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L’Université de Sherbrooke offrira moins de présentiel qu’elle l’aurait espéré en janvier.
L’Université de Sherbrooke offrira moins de présentiel qu’elle l’aurait espéré en janvier.

Moins de présentiel qu’espéré à l’UdeS

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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L’Université de Sherbrooke offrira moins de présentiel qu’elle l’aurait espéré en janvier. Le portrait des cours en ligne et des activités en présence ressemblera néanmoins à ce qui était offert lors du passage en zone rouge à la mi-novembre, indique la direction. Certaines activités jugées essentielles, comme celles en laboratoire, pourront avoir lieu pendant la période du couvre-feu, selon la vice-rectrice des études Christine Hudon.

Dans une communication envoyée à la communauté universitaire jeudi, l’institution a fait valoir que l’ensemble des activités d’enseignement se tiendront à distance tant que les mesures actuelles seront en vigueur. Les activités de recherche peuvent être maintenues en présences si la nature le nécessite, tout comme les évaluations qui le commandent également. Les laboratoires d’enseignement, les apprentissages pratiques, les activités de simulation clinique et certains exercices dirigés pourront aussi se tenir sur place. Celles qui se tiennent en présence sont maintenues pour garantir la qualité du diplôme, note Mme Hudon.

Certains programmes, par exemple en lettres et sciences humaines, peuvent être à 100 % à distance. Des programmes dans les facultés de médecine et de génie, pour leur part, requiert davantage d’être sur place.

« On va faire sensiblement ce qu’on a fait à partir du 13 novembre, on va tenir uniquement les activités essentielles. On s’était aligné pour avoir plus d’activités en présentiel en janvier, mais compte tenu du contexte sociosanitaire, on va revenir à la situation en zone rouge. »

À la rentrée en août, soit en zone jaune,  l’UdeS offrait environ 60 % de ses activités pédagogiques en présence. « Cela a tenu la route jusqu’au passage à la zone rouge. À partir du 13 novembre, on est revenu à ce que le décret appelle les activités essentielles en présentiel, c’est-à-dire les laboratoires d’enseignement, les activités de simulation clinique (…) En d’autre terme, pour l’enseignement supérieur, le décret amène peu de changement par rapport à ce que l’on a connu à partir du 13 novembre. »

Quant aux activités essentielles qui auront lieu durant la période de couvre-feu, des ficelles restent pour le moment à attacher avec la Sécurité publique, mais des attestations seront émises.

Christine Hudon

Présidente du Syndicat des professeures et des professeurs de l’UdeS (SPPUS), Julie Myre-Bisaillon note que certains professeurs devront réorganiser les semaines à venir.

« Les facultés doivent déterminer rapidement ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas. Certains profs s’étaient préparés à passer en ligne, d’autres doivent se réorganiser rapidement. Ça reste un enjeu de surcharge pour les profs; à la fois professionnelle et émotive, quand tu t’attends à rencontrer tes étudiants la semaine prochaine, c’est une autre façon de penser les cours… On aurait pu vivre de prévention dès décembre et annoncer le début de la session à distance. On l’avait demandé. On aurait rassuré beaucoup de nos membres. Il est un peu minuit moins une, mais je pense que c’est louable de la part du recteur d’essayer jusqu’à la dernière minute d’avoir un peu la permission de faire du présentiel. »

« Par rapport à novembre, ce qu’on a cru comprendre, c’est qu’il va y avoir quand même moins d’activités (en présence).  Il va y avoir moins de monde sur le campus. C’est la bonne nouvelle pour la santé publique. Mais c’est plus compliqué pour les profs  », dit-elle en rappelant qu’il y avait un malaise grandissant chez ses membres à demeurer en présentiel le plus possible.

Rappelons que l’UdeS a investi notamment plus de 5,6 M $ afin de créer un campus éclaté pour aménager des salles de classe dans différents lieux sherbrookois.   

« Il n’y a pas vraiment de surprise de ce côté-là », commente le président de la Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS), Alexandre Guimond, en rappelant néanmoins à quel point les avis sont polarisés sur la question.

Pendant que certains étudiants font valoir leurs craintes d’avoir du présentiel et les efforts demandés à l’ensemble de la société, d’autres préfèrent vivement cette option. Le terme « essentiel » peut aussi laisser une large place à l’interprétation, fait-il valoir. Les étudiants réclament de pouvoir avoir accès à des modalités comodales, qui permettraient de l’enseignement en présence et des enregistrements pouvant être vus en direct ou non. La rentrée est prévue ce lundi à l’UdeS.

À l’Université Bishop’s, le portrait demeure sensiblement le même, puisque l’institution était passée principalement en mode à distance avant les Fêtes.

Québec demande aux universités de faire un maximum d’activités à distance.

Julie Myre-Bisaillon