Jean Pelchat
Jean Pelchat

Objectif : faire une différence

MÉRITE ESTRIEN / Jean Pelchat est heureux dans la vie. « J’ai trois beaux enfants, quatre petits-enfants, j’ai des sous dans mes poches et je redonne à la société. »

L’homme d’affaires confie être pleinement comblé par la vie. « Je n’attends pas énormément de chaque relation, mais j’attends quelque chose. Puis je veux donner quelque chose. Je veux faire une différence dans la vie des gens. » Comme il attend que les personnes qui croisent son chemin fassent une différence dans la sienne.

Un échange. Donnant-donnant. Ne serait-ce qu’un peu.

En écoutant Jean Pelchat résumer son parcours de vie, on saisit que son carburant, comme homme, comme homme d’affaires, comme bénévole ou comme mécène, c’est précisément ça : faire une différence, dans la vie de quelqu’un, si petite soit-elle.

La naissance du Souper du partage de Magog en est une manifestation.

Cette œuvre caritative découle d’une formation en leadership qu’il a suivie à Montréal. Les participants apprennent alors qu’il leur faudrait créer un projet pour redonner à la société. Mais celui-ci ne doit pas être lié avec la business.

« Je décide de faire un brunch du partage pour redonner dans la région de Magog, se rappelle Jean Pelchat. Première année, brunch à La Ruche, on fait 6000 $. Parfait. L’année suivante on fait 7800 $. Après ça, les gens me disent “oui, mais on pourrait faire plus, on pourrait t’aider nous autres.” Il y a des gens de la communauté qui me disent ça. »

Prenant ses interlocuteurs au mot, l’épicier se dit : parfait! Il prend le napperon du restaurant dans lequel ils se trouvent et rédige rapidement au dos un contrat qui engage chaque convive à s’impliquer dans l’organisation. « Et là il y a plusieurs personnes, des gens de Magog, qui signent le fameux napperon en question, que j’ai encore aujourd’hui. »

La suite se décline en 23 autres chapitres avec des suites à venir.

En octobre dernier, le Souper du partage, brunch compris, en était à sa 25e édition. L’événement a permis de récolter 126 000 $ et de préparer près de 350 paniers de Noël pour des familles démunies. Depuis ses débuts, l’organisation a récolté quelque 1,75 M$ et distribué environ 6600 paniers. 

Ceux qui le suivent depuis tant d’années confient que M. Pelchat n’a pas fait seul tout le travail, mais qu’il a été sans aucun doute le catalyseur de cet énorme succès.

Jean Pelchat, lui, se dit heureux d’avoir réussi à intéresser des gens qui avaient le goût de s’impliquer tout en ayant du plaisir. Parce que, dit-il, c’est important d’avoir du plaisir dans le bénévolat. « Si tu n’en as pas, tu t’éloignes du bénévolat. Alors si tu peux créer une façon intéressante de faire du bénévolat, de t’impliquer, sans que ce soit une charge, tous les jours, alors ça fait une grande, grande, grande différence. »

Aujourd’hui, le créateur du Souper du partage s’est éloigné un peu de l’organisation tout en restant disponible. Il se félicite de voir une belle équipe poursuivre l’aventure. « La relève est là. L’équipe est là. Ça va super bien. On est institué. Je trouve ça extraordinaire. »

Jean Pelchat a fait une différence à Magog comme ses collaborateurs l’ont fait dans sa vie. Et il poursuit sa quête.

Il est bénévole au Fonds du sport de l’Université de Sherbrooke depuis une dizaine d’années. 

On le retrouve également impliqué dans Amen St-Michel, organisme voué à la préservation de la Cathédrale St-Michel de Sherbrooke. Il est engagé depuis quatre ans dans cette œuvre qui jusqu’à présent a ramassé 8 millions $ pour la réfection de la cathédrale.

Tout ça, dit-il encore, fait une différence dans sa vie.


Repères

  • Natif de Sherbrooke
  • Sixième d’une famille de sept enfants
  • Détenteur d’un baccalauréat en théologie
  • Détenteur d’une maîtrise en administration des affaires
  • Père de trois enfants
  • Quatre fois grand-père
  • Président de CorpoSana, une société de financement qui gère des capitaux de risque et offre du financement aux entreprises en démarrage et en croissance
  • Investisseur pour Anges Québec
  • Grand amateur de trek : il a gravi le Kilimandjaro (Tanzanie) et l’Annapurna (Népal) et l’Aconcagua (Argentine).
  • En 2019 il a passé 23 jours sur le chemin de Compostelle, marchant 780 km