Mieux dépister la maladie mentale pour limiter les meurtres intrafamiliaux

Il faut mieux détecter la détresse humaine et mieux coordonner l'action gouvernementale visant à prévenir des tragédies familiales, conclut un comité d'experts dans un rapport remis au ministre de la Santé, Réjean Hébert, et rendu public jeudi.
Le rapport avait été commandé il y a un an par son prédécesseur, Yves Bolduc, qui voulait qu'on lui formule des recommandations de mesures susceptibles d'éviter que se répètent des tragédies familiales comme celle qui a conduit l'ex-cardiologue Guy Turcotte à tuer ses deux enfants.
Le ministre Hébert a choisi de donner suite au rapport en annonçant l'ajout d'une subvention de 1,1 million $ aux organismes qui viennent en aide aux hommes violents.
Il a également indiqué que la ministre de la Condition féminine, Agnès Maltais, allait déposer incessamment un nouveau plan d'action visant à contrer la violence conjugale.
Le comité d'experts, dirigé par Gilles Tremblay, note que la moitié des homicides survenant à l'intérieur de la famille se produisaient dans un contexte de rupture amoureuse, réelle ou appréhendée. Dans la grande majorité des cas, l'homme est l'auteur du meurtre.
Le rapport, d'une cinquantaine de pages, inclut 38 recommandations.