Samedi matin, l’événement avait permis d’amasser 13 562 $
Samedi matin, l’événement avait permis d’amasser 13 562 $

Mission accomplie pour le Cyclomarche Jean-Besré

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
La formule réinventée du Cyclomarche Jean-Besré a permis d’amasser jusqu’à présent 13 982 $ afin de contrer l’isolement des aînés jusqu’à la fin de leur vie.

« C’est une belle réussite. On dresse un bilan vraiment très positif. On avait fixé un objectif à 10 000 $ en tenant compte qu’il y allait avoir beaucoup moins de participants et que les frais minimums passaient de 100 $ à 25 $. On voulait rendre cette activité le plus accessible possible avec le contexte actuel. On ne voulait pas que le montant soit un frein », mentionne la directrice pour la région de l’Estrie des Petits Frères, Vicky St-François. Le montant total peut encore évoluer durant la prochaine semaine. 

La population de l’Estrie était invitée les 12 et 13 septembre à enfiler ses chaussures ou à enfourcher son vélo afin d’amasser des fonds pour permet aux Petits Frères de Sherbrooke d’innover et de se réinventer annuellement. La somme amassée est entièrement consacrée aux grands amis. 

« C’est tellement rassurant de voir que les gens n’oublient pas les aînés bien que la situation soit moins d’actualité. On ne voulait pas que le voile de la solitude retombe sur les aînés. Ça vient mettre un baume sur tous les mois difficiles qui sont derrière nous et sur tous ceux qui sont devant nous. » Cinquante-huit personnes ont participé à l’événement. Une mosaïque sera réalisée avec les photos envoyées par certains participants. 

Rappelons que le Cyclomarche Jean-Besré était initialement prévu au mois de juin. La pandémie a forcé les organisateurs à repousser l’événement. En temps normal, l’activité permet d’amasser près de 30 000 $. 

Les dernières semaines ont été synonymes d’adaptation pour l’organisme en raison de la pandémie de la COVID-19. « Ç’a été extrêmement difficile, extrêmement déchirant. Ce virus crée énormément de dommages collatéraux. Cet isolement qui est présent tout au long de l’année pour nos grands amis est encore plus présent en ce moment. On souhaite que les aînés ne tombent pas dans l’oubli », souligne la dame. 

Des appels téléphoniques et des lettres ont permis aux bénévoles de rester en communication avec les aînés malgré le confinement. « Nous avons eu de très belles réactions. Certaines personnes ont tapissé leur mur avec les lettres. Les gens nous disaient ‘‘nous savons que vous ne nous oubliez pas’’ », évoque-t-elle. 

L’adaptation est la clé pour l’organisme dans les prochaines semaines. « Avec Noël qui s’en vient, on va devoir se réinventer. Généralement, le 25 décembre nous avons une grande fête. Cette année, ce ne sera pas possible. On va devoir réinventer Noël à domicile en ne sachant pas si nous allons pouvoir être avec eux. » 

Elle invite d’ailleurs les gens à rester en relation avec les aînés. « Si on a la chance d’avoir nos grands-parents près de nous, il est important de les appeler et de s’assurer qu’ils vont bien. Pour ceux qui n’ont personne, un sourire peut changer la journée de quelqu’un. Les aînés ont une richesse incroyable à nous apporter. On se prive de beaucoup de savoir et de beaucoup d’expérience en les laissant seuls. » 

Fondés en 1986, Les Petits Frères de Sherbrooke comptent 208 bénévoles et 223 grands amis.