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Le corps de Thomas Cameron a été retrouvé sans vie le 3 août 2019 au parc Adrien-Cambron de l’arrondissement de Fleurimont.
Le corps de Thomas Cameron a été retrouvé sans vie le 3 août 2019 au parc Adrien-Cambron de l’arrondissement de Fleurimont.

Meurtre de Thomas Cameron : encore 15 mois de placement pour l’adolescente impliquée

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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L’adolescente qui a reconnu son implication dans le meurtre de Thomas Cameron commis en août 2019 à Sherbrooke a été condamnée à une peine totale de 30 mois de placement.

Le jeune homme de 18 ans a été retrouvé sans vie le 3 août 2019 au parc Adrien-Cambron de l’arrondissement de Fleurimont.

L’adolescente de 17 ans a plaidé coupable en octobre 2020 à une accusation d’homicide involontaire coupable, mais a reçu sa peine, jeudi, en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Une ordonnance de non-publication empêche de révéler le contenu de la preuve qu’elle a reconnue étant donné les procédures intentées contre un autre accusé dans cette affaire.

L’adolescente, dont l’identité est protégée en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents (LSJPA), résidait en garde fermée depuis son arrestation dans cette affaire le 4 août 2019.

Ces 15 mois de garde fermée ont été tenus en compte dans la peine imposée au palais de justice de Sherbrooke.

La juge Catherine Brousseau de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec lui a imposé une peine de placement de 15 mois, dont les 12 premiers en garde ouverte en centre jeunesse et les trois autres sous conditions en fonction de son évolution. Ces conditions seront émises à la fin de 2021.

Au terme de ce placement, l’adolescente devra respecter les conditions d’une probation de 18 mois où elle sera soumise à un couvre-feu pour les six premiers mois et à un suivi pour la première année de cette probation.

La mère de Thomas Cameron, Karine Cameron

Suggestion commune

Ses avocats Me Karine Poliquin et Me Christian Raymond ainsi que les procureurs aux poursuites criminelles et pénales Me Raphaëlle Samson et Me Benoit Morier ont présenté une suggestion commune au tribunal dans cette affaire.

« Je suis relativement satisfaite de la peine compte tenu de ce qu’elle pouvait recevoir. C’est une peine juste. La juge a suffisamment entendu nos demandes et nos douleurs. C’est une sentence adaptée aux gestes de cette adolescente », explique Karine Cameron, la mère de la victime.

La mère de Thomas Cameron s’est adressée à la juge Brousseau avant qu’elle impose la peine à l’adolescente. 

« Je voulais parler de mon fils. Le rendre vivant pour quelques instants. Je voulais en parler comme personne et non pas comme victime. Je voulais témoigner comment je me sentais. C’était très émouvant. C’est important que cette adolescente réalise ce qu’elle a fait et qu’elle reçoive de l’aide. Elle va en avoir besoin et sa famille aussi. Elle devra vivre avec ça jusqu’à la fin de ses jours elle aussi », mentionne Karine Cameron.

L’autre accusé dans cette affaire, un jeune homme de 19 ans, qui avait 17 ans au moment des événements, doit se défendre d’une accusation de meurtre au premier degré. 

Le dossier doit revenir devant le tribunal le 1er février prochain.

C’est à ce moment que son avocate Me Kim Dingman devrait déterminer si elle optera pour un procès devant juge et jury ou devant un juge seul pour son client.

« C’est une autre grosse étape qui s’en vient. Ce sera plus difficile étant donné l’accusation. Mais au moins une étape importante est réglée. Un premier dossier est maintenant fermé. Ils vont cesser de s’entrecroiser. Ça fait un poids de moins sur les épaules », signale Karine Cameron.  

L’accusé ne peut être identifié étant donné que les procédures se déroulent selon la LSJPA.

Le jeune homme demeure détenu en garde fermée pour la durée des procédures.

Les procureurs aux poursuites criminelles Me Benoit Morier et Me Raphaëlle Samson