Aucune amende n’a été donnée lors de cette manifestation contre le port du masque qui s’est transformée en marche au tour du lac des Nations.
Aucune amende n’a été donnée lors de cette manifestation contre le port du masque qui s’est transformée en marche au tour du lac des Nations.

Mesures sanitaires: une manifestation réduite à un rassemblement

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Une vingtaine de policiers du Service de police de Sherbrooke (SPS) attendaient les manifestants anti-masques, samedi au parc Jacques-Cartier, afin d’assurer le respect des différentes mesures sanitaires.

Aucune amende n’a finalement été distribuée, mais la soixantaine de participants a finalement renoncé à son itinéraire initial sur King Ouest et décidé de s'en tenir à un rassemblement et une marche autour du lac des Nations.

Un peu avant le départ prévu à 13 heures, quelques dizaines de manifestants étaient réunis au parc, près du préau. Deux camions, un véhicule et une motocyclette du SPS surveillaient avec eux l’arrivée des autres personnes attendues pour l'événement.   

Conscients du risque d'amendes, les organisateurs conseillaient aux participants « de la ramasser », si c’était le cas, pour ainsi la contester plus tard. 

« Nous ne sommes pas des anti-masques, mais bien des personnes qui s’opposent à l’obligation de le porter », a exprimé une manifestante.

Après discussions, la soixantaine de personnes a décidé de changer ses plans afin d'éviter les amendes qui peuvent osciller entre 1000$ et 6000$ selon le nouveau décret annoncé par le gouvernement Legault au cours de la dernière semaine.

Rappelons que les manifestants doivent se soumettre au port d’un couvre-visage et observer deux mètres de distance entre les participants. 

À l’unanimité, ils ont alors décidé de rester au parc Jacques-Cartier et d’éviter ainsi les amendes tout en exprimant leur opinion dans un lieu public. 

En groupe de 25 personnes seulement, les participants se sont rendus au Marché de la Gare.  

Des manifestations contre les mesures sanitaires mises en plan en raison de la pandémie étaient également prévues dans une douzaine de villes, dont Montréal, Québec et Rimouski.