La patineuse de vitesse Kim Boutin a reçu son Mérite dans la catégorie Sports des mains du maire de Sherbrooke Bernard Sévigny.

Reconnaître le mérite pour le garder bien vivant

Après 24 années à mettre en lumière l'excellence et le dépassement de soi, le programme du Mérite estrien est plus vivant que jamais et conserve toute sa pertinence.
C'est ce qu'il est permis de conclure des commentaires recueillis auprès de quelques décideurs locaux qui avaient réservé leur soirée de jeudi pour saluer les lauréats de 2015.
« C'est important de reconnaître et de célébrer les réussites. Ce sont des modèles inspirants pour nos jeunes et on souhaite que plusieurs marchent dans les traces des lauréats, estime la rectrice de l'Université de Sherbrooke, Luce Samoisette. Cela démontre aussi à l'extérieur de la région comment Sherbrooke est dynamique. »
« L'an dernier sur scène, j'avais bien ressenti que j'avais contribué à faire rayonner l'Estrie », témoigne la présidente-directrice générale du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Patricia Gauthier, qui est retournée sur la scène à nouveau cette année, cette fois pour remettre des statuettes aux lauréats en Santé.
« Cet événement exprime le dynamisme de notre région, continue Mme Gauthier. Tous ces gens qui se dévouent, le plus souvent bénévolement, pour que notre région se démarque, je trouve ça formidable. Chaque fois je ressors d'ici avec une énergie nouvelle. »
« Ce sont des gens de coeur, des gens généreux qui, par leurs actions, amènent un plus et permettent de faire du bien autour d'eux. On pourrait les qualifier d'étoiles », lance le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke Bruno Lavoie, dont le cabinet (Guertin société d'avocats) est également un partenaire de longue date du Mérite estrien.
Sans tous ces bénévoles, l'Estrie ne serait pas la même, croit également la mairesse de Windsor, Sylvie Bureau, qui citait en exemple son concitoyen (et lauréat) Martial Chamberland qui a travaillé très fort avec d'autres bénévoles pour remplacer l'église Saint-Philippe incendiée en 2013.
« Souvent ils ne sont pas assez mis en évidence à comparer à nous (les élus), constate Mme Bureau, mais si on avait eu à payer tous ces gens, on n'aurait pas grand-chose... », d'où l'importance de reconnaître autrement leur apport à leur communauté.
« Ce sont des gens qui font la différence dans notre société, dans toutes les sphères d'activité », fait valoir le directeur général de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke André Lamarche qui a parlé de l'importance de reconnaître leur mérite pour garder bien vivante cette implication dans les milieux.
« D'année en année, l'importance demeure que des acteurs qui ne courent pas après reçoivent la reconnaissance de leur communauté, estime aussi le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny. Quand on est reconnu par ses pairs, ça nous donne des ailes. Et La Tribune joue bien ce rôle. C'est devenu pour la communauté un véhicule de reconnaissance très apprécié, même si elle n'est pas obligée de le faire. Quand on lit ces portraits tous les mardis dans le journal, ça nous fait découvrir des gens extrêmement intéressants et ça nous permet de découvrir ce qu'ils font. »