James Benoit

Sportif dans l’âme

Il aura été entraîneur de football et de boxe, en plus de jouer au hockey, au baseball, au tennis, au ping-pong, entre autres. James Benoit, un passionné de sport, n’aura pas uniquement changé sa vie en pratiquant ses loisirs préférés. Il aura également changé la vie de centaines de jeunes qu’il a pris sous son aile pendant plusieurs années.

Lorsqu’il était adolescent, le football n’était pas un sport populaire. Le hockey et le baseball étaient les activités préconisées par les enfants. James Benoit, lui, adorait la course. « J’étais un coureur. Je faisais beaucoup de 1500 mètres et de 3000 mètres. Je me suis peaufiné avec du 400 et du 800 », se rappelle-t-il.

Selon lui, le plus important est de ne pas se développer dans un seul sport. « J’ai été chanceux, car au secondaire, mon enseignant nous a appris l’athlétisme. On était développé de manière multidisciplinaire », réalise l’homme de 47 ans.

À la découverte de nouveaux sports

Son intérêt pour le football est arrivé vers l’âge de 17 ans. « Au cégep, on était une gang de sportifs qui s’intéressaient aux sports qu’on n’avait jamais essayés. On s’est donc intéressé au football. Mon frère était à Drummondville pour le secondaire et avait été invité au camp d’entraînement des Spartiates du Vieux-Montréal. Je me suis invité au camp et j’ai fait l’équipe. À cette époque, je n’avais jamais joué, je ne savais même pas comment mettre une gaine », rigole James Benoit.

« J’étais receveur, donc il fallait que j’apprenne le jargon du football, poursuit-il. Je n’étais pas le premier dans la ligne pour faire un nouveau tracé de passe dans les entraînements. Les entraîneurs ont adoré mon intensité et mon acharnement. C’est là que ma passion pour le football a commencé à être incroyable. »

De joueur à entraîneur polyvalent

C’est en 1997 que M. Benoit commence ses années d’entraîneur de football, dans une école privée de son Saint-Hyacinthe natal. « C’était la seule école de la région qui avait un programme de football. J’ai commencé à entraîner des équipes étoiles pendant les challenges Wilson. J’y ai rencontré Alain Lapointe et Alain Tourigny, entre autres. J’ai été l’un des huit coachs invités pour les Carabins de l’Université de Montréal. Pendant cette année-là, Alain Lapointe est devenu entraîneur du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke et m’a offert d’être entraîneur avec lui et dépisteur de talents », se remémore l’athlète, le sourire aux lèvres.

« On n’avait pas de stade, pas de terrain, pas de casque, mais j’ai été le premier petit bonhomme qui s’est promené avec un suit vert de l’UdeS sur les terrains de football », ajoute-t-il.

Après son séjour avec le Vert et Or, James Benoit est devenu entraîneur de boxe olympique et a organisé, entre autres, le combat des titans entre un boxeur de l’Université de Sherbrooke et un boxeur de l’Université Bishop’s.

Retour aux premières amours

Il ne s’est pas passé beaucoup d’années avant que James Benoit retrouve le terrain de football. En 2007, le footballeur a décidé de s’impliquer auprès des enfants et des adolescents. « Je suis devenu directeur général des Bulldogs en 2009. On développait des joueurs, mais aussi des entraîneurs. J’ai été chanceux de connaître des personnes incroyables. Toutes ces implications, dont les miennes, à l’exception du Vert et Or, sont bénévoles.

« J’ai tellement fait de sport en tant qu’athlète que je voulais redonner ces vertus aux jeunes, continue l’entraîneur. Tu te tiens loin des mauvais coups, de la drogue et de l’alcool et tu restes à l’école plus longtemps », analyse-t-il.

Maintenant atteint de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), James Benoit a pris sa retraite du football en octobre dernier.

Sa tête et son cœur demeurent par contre sur le terrain.

« Beaucoup de mes anciens m’écrivent pour prendre de mes nouvelles et m’encourager. Un groupe de musique m’a fait une chanson. Par contre, j’aime mieux donner que recevoir. J’ai tout fait pour l’amour du sport et pour pousser ces jeunes à continuer à se développer et à changer leur vie. Les plus beaux cadeaux que j’ai eus dans ma vie, c’est quand mes anciens revenaient avec leur femme et leurs enfants et qu’ils me témoignaient leur gratitude », conclut le passionné, visiblement ému par ces gestes.

Repères

James Benoit a reçu plusieurs hommages, dont celui de bâtisseur pour le Vert et Or, pour les Bulldogs et pour les Patriotes de Saint-Joseph.

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Il a occupé la fonction d’entraîneur des receveurs et adjoint sur les unités spéciales du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke.