Léo Grandbois

Grandbois à la conquête de son rêve

Il n’avait que huit ans lorsqu’il a commencé la pratique de son sport. Le biathlon aurait pu passer tel un coup de vent dans la vie de Léo Grandbois. Surtout parce qu’il n’a pas eu la piqûre lorsque sa mère l’a initié. Heureusement pour lui, il s’est découvert une passion un peu plus tard, ce qui lui permet aujourd’hui de rêver aux Jeux olympiques.

« Le biathlon est très populaire en Allemagne et lorsque j’étais jeune, j’avais un surplus d’énergie. Ma mère est Allemande et a vu passer une annonce dans le journal. J’ai donc commencé ce sport à l’âge de 8 ans. Au début, ma mère me forçait parce que j’aimais plus ou moins ça. À 11 ans, j’ai entamé les compétitions et c’est là que j’ai commencé à aimer ça. Mon coéquipier Emrick Auger me battait toujours. Il était un peu plus vieux et il me poussait à me dépasser. Le jour où j’ai terminé sur la plus haute marche du podium pour la première fois, j’ai compris que j’avais du talent. »

Ce talent lui permet de franchir plusieurs frontières : après une première place au Championnat national en 2015 et 2016, une participation aux Jeux olympiques de la jeunesse en 2016 en Norvège et un Championnat du monde en Slovaquie en 2017, Léo Grandbois s’est rendu en Estonie.

« Juste sortir du Canada pour pratiquer mon sport, c’était impressionnant pour moi. En Norvège, c’était ma première grosse compétition internationale. Et aux Mondiaux, j’ai obtenu mon meilleur résultat à vie avec une médaille d’or chez les benjamins. J’aurais aimé faire aussi bien il y a quelques jours en Estonie, mais j’ai terminé au 15e rang. C’est difficile de toujours être au sommet, surtout avec le peu d’expérience que j’ai. Mais je suis super motivé à faire encore mieux. »

Maintenant, le Championnat canadien l’attend à Charlo au Nouveau-Brunswick.

« J’ai trois courses individuelles à compléter et j’espère obtenir l’or à trois reprises. J’ai battu mes opposants par plusieurs minutes les dernières fois, donc je suis sûr de pouvoir y arriver une fois de plus. »

Une passion qui n’a pas de limite
Il est plutôt rare de voir un petit garçon de 11 ans être passionné par le biathlon. C’était pourtant le cas de Léo Grandbois.

« J’aimais la combinaison des deux sports. J’adore le ski de fond. Pour ce qui est du tir, c’est certain qu’à cet âge, j’aimais beaucoup ça aussi. C’est ce qui m’accrochait à cette discipline. »

Son but lors des prochaines années?

« J’aimerais me retrouver sur le circuit professionnel de la Coupe du monde en Europe et je vise les Jeux olympiques de 2022, 2026 et même après. C’est un peu loin, mais c’est mon objectif. Une simple participation me satisferait. Une médaille serait par contre mon rêve ultime. »

Pour y parvenir, le Sherbrookois sait qu’il devra multiplier les entraînements.

« Je m’entraîne encore à Stoke, mais je pratique parfois au centre d’entraînement de Québec avec Jean-Philippe Le Guellec. Ici, c’est très rustique comme site, mais ça fait l’affaire. Heureusement, je suis capable de bien concilier mon cégep et le biathlon. Je fais mes études à distance l’hiver parce que je suis souvent parti à l’extérieur. »

Âgé de 18 ans, Grandbois sait qu’il a encore tout son avenir devant lui.

« Un biathlète atteint son apogée à 25 ans normalement et prend généralement sa retraite à l’âge de 33 ou 34 ans, même si certains poursuivent jusqu’à 43 ans comme Ole Einar Bjørndalen. Mon ski va bien présentement. Je dois évidemment encore améliorer cet aspect de mon sport, mais ce que je vise principalement, c’est d’améliorer le temps entre mes tirs et durant mon installation avant les tirs. »

Ce qu’il souhaite le plus : demeurer en santé.

« J’aimerais connaître de bonnes années d’entraînement en évitant les blessures. Je souhaite aussi gagner des médailles chez les juniors aux Mondiaux, de 18 à 20 ans. Je vise aussi l’équipe canadienne pour les Olympiques par la suite. Je suis un passionné de mon sport et c’est la clef pour connaître du succès je crois. »

Tout indique d’ailleurs que cette passion est contagieuse puisque à 16 ans, sa sœur plus jeune Pauline Grandbois semble vouloir suivre ses traces dans la neige de Stoke en étant nommée vice-championne canadienne de biathlon. Et ce, en étant même surclassée...

Repères

Né le 20 juillet 1999 à Munich en Allemagne;
Habite Sherbrooke, arrondissement de Lennoxville;
Ses parents se nomment Ulrike Frolich et Michel Grandbois,
sa sœur cadette Pauline Grandbois;
A commencé le biathlon à l’âge de huit ans.