques heures...», résumait Jean François Mougey, retraité de la SNCF, l’opérateur ferroviaire français.

«On vaut bien une cathédrale», proclamait une pancarte à Montpellier.

«Victor Hugo vous remercie pour Notre-Dame de Paris, mais n’oubliez pas les misérables», ironisait une autre, à Paris, faisant référence à une autre oeuvre majeure de l’écrivain français du XIXe siècle qui fit entrer la cathédrale dans la légende.

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Journaliste tuée en Irlande du Nord: deux hommes arrêtés

LONDONDERRY — Deux jeunes hommes ont été arrêtés dans l’enquête sur la mort de la journaliste Lyra McKee, tuée par balle lors d’affrontements à Londonderry, a annoncé samedi la police nord-irlandaise, mettant en garde contre l’émergence d’«un nouveau genre de terroristes».

Âgés de 18 et 19 ans, les deux hommes sont détenus en vertu de la législation antiterroriste et ont été conduits dans un poste de police à Belfast pour y être interrogés, a précisé la police d’Irlande du Nord (PSNI).

Selon la PSNI, Lyra McKee, 29 ans, a été tuée par un homme qui a ouvert le feu contre des policiers qui intervenaient dans la nuit de jeudi à vendredi dans le quartier catholique de Creggan, où une cinquantaine d’engins incendiaires ont été lancés contre la police et deux véhicules incendiés.

Ce drame rappelle les heures sombres des Troubles qui ont déchiré la province britannique pendant trois décennies.

Opposant républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l’Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique, ces violences avaient fait quelque 3500 morts avant de prendre fin grâce à l’accord du Vendredi saint de 1998.

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Ukraine: le comédien Zelensky aux portes du pouvoir

KIEV - Sauf coup de théâtre, l’Ukraine se prépare à un saut dans l’inconnu: le comédien novice en politique Volodymyr Zelensky part dimanche grand favori du second tour de la présidentielle dans ce pays en guerre aux portes de l’Union européenne.

Cinq ans après la révolution pro-occidentale du Maïdan, les Ukrainiens semblent prêts à renverser de nouveau la table en préférant cet acteur et humoriste de 41 ans au sortant Petro Porochenko, qui à 53 ans paye son incapacité à mettre fin au conflit dans l’est et les scandales à répétition éclaboussant la classe politique.

Les bureaux de vote doivent ouvrir de 8h à 20h locales. Des premiers sondages sortis des urnes sont attendus dès la clôture du scrutin avant que de premiers résultats partiels ne soient publiés dans la nuit.

Inimaginable il y a encore quelques semaines, une victoire de Volodymyr Zelensky, nouveau soubresaut de la vague mondiale anti-élites, est considérée comme acquise par bien des observateurs à Kiev.

Largement en tête du premier tour avec un score double de celui de son rival, M. Zelensky était crédité de plus de 70% des intentions de voix dans les derniers sondages avant le second tour.

Rares sont ceux qui ont pris au sérieux le comédien lorsqu’il a annoncé sa candidature le 31 décembre. Ont suivi quatre mois de campagne hors normes menée essentiellement sur les réseaux sociaux, où il s’est posé en «mec simple» voulant «casser le système» à l’image du professeur d’histoire sympa élu président qu’il incarne dans une série télévisée.

Au-delà de sa promesse de maintenir le cap pro-occidental pris en 2014, la politique que mènerait M. Zelensky reste très floue même s’il a tenté entre les deux tours de renforcer sa crédibilité, s’entourant de conseillers plus expérimentés et s’exprimant enfin dans la presse.

«Film d’horreur» 

Les enjeux sont considérables pour cette ex-république soviétique confrontée à une crise inédite depuis son indépendance en 1991, mais aussi pour les relations à couteaux tirés entre la Russie et les Occidentaux. L’arrivée au pouvoir de pro-occidentaux en 2014 a été suivie de l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie et d’une guerre qui a fait près de 13 000 morts en cinq ans dans l’est.

Cette crise a largement contribué à la crise actuelle entre la Russie et les Occidentaux, qui ont décrété des sanctions réciproques. Si elle se confirme, l’élection d’un nouveau président inexpérimenté sera suivie de très près par les chancelleries.

Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé les deux candidats «pour souligner son soutien à la souveraineté de l’Ukraine et à son intégrité territoriale, et il a «réitéré l’engagement [des États-Unis] à travailler avec celui que le peuple ukrainien choisira, quel qu’il soit».

La semaine dernière, les candidats avaient été reçus à Paris par le président français Emmanuel Macron, pour discuter notamment du conflit dans l’est de l’Ukraine.

«Une présidence de cinq ans, ce n’est pas une comédie [télévisée] qu’on peut éteindre si ce n’est plus drôle. Ni un film d’horreur facile à arrêter», a plaidé le président sortant samedi sur sa page Facebook, appelant les électeurs à «penser à l’Ukraine».

Si Petro Porochenko est crédité par ses partisans d’avoir rapproché l’Ukraine des Occidentaux, redressé l’armée et évité une faillite de son pays, l’un des plus pauvres d’Europe, aucun haut responsable n’a été condamné pour corruption et le processus de paix semble dans l’impasse.

Pour Anatoli Oktysiouk, du centre d’analyse Democracy House, la victoire probable du comédien, encore adolescent à la chute de l’URSS, reflète surtout la défiance envers «les anciens hommes politiques».

«Les scandales permanents de corruption, certaines réformes, la baisse du niveau de vie, la pauvreté... tout cela a poussé les électeurs de l’est, du centre, de l’ouest, mais aussi de Kiev à exprimer leur méfiance», a-t-il expliqué à l’AFP.

Pour mettre au jour l’inexpérience de son rival, le chef de l’État sortant comptait sur le débat de l’entre-deux tours. Tenu finalement vendredi, après des négociations rocambolesques, dans un stade de Kiev, le face-à-face n’a pas changé la donne, donnant lieu à un échange d’invectives plus qu’à une discussion sur le fond.

Accusé d’incompétence, l’acteur, fort de ses 20 ans d’expérience de stand-up, a multiplié les phrases-chocs: «Je suis le résultat de vos erreurs et de vos promesses».

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Bangladesh: manifestations après le meurtre d’une jeune femme victime de harcèlement

DACCA — Des manifestations ont eu lieu samedi à Dacca, pour la dixième journée consécutive, après le meurtre d’une jeune femme de 19 ans, brûlée vive après avoir porté plainte pour harcèlement sexuel contre le directeur de son école.

La mort de Nusrat Jahan Rafi, qui remonte au 10 avril, suscite l’indignation au Bangladesh, où les associations dénoncent le peu d’empressement des autorités à enquêter sur les affaires de viol ou d’agression sexuelle, et une «culture d’impunité».

Des manifestants ont scandé des slogans réclamant la peine de mort pour les meurtriers de la jeune femme.

Elle avait été attirée sur le toit du séminaire islamique où elle étudiait à Feni, au sud de la capitale. Ses agresseurs lui ont alors demandé de retirer la plainte pour harcèlement qu’elle avait déposée contre le directeur de l’école. Quand elle a refusé, elle a été aspergée de kérosène puis enflammée. Brûlée sur 80% du corps, Nusrat Jahan Rafi est morte à l’hôpital.

Ce drame a entraîné des manifestations dans plusieurs villes de ce pays à majorité musulmane de 165 millions d’habitants.

Dix-huit personnes, dont le directeur de l’école, ont été arrêtées.

«Les viols et les agressions sexuelles ont augmenté de façon alarmante dans le pays», s’inquiète un manifestant, M. Rahman Apu, auprès de l’AFP. «Le meurtre de Nusrat Rafi montre que même les filles les plus courageuses n’obtiennent pas justice».

«Elle a été tuée pour avoir osé porter plainte contre son agresseur. Si la police et l’administration avaient bien fait leur travail, elle aurait pu être protégée», s’indigne Apu.

Kamrun Nahar, syndicaliste dans le secteur de l’habillement, présente parmi les manifestants, estime que le meurtre a réveillé les consciences dans le pays.

«Nous n’arrêterons pas de manifester tant que les meurtriers de Nusrat et les autres responsables ne seront pas punis», a déclaré Nahar. «Nous ne voulons plus de ces meurtres atroces».

L’un des suspects a indiqué à la justice cette semaine que le directeur de l’école avait commandité le meurtre. Le chef de la section locale du parti au pouvoir a également été arrêté, soupçonné d’avoir aidé les tueurs.

Nusrat Rafi s’était rendue à la police fin mars pour porter plainte. Une vidéo montre le responsable du commissariat local enregistrer la plainte tout en la minimisant comme n’étant «pas une grosse affaire».

Selon la police, au moins cinq des suspects arrêtés, notamment trois camarades de classe de la jeune femme, l’ont attachée avec une écharpe avant de l’enflammer, et avaient l’intention de faire passer sa mort pour un suicide.

La première ministre Sheikh Hasina s’est engagée à ce que toutes les personnes impliquées dans cet assassinat soient traduites en justice.

Autour du globe, 20 avril 2019