Selon Charles-Olivier Mercier, directeur général de Pro-Gestion Estrie, la pénurie de main-d’œuvre s’est amoindrie durant la pandémie, mais dans quelques créneaux seulement.
Selon Charles-Olivier Mercier, directeur général de Pro-Gestion Estrie, la pénurie de main-d’œuvre s’est amoindrie durant la pandémie, mais dans quelques créneaux seulement.

Mission: attirer les immigrants en Estrie

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Malgré la pandémie, plusieurs postes sont à combler dans les différentes entreprises estriennes. Des cellules de recrutement seront créées dans les MRC de l’Estrie et des activités seront proposées aux personnes immigrantes de Montréal pour qu’elles puissent apprendre à connaître la région dans le but de consolider la régionalisation de l’immigration.

C’est pour ces initiatives que Pro-Gestion Estrie reçoit 224 000 $ du Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec. L’investissement est en vigueur depuis janvier dernier et s’étalera jusqu’au mois de juillet prochain. 

L’organisme Pro-Gestion Estrie chapeautera les initiatives qui sont lancées. D’ailleurs, une reconstruction du site web « L’Estrie vous engage » sera effectuée. Le site s’intitulera désormais « L’Estrie me voici ». « Un espace de collaboration virtuel y sera intégré et permettra aux personnes immigrantes de se familiariser et d’échanger avec plusieurs intervenants de l’Estrie », peut-on lire dans un communiqué de presse.

La troisième phase comporte une opération séduction. Des visites exploratoires en Estrie seront organisées et une trousse de bienvenue sera développée. 

« L’une de ces activités consistera à proposer des visites exploratoires d’une journée à Sherbrooke, en groupe ou de manière individuelle, ainsi que dans les MRC de l’Estrie, en partenariat avec les actrices et acteurs concernés du milieu. » Les activités seront adaptées selon les mesures sanitaires. 

Choisir l’Estrie en pleine pandémie

Selon la conseillère en régionalisation de l’immigration à Pro-Gestion Estrie, Sophie Lapointe, l’attractivité de la région est connue. « Il y a plus de télétravail et il y a de l’aide gouvernementale, donc il y a toutes sortes de facteurs pour qui font en sorte que les personnes immigrantes sont intéressées par les postes à combler », précise-t-elle.

« Je ne dirais pas qu’il y a plus ou moins d’intérêt [à l’Estrie depuis la pandémie]. Il y en a toujours beaucoup eu pour la région de l’Estrie. Mais la régionalisation, ce n’est pas seulement en Estrie, c’est dans toutes les régions », poursuit Mme Lapointe. 

Selon Charles-Olivier Mercier, directeur général de Pro-Gestion Estrie, la pénurie de main-d’œuvre s’est amoindrie durant la pandémie, mais dans quelques créneaux seulement. « Ça demeure tout de même une réalité. La main-d’œuvre, c’est très spécifique », analyse-t-il, ajoutant que la pandémie a forcé l’équipe à revoir l’ordre de ses priorités et qu’ils ont beaucoup travaillé sur le développement de nouveaux outils de communication. 

« Au départ, ces actions ont été conçues dans un contexte prépandémie, dit Sophie Lapointe. Maintenant, une journée ne ressemble pas à l’autre, donc on s’ajuste constamment. »