Le service de garde adapté Mes petits coups de cœur a ouvert ses portes en 2016.

Mes petits coups de coeur : À la garderie de jouer, dit le ministre Fortin

C’est l’impasse entre le ministère de la Famille et le service de garde Mes petits coups de cœur, qui accueille des enfants ayant des besoins particuliers. La garderie privée aurait aimé faire un projet pilote et obtenir ainsi des places subventionnées. La balle est maintenant dans le camp du service de garde pour la suite des choses, estime le ministre de la Famille, Luc Fortin.

Mes petits coups de cœur est un service de garde pour des enfants ayant des besoins particuliers. Les portraits sont variés : on pense entre autres à des enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou encore des enfants dont le système immunitaire est affecté.

La présidente et fondatrice, Joannie G. Parenteau, avait lancé une campagne de sociofinancement, cet été, afin de soutenir ses activités qui ont démarré en 2016.

La garderie ne reçoit pas de subvention pour ses activités, de sorte que les parents doivent payer 65 $ quotidiennement pour une place. Il s’agit d’un service de garde non régi.

Une visite a eu lieu en présence de représentants du ministère de la Famille cet automne, notamment avec une sous-ministre adjointe du Ministère et le directeur régional du Ministère.

À ce moment-là, le Ministère était prêt à regarder l’avenue du projet pilote, mais il y avait des étapes préalables, note le député de Sherbrooke.

« Pour qu’un projet pilote soit permis, pour avoir des places subventionnées, il faut que la gestionnaire ait un permis, un statut de travailleur autonome afin de travailler comme responsable de service de garde en milieu familial (RSG) sous l’autorité d’un bureau coordonnateur. Madame ne souhaite pas ça. Elle ne veut pas de permis. Elle est incorporée présentement, donc elle est une personne morale, une entreprise. Et elle veut garder ce statut-là. Évidemment, il n’y a pas de milieu privé familial qui a des places subventionnées. Pour le projet pilote, on lui a dit qu’il fallait qu’elle change son statut. »

Aux yeux de Joannie G. Parenteau, les discussions reviennent toujours au même point de départ : le Ministère veut qu’elle soit accréditée, mais pas elle.

« Ils veulent que je rentre dans le cadre de l’accréditation. Si je fais ça, je leur donne raison », dit celle qui n’entend pas se faire accréditer.

Aux yeux de M. Fortin, la gestionnaire semble démontrer « une certaine réticence » pendant que le Ministère attend certains documents. Mme Parenteau n’était toutefois pas intéressée à déposer une candidature dans le cadre d’un appel de projets. « Le ministre Fortin n’a seulement qu’à m’appeler », lance-t-elle en disant ne pas avoir pu s’entretenir avec lui.

Le ministre insiste toutefois pour rappeler que le service de garde est conforme.

« On n’est pas loin de pouvoir avoir une entente avec elle pour un projet pilote, c’est juste qu’il faut qu’elle soit traitée de manière équitable avec les autres services de garde qui sont régis. »

Fermeture du Virevent

Au sujet de la fermeture du service de garde le Virevent du Complexe familial coopératif (CFC), M. Fortin note que des représentants du Ministère seront sur place, jeudi, afin que l’avis d’évacuation soit respecté. « Ce sont des gestionnaires qui ont décidé, en toute connaissance de cause, d’opérer et d’accepter ces enfants. Je crois qu’ils devraient peut-être s’excuser auprès des parents. C’est inacceptable. »