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Meurtre d’Isabelle Bolduc: pas d'audition pour Marcel Blanchette

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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« C’est rassurant de constater que Blanchette reste en prison et que Bainbridge est retourné dans un pénitencier à sécurité moyenne. »

Le père d’Isabelle Bolduc a obtenu des informations concernant le cheminement carcéral de Marcel Blanchette, qui a été impliqué dans le meurtre de sa fille en 1996.

Blanchette a renoncé récemment à son audition devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC), qui devait avoir lieu après 25 ans d’incarcération en juin 2021.

« C’est vraisemblablement pour des raisons de santé qu’il ne peut se présenter devant la commission. J’ai été contacté par la commission des libérations conditionnelles par téléphone à ce sujet », explique Marcel Bolduc en entrevue à La Tribune.

Marcel Blanchette et Jean-Paul Bainbridge ont écopé de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans de prison pour le meurtre d’Isabelle Bolduc en juin 1996. Bainbridge a pu demander une libération après 20 ans, mais elle lui a été refusée à deux reprises.

La jeune femme avait été enlevée, séquestrée, abusée sexuellement et assassinée le 30 juin 1996. Elle avait été retrouvée dans un boisé de Fleurimont.

Marcel Bolduc

« Ils ont écopé de peines de prison à vie. Visiblement, Bainbridge n’est pas capable de démontrer qu’il a la capacité d’être réinséré dans la société. Il a même commis certains délits qui ont fait qu’il a été reclassé dans une prison à sécurité moyenne. Dans le cas de ces deux individus, il n’y a pas de libération hâtive et c’est tant mieux », signale Marcel Bolduc.

Jean-Paul Bainbridge s’est vu refuser à deux reprises une permission de sortir avec escorte du pénitencier où il est détenu à Laval.

Dans sa décision la plus récente, les commissaires de la CLCC avaient expliqué à Bainbridge que son risque de récidive modéré de commettre à nouveau un crime violent avait pesé lourd dans la balance. Dans son programme de sortie avec escorte, Bainbridge voulait poursuivre son cheminement en faisant du bénévolat dans un organisme communautaire. Il voulait aussi profiter de visite chez son fils.

Marcel Bolduc avait assisté aux audiences devant la CLCC dans le cas de Baindbridge. Il avait l’intention de faire la même chose pour Marcel Blanchette.

« Je suis content que Marcel Blanchette ne demande pas d’audition. Ce n’est pas évident en période de COVID parce que l’audition se serait déroulée par téléphone. Ça n’a pas le même impact qu’en personne », estime Marcel Bolduc.