Chapeauté par Vélo Québec, le programme À pied, à vélo, ville active, qui vise à favoriser le transport actif chez les élèves, n'obtient plus de financement, ce qui risque de limiter l'élaboration de plans de déplacement.

Moins de ressources pour favoriser le transport actif chez les élèves

Les intervenants qui espéraient obtenir du financement par l'entremise du programme À pied, à vélo, ville active devront désormais trouver d'autres sources de financement pour mettre en place leurs initiatives. Le programme chapeauté par Vélo Québec vise à favoriser le transport actif chez les élèves, mais son financement s'est terminé au printemps dernier. Québec en forme ne finance plus le programme, l'organisme ayant lui-même perdu le financement qui lui était versé par la Fondation André et Lucie Chagnon.
Ici, c'est le Conseil régional de l'Environnement de l'Estrie (CREE) qui était mandataire pour À pied, à vélo, ville active.
« Il y a une expertise qui a été acquise avec les différents mandats », note Alexandre Demers, chargé de projet au CREE.
Il souligne qu'il serait tout de même possible de donner un coup de pouce aux écoles et aux municipalités afin d'offrir un environnement sécuritaire aux élèves, mais les initiatives nécessitant du financement devront se tourner vers un autre programme. Des sommes étaient versées aux mandataires du programme, qui permet notamment de tracer un diagnostic et de proposer des solutions pour rendre les déplacements sécuritaires.
« Pour certains milieux, c'est une ressource qui ne sera plus disponible ou plus facilement disponible monétairement. »
Le CREE a planché à l'élaboration de plans de déplacement pour les écoles en lien avec À pied, à vélo, ville active.
Ce rôle du CREE et l'expertise développée au fil des ans lui a permis d'être identifié comme le coordonnateur pour les déplacements actifs en Estrie dans un plan d'action régional des saines habitudes de vie de la Direction de la santé publique, note M. Demers.
« Pour les deux prochaines années, on a du financement. Il y a un plan d'action qui est monté...» Ce nouveau volet ne compensera pas complètement la fin du programme A pied, à vélo, ville active.
« Le programme n'est pas terminé : il ne bénéficie plus d'une enveloppe budgétaire dédiée. Ce qui se faisait se poursuit avec ce qui a été mis en place », commente la directrice générale de Vélo Québec Association, Annick St-Denis.
L'équivalent d'une ressource à temps plein au CREE était consacrée à ce programme. « On travaillait avec l'ensemble des municipalités et des écoles de la région. Ça variait de 8 à 12 écoles par année que l'on pouvait accompagner. »
Selon des données de Vélo Québec, avec ce programme, « une augmentation variant de 4 à 18 % des déplacements à pied, à vélo était observée dès la première année d'implantation du programme. L'impact se fait particulièrement sentir « chez les 9 ans et plus demeurant entre 0,5 et 1 km de l'école et dont les parents ont l'habitude de se rendre au travail en voiture ». 
Selon Mme St-Denis, les parents demeurent plus frileux par rapport au déplacement en vélo que la marche. « On a fait des gains par rapport à la marche. »
Il existe cependant d'autres programmes visant à favoriser le déplacement des élèves à vélo, dont Cycliste averti, qui s'adresse plus spécifiquement aux cinquième et sixième années.