Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS compte huit appareils de tomodensitométrie (TDM, mieux connus sous le nom de CT scan en anglais) dans six hôpitaux de son territoire.

Moins de trois mois d’attente pour des examens en IRM

Les appareils de résonance magnétique (IRM) et de tomodensitométrie (TDM, mieux connus sous le nom de CT scan en anglais) ne sont pas sous-utilisés dans les centres hospitaliers du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, assure la direction.

La Presse dévoilait la semaine dernière que de nombreux appareils d’imagerie médicale servant à détecter une grande variété de maladies et à en mesurer la progression sont nettement sous-utilisés dans les hôpitaux des grands centres urbains du Québec. Les hôpitaux du CHUS étaient ciblés comme étant sous-utilisés.

Parlons de la situation pour les IRM d’abord. Précisons qu’il s’agit d’un examen médical qui utilise un champ magnétique et des radiofréquences pour générer des images très précises des parties du corps et organes internes. L’IRM permet aux médecins d’établir un diagnostic sans faire appel à la radiation.

« Nous avons trois appareils IRM, soit deux au CHUS et un au Centre hospitalier de Granby. Nous avons aussi accès, pour 30 heures par semaine seulement, à un quatrième appareil qui appartient au Centre de recherche (CRC) du CHUS. Le reste du temps, cet appareil sert au CRC et nous n’y avons pas accès », met en lumière Karine Duchaineau, directrice par intérim des services multidisciplinaires au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les appareils d’imagerie par résonance magnétique fonctionnent sept jours par semaine, environ 16 heures par jour. Dans la dernière année, plus de 3400 examens supplémentaires ont été réalisés par rapport à l’année précédente.

En même temps, la liste d’attente pour ce type d’examen a diminué de 65 %.

« 80 % des patients ont pu passer leur IRM à l’intérieur du délai prescrit de trois mois. Chaque fois qu’une demande arrive, elle est analysée par un radiologue et classée selon son urgence », ajoute Mme Duchaineau.

« Il faut aussi préciser que toutes les demandes qui sont faites pour des patients hospitalisés ou en visite à l’urgence sont réalisées sans attente, dans le cadre du séjour à l’hôpital », ajoute-t-elle.

Même chose au CT scan


Du côté du CT scan, situation similaire. « De 80 à 90 % des demandes sont réalisées à l’intérieur de trois mois », soutient Mme Duchaineau.

Le CT-scan est aussi une technique d’imagerie médicale qui consiste à produire des images en coupes fines du corps à l’aide des rayons X.

« Dans la dernière année, nous avons procédé à 77 800 examens, une augmentation de 10 % », dit-elle.

« Sur le territoire, nous avons un total de huit CT scans : quatre à Sherbrooke (CHUS Hôtel-Dieu et Fleurimont), un au Granit, un à Magog, un à La Pommeraie et un à Haute-Yamaska », brosse en portrait Mme Duchaineau.

L’utilisation de ces appareils est variable. « Au CHUS, ils fonctionnent 16 h par jour. Au Granit, il n’y a pas assez de clientèle pour faire fonctionner l’appareil sur deux quarts de travail. D’ailleurs, on offre régulièrement ce qu’on appelle ‘‘une deuxième chance’’ à la clientèle en attente dans un autre établissement pour aller passer un CT scan à Lac-Mégantic, mais les gens sont très nombreux à refuser », ajoute la directrice par intérim.

Du côté du Centre hospitalier de Granby, on est à la recherche d’un technologue pour combler un poste de soir. « On a bon espoir de pouvoir recruter rapidement. Ça va nous permettre d’ouvrir quelques soirs supplémentaires à Granby », soutient Mme Duchaineau.

Le département d’imagerie du CHUS Fleurimont a pour sa part subi une cure de jeunesse au cours des derniers mois, et un CT scan, qui avait atteint la fin de sa vie utile, a été remplacé. Le nouvel appareil, plus performant, a été mis en service au début janvier. « Notre accessibilité avait été réduite pendant les travaux, le temps de faire le changement de l’appareil. Mais maintenant que nous avons notre nouveau scan en service, nous allons pouvoir rattraper notre retard rapidement », ajoute Mme Duchaineau.

Les demandes pour des examens sont toujours plus nombreuses chaque année. Une question s’impose : est-ce que les médecins demandent trop d’examens d’imagerie pour valider leur diagnostic ou leur traitement? « La question se pose. C’est basé sur les bonnes pratiques médicales et l’INESSS (Institut national d’excellence en santé et en services sociaux), ainsi que des comités de médecins en collaboration avec l’Université de Sherbrooke, se penchent sur ce type de questions », précise Karine Duchaineau.