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En éducation physique, les thèmes d’équipe ont été délaissés au profit des sujets individuels, comme l’entraînement et la nutrition. Ci-dessus, une photo d’archives des Barons du Séminaire de Sherbrooke.
En éducation physique, les thèmes d’équipe ont été délaissés au profit des sujets individuels, comme l’entraînement et la nutrition. Ci-dessus, une photo d’archives des Barons du Séminaire de Sherbrooke.

Miser sur la santé et le plein air

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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À l’école primaire Jardin-des-Lacs, à Saint-Denis-de-Brompton, la cour arrière de l’école est en quelque sorte devenue le nouveau gymnase extérieur de l’école. Au Séminaire de Sherbrooke, la technologie, déjà bien ancrée dans le quotidien des élèves, aide à faciliter le contact avec les élèves. La santé, un volet des cours d’éducation physique, prend aussi soudainement plus de place auprès des élèves du secondaire, explique un enseignant de l’école privée.

Le contexte sociosanitaire a forcé les enseignants de Jardin-des-Lacs à revoir leurs contenus. En ce moment, l’accent est mis sur des activités extérieures comme le ski de fond et la raquette, expliquent les éducateurs physiques Lucie Boutin et Dave Morin. 

Auparavant, les éducateurs physiques fonctionnaient parfois en dyade et en triade dans le gymnase de l’établissement. Actuellement, une seule bulle-classe peut l’utiliser à la fois. Les enfants peuvent enlever leur masque lorsqu’ils font l’activité physique. 

L’environnement extérieur s’avère un atout précieux dans ce contexte pandémique. 

En plus du sous-bois et des sentiers derrière l’établissement, un anneau de glace était en cours de réalisation par la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton au moment de l’entrevue cette semaine. 

Le programme de santé globale n’est pas étranger non plus à l’intérêt des enfants pour l’activité extérieure. 

« Les parents sont de très beaux modèles », note Mme Boutin, en soulignant que ceux-ci sont déjà des adeptes de plein air. « On est au retour des vacances de Noël et majoritairement, les jeunes ont été actifs. Ils ont fait du ski de fond, de la raquette, du fatbike. Les jeunes en profitent pour être plus à l’extérieur, les familles en profitent... » indique M. Morin. 

Au secondaire, les formes de suivis se multiplient : des élèves doivent s’entraîner en allant courir, par exemple, avec l’application Strava, qui permet à leur enseignant de suivre ce qu’ils font.

Oui, la pandémie apporte son lot de contraintes, à commencer par la distance ou la révision de la planification. 

« On l’a vu comme un défi et une opportunité d’exploiter notre rôle. Oui, les jeunes sont chez eux, mais ils ont besoin de nous plus que jamais. La mission qu’on s’est donnée, c’est de garder l’équilibre entre l’académique et le plaisir de bouger et de se faire du bien. On a axé plus sur le volet individuel: l’entraînement, la nutrition. Notre titre officiel, c’est enseignant en éducation physique et à la santé. Là, on est rentré à fond dans le volet de la santé, alors qu’habituellement on l’effleure et on n’en parle pas assez », indique Marc-Antoine Morin, éducateur physique au Séminaire de Sherbrooke et responsable du département d’éducation physique. Les thèmes sur les sports d’équipe ont été mis de côté pour parler davantage de gestion du stress, de nutrition, de collations santé et d’image de soi.  Le Séminaire de Sherbrooke avait déjà l’expérience des cours en ligne avant la pandémie.  « On a fait de la cuisine en direct. Les élèves ont fait des recettes. Le côté socialisation a été appliqué grâce à une application comme Google ‘Meet », raconte Marc-Antoine Morin. « Notre rôle à la base, c’est d’aider les élèves à adopter un mode de vie actif. Pour ça, il faut trouver des choses qu’ils aiment. » 

La pandémie est une occasion de développer la responsabilisation des jeunes au sujet de l’activité physique, note M. Morin. 

Les enseignants en éducation physique de Jardin-des-Lacs, Lucie Boutin et Dave Morin. Leur collègue Maxime Béliveau est absent sur la photo.