En plus de s’impliquer en tant que bénévole dans plusieurs évènements sportifs et festifs, Dany Marcotte organise constamment des activités enrichissantes pour ses élèves de 5e et 6e année de l’École des Trois-Cantons de St-Isidore-de-Clifton.

Dany Marcotte : au-delà du devoir

La passion que Dany Marcotte a développée à un jeune âge pour l’organisation d’évènements l’a amené à devenir un des bénévoles dévoués de l’Estrie. En plus de s’impliquer dans une multitude d’évènements sportifs, il fait vivre des projets rassembleurs et enrichissants à ses élèves dans le but de leur faire découvrir leur vrai potentiel.

Que ce soit à la Fête du lac des Nations, à la Coupe Rogers, aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver ou aux Jeux du Québec et du Canada, Dany Marcotte répond toujours présent lorsqu’il est temps de trouver des bénévoles prêts à investir un nombre incalculable d’heures dans la préparation d’un évènement. Il le fait car il apprécie l’ambiance festive de ces évènements, mais aussi par passion pour l’organisation, ce qu’il a développé dès l’âge de 15 ans.

« Organiser des activités a toujours fait partie de moi, explique d’entrée de jeu l’enseignant de 45 ans. J’ai fondé un organisme à l’âge de 15 ans, le Tour cycliste du lac Aylmer, qui perdure encore quelque 30 ans plus tard. Mes amis et moi étions trop jeunes pour avoir des autos, mais on a quand même réussi à organiser par nous-mêmes tout l’évènement, qui a pris de l’ampleur avec les années. »

« J’ai tellement appris de cette expérience, j’ai géré beaucoup de bénévoles et j’ai encouragé des jeunes qui avaient beaucoup de potentiel à s’impliquer eux aussi. »

Des activités pour enrichir ses élèves

Dany Marcotte travaille comme professeur de 5e et 6e année à l’École des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton. Dans cette région éloignée des grands centres, il a à cœur de faire réaliser à ses élèves qu’ils peuvent accomplir leurs rêves les plus audacieux.

« C’est important pour moi de faire réaliser à mes élèves que même s’ils viennent habitent dans un village de petite taille loin de Montréal, ils ont tout le potentiel de réaliser des grandes choses et de poursuivre leurs rêves, confie-t-il. Le fait de leur faire vivre toute sorte d’expériences, comme quand on est allé dans l’Ouest canadien avec des programmes d’échanges, ça leur fait prendre conscience qu’ils peuvent aller au bout de leurs rêves, qu’ils sont bons et qu’ils sont capables. »

Soucieux de les conscientiser aux enjeux politiques et sociaux de notre temps, il a amené des groupes d’étudiants à sept reprises à Québec pour prendre part au projet Parlement étudiant au fil des 12 dernières années. En période de campagne électorale, il a également l’habitude d’organiser des tables rondes de discussion avec les candidats de la région.

« Je reviens tout juste de Québec avec un groupe d’élèves pour le Parlement étudiant. Ils ont eu la chance de manger avec le député de Mégantic François Jacques et de voir 124 députés en session à l’Assemblée nationale, c’était une très belle expérience pour eux. »

« Je veux les conscientiser pour comprendre ce qui se passe autour d’eux. On fait des revues de presse au cours de l’année et en période électorale, je fais venir les candidats pour qu’ils expliquent leurs positions aux élèves, poursuit M. Marcotte. Je les fais voter et on compare les résultats avec ce qui s’est passé. Ils comprennent les enjeux et sont autant informés que certains adultes. »

Il a aussi une affection particulière pour les activités qui permettent aux élèves d’interagir avec les aînés de la communauté, tel que le dîner intergénérationnel, question de rapprocher ces deux générations qui en ont beaucoup à s’apprendre mutuellement.

« On a commencé à préparer notre troisième dîner intergénérationnel à l’école. Les élèves préparent un menu complet et reçoivent leurs grands-parents ainsi que les aînés de la région. Ils ont aussi correspondu avec des bénévoles retraités de Weedon par écrit. C’est important pour moi de leur faire créer des liens avec eux et de sortir les aînés de leur isolement du même coup. »

Une générosité sans bornes

En dehors de ses heures de classe, M. Marcotte essaie de passer du temps avec ses élèves pour apprendre à mieux les connaître et pour tisser des liens avec eux. « Je ne réussis pas à le faire aussi souvent que je le voudrais, mais j’aime aller faire du sport avec eux après l’école. On va jouer au hockey à la patinoire l’hiver et au volleyball quand il fait plus chaud. »

« Les élèves apprécient que je prenne le temps de jouer avec eux. Il y a des parents qui reconnaissent les efforts que je fais pour leurs jeunes. Je me dis parfois qu’il faudrait que je ralentisse et que je prenne plus de temps pour moi, mais il y a toujours tellement d’affaires intéressantes à faire, conclut-il. C’est pourquoi je continue et j’ai la même motivation. »

Repères

Originaire de Sherbrooke;

A fondé le Tour cycliste du lac Aylmer à l’âge de 15 ans, il y a 30 ans;

A fait du bénévolat lors des Jeux olympiques d’hiver à Vancouver en 2010;

Chargé de cours à l’Université de Sherbrooke à la Clinique Pierre H. Ruel.