Dylan Rouleau

Une force tranquille et déterminée

Tant sur le plan de ses engagements que de sa personnalité, on peut dire sans trop se tromper que Dylan Rouleau incarne bien la mission de l’École internationale du Phare.

Et quelle est cette mission?

Peinte sur un mur du secrétariat de l’école du Phare, elle consiste à « développer chez les jeunes la curiosité intellectuelle, les connaissances et la sensibilité nécessaires pour contribuer à bâtir un monde meilleur et plus paisible, dans un esprit d’entente mutuelle et de respect interculturel ».

Président du Conseil des élèves depuis un an et impliqué au sein de l’équipe technique depuis cinq ans, Dylan Rouleau croit foncièrement à la nécessité de s’impliquer socialement et personnellement dans son milieu de vie. Pour lui, l’idée de « contribuer à bâtir un monde meilleur et plus paisible », telle que mentionnée dans la mission des écoles internationales, fait partie de ses propres valeurs.

« Il y a plein d’avantages à s’impliquer, reconnaît le jeune homme âgé de 17 ans. On est avec nos amis et en même temps, ça nous permet de voir l’envers du décor : le travail qu’il y a derrière chaque projet qui se réalise. Être impliqué, ça nous permet aussi de savoir avant les autres ce qui va se passer dans notre milieu », dit-il en soulignant l’importance de faire du bénévolat comme moyen d’améliorer la qualité de vie de son milieu.

« Le bénévolat permet de faire des choses qui rendent les gens heureux autour de nous. C’est très gratifiant. Cela a toujours fait partie de moi. Au primaire, je m’impliquais avec Unité sans violence. Et c’est aussi au primaire que j’ai commencé à être un clown sculpteur de ballons, ce qui m’a permis de faire du bénévolat pour les fêtes de quartier. »

Qu’il s’agisse de donner un coup de main à l’organisation du Homecoming durant la saison de football des Patriotes ou de veiller à ce que l’éclairage et la sonorisation soient à point lors de la présentation d’une pièce de théâtre d’Harry Potter, Dylan Rouleau est toujours aux premières loges.

Idem en ce qui concerne l’implantation d’un Frigo Free Go, les festivités entourant la fête de Pâques ou encore les toujours très populaires journées Meurtre et Mystère. « On ne fait pas ça pour recevoir, mais les gens sont toujours reconnaissants. C’est comme une roue qui tourne. C’est très motivant.

« Il ne faut pas avoir peur de s’impliquer, continue-t-il. J’admets que ça peut paraître impressionnant ou intimidant. C’est vrai que ça demande une certaine logistique pour concilier l’implication avec les études, mais ça se fait. Et en fin de compte, c’est tellement enrichissant de faire du bénévolat pour les gens. On n’a pas à avoir peur. En plus, en s’impliquant, le secondaire passe plus vite! »

Ancien élève de l’école primaire LaRocque, située dans le quartier centre-sud de Sherbrooke, Dylan Rouleau dit avoir appris très jeune à reconnaître la richesse que représente la diversité socio-économique de son quartier. Une diversité qu’il côtoie encore chaque jour à l’école du Phare, située dans le même arrondissement.

« C’est une école où il y a une belle diversité sur le plan culturel. Parmi les 900 élèves, on retrouve 47 groupes ethniques différents. Je ne changerais pas d’école pour tout l’or du monde.

« Je suis convaincu que c’est l’école où on retrouve la meilleure ambiance. Ici, tout le monde se parle. Il n’y a pas de clans. D’ailleurs, c’est une des priorités du Conseil des élèves que je préside, c’est-à-dire d’organiser des activités qui favorisent la communication. Cela fait en sorte qu’il n’y a pas de dénigrement entre les élèves », souligne-t-il.

De nature plutôt réservée, Dylan Rouleau affirme que cette facette de sa personnalité ne l’a jamais empêché de s’exprimer : « C’est vrai que j’ai une personnalité peut-être un peu réservée, que je suis souvent sérieux dans ce que je fais. Mais ceux qui me connaissent bien savent que je suis capable de m’amuser. Quand on me demande d’animer un groupe, je l’anime à fond! J’ai comme deux personnalités : autant je peux être sérieux autant je peux être clown… »

Et ce côté clown de sa personnalité, Dylan Rouleau y tient comme à la prunelle de ses yeux. Il dit vouloir non seulement le conserver, mais le développer afin de l’intégrer au métier d’inhalothérapeute qu’il entend pratiquer un jour.

« Un de mes rêves serait de monter un programme de clown thérapeutique au CHUS. J’ai toujours eu une fascination pour les clowns. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais les clowns du carrousel. Mais c’est le film Patch Adams qui m’a le plus marqué. Après l’avoir vu, je me suis dit : c’est ce que je veux faire un jour : redonner un sourire à un enfant malade. C’est ma grande motivation. »

REPÈRES

Né à Sherbrooke;
Âgé de 17 ans;
Étudiant à l’école internationale du Phare;
Président du Conseil des élèves;
Fait du bénévolat depuis l’école primaire.