Une vingtaine de personnes ont pris part dimanche matin à la consultation organisée par la conseillère Évelyne Beaudin portant sur l’avenir du parc Saint-Charles-Garnier, situé sur la rue McCrea.

Mobilisation citoyenne pour le parc Saint-Charles-Garnier

SHERBROOKE — Des résidants du district du Carrefour ont décidé de concerter leurs efforts afin d’obtenir un bâtiment de service dans le parc Saint-Charles-Garnier. Le comité citoyen mis sur pied dimanche désire également obtenir un engagement de la Ville quant à la protection de terrains boisés jouxtant le parc.

Une vingtaine de personnes ont pris part dimanche matin à la consultation organisée par la conseillère Évelyne Beaudin portant sur l’avenir du parc situé sur la rue McCrea. « Je sentais qu’il y avait beaucoup de frustration émanant des citoyens par rapport à ce parc depuis le début de mon mandat et c’est pourquoi j’ai décidé d’organiser cette consultation », explique d’entrée de jeu Mme Beaudin, lorsque jointe par La Tribune.

La colère des citoyens provient notamment du fait que la Ville a démoli l’ancien bâtiment de service présent dans ce parc, jugé vétuste, en promettant d’en construire un nouveau. « La Ville a présenté les plans de construction aux citoyens, des travaux ont eu lieu, puis l’argent réservé pour ce projet a été détourné vers le parc Saint-Boniface. Il n’y a donc plus de bâtiment de service ni abreuvoir alors que l’on y retrouve des terrains de soccer, de tennis et une patinoire. Et toutes ces installations sont très utilisées », affirme la conseillère du district du Carrefour.

La Ville justifie l’absence d’un bâtiment de service par la classification du parc, soit « parc de voisinage » alors que la classification « parc de quartier » est nécessaire pour en obtenir un.

La frustration des utilisateurs du parc a encore grimpé d’un cran lorsque la Ville a annoncé qu’elle allait remplacer les balançoires du parc et d’autres installations des jeux modulaires, sans annoncer du même coup qu’il y aurait une diminution de moitié du nombre de balançoires.

« Nous anticipons également la disparition de trois terrains boisés collés contre le parc puisque ceux-ci appartenaient anciennement à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, mais ils ont été échangés à la Ville dernièrement. Les citoyens désirent garder ces espaces boisés et demandent à la Ville de les protéger », poursuit Mme Beaudin.

Des actions seront entreprises prochainement, dont la circulation d’une pétition, afin d’obtenir des engagements de la Ville.

« On veut bouger rapidement pour s’assurer que les terrains boisés ne soient pas vendus à un promoteur », explique l’élue.

Mme Beaudin affirme avoir déjà tenté de sensibiliser les directeurs de service concernés aux demandes des citoyens, sans succès.

« Il n’y avait aucune ouverture de la part du directeur général à l’époque, mais celui-ci a changé et avec la mobilisation des citoyens, j’ai confiance que nous pouvons réussir », assure Mme Beaudin.