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Coup de pouce à l'industrie porcine

Le gouvernement fédéral versera 12,7 M$ à l’organisme Swine Innovation Porc, investissements qui permettront plusieurs recherches de l’industrie porcine du Canada, afin de promouvoir son innovation. L’étude explorera entre autres les manières de nourrir les porcelets afin d’éviter des maladies et les effets du transport de longue durée sur leur santé et leur bien-être.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Lawrence MacAulay en a fait l’annonce mardi, en conférence de presse, au Centre de recherche et de développement de Sherbrooke, dont les travaux sont axés sur les industries laitière et porcine. L’équipe de chercheurs du centre participera aux études annoncées.
« C’est vraiment une institution qui fait la fierté de la région, avec une attention particulière au volet qui touche l’environnement, le système de production, la santé et le bien-être animal. Ayant un centre de recherches ici à Sherbrooke, il va y avoir des retombées directes dans la région », explique Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie et députée de Compton-Stanstead.
Les investissements assureront au Canada de conserver sa place avant-gardiste dans l’industrie porcine, secteur économique très économique. « L’industrie porcine du Canada est parmi les trois meilleurs exportateurs dans le monde, explique le ministre M. MacAulay, les recherches faites au centre aident l’industrie à grossir. Les autres pays du monde investissent aussi, il faut être sûrs que nous investissons aussi. »
Ces investissements s’alignent avec la demande montante de produits porcins. « Nous devrons doubler notre production de viande pour les 30 prochaines années pour satisfaire la demande dans le monde. Ces consommateurs cherchent un produit qui rejoint un standard élevé de santé et bien-être animal. Les fermiers auront besoin de recherches pour offrir un tel produit sur le marché », commente M. MacAulay.

Vente du lait
Questionné sur les difficultés récentes des producteurs laitiers québécois quant au bas prix international de vente du lait, Jean-Claude Poissant se veut rassurant. « Présentement, c’est certain qu’ils ont vécu des moments difficiles, mais on a vu dans le dernier mois une tendance à augmenter les prix », explique le secrétaire parlementaire du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.
D’ailleurs, l’annonce de mardi vient appuyer les industries porcine, comme laitière. « Plus on va avoir des marchés, plus ça va être meilleur pour les producteurs. L’annonce qu’on fait aujourd’hui est de donner des outils aux producteurs pour être plus performants et innovants sur leur ferme. On parle du secteur porcin, mais on dit aussi qu’il va y avoir des retombées pour le secteur laitier », ajoute M. Poissant.

Lauréats

David Perron : un rêve forgé d’embûches

Depuis Yanic Perreault et Stéphane Robidas, repêchés en 1991 et 1995, David Perron est le seul Sherbrookois à avoir connu une longue carrière dans la Ligue nationale de hockey. Et c’est à coups de persévérance et de caractère que le hockeyeur professionnel est parvenu aux ligues majeures.

Le parcours atypique de David Perron a de quoi inspirer les jeunes qui rêvent d’une carrière professionnelle. Bien souvent mis de côté par les entraîneurs du hockey mineur de Sherbrooke, le numéro 57 des Golden Knights de Vegas a dû passer par le midget B et le junior AAA avant de faire le saut dans le junior majeur, là où il s’est enfin fait remarquer par les Blues de St. Louis, qui ont fait de lui un choix de première ronde en 2007.

Mérite estrien

De secrétaire à fée marraine

Mardi matin au secrétariat des écoles des Quatre-Vents et de l’Écollectif. Élèves, parents ou personnel de l’école défilent pour une kyrielle de raisons dans le bureau d’Émilie Paquet. La secrétaire de l’établissement a réponse à tout (ou presque!) : du simple bobo d’un enfant aux difficultés que connaît le frigo. Émilie Paquet n’est pas seulement la porte d’entrée de l’école : c’est aussi sa fée marraine, et, pendant les Fêtes, une véritable mère Noël.

L’école des Quatre-Vents est l’école de quartier. Elle accueille plusieurs enfants provenant de milieux défavorisés ou issus de l’immigration. L’établissement accueille aussi l’Écollectif, qui est « tout un autre monde ». Émilie Paquet est bien dans ces deux mondes et ne changerait pas de place avec personne.

Mérite estrien

Percer les mystères du vieillissement du cerveau

Les recherches en cours du professeur-chercheur Stephen Cunnane pourraient très bientôt ouvrir la porte à un traitement alimentaire capable de ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer.

Les acides gras alimentaires ont toujours été le fil conducteur des recherches de Stephen Cunnane. Ce professeur-chercheur à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke (UdeS) et au Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie–CHUS est reconnu internationalement pour ses travaux entourant les cétones, des molécules « carburant » du cerveau fabriquées par le foie à partir de certains gras alimentaires. On les trouve, par exemple, en faible quantité dans l’huile de noix de coco ou dans certains suppléments nutritionnels.