Marianne Quirion a remporté plus de médailles qu’elle ne peut les compter et ce dans plusieurs sports différents.

Courir avec le sourire

Lorsqu’elle court, Marianne Quirion sourit. C’est même la marque de commerce de la jeune fille qui excelle dans presque tout ce qu’elle fait. Elle est championne provinciale au saut en longueur en plus d’être championne régionale à l’épreuve du 800 mètres. Elle fait partie de l’équipe étoile de l’Estrie en soccer et s’aligne avec l’équipe de basketball de son école. Elle est aussi la représentante des élèves de son année. Ah oui, elle est camelot pour La Tribune et fait du gardiennage. Elle n’a que 12 ans.

Le point commun de tous les sports que Marianne pratique est la course. Elle adore courir. La famille Quirion court d’ailleurs souvent ensemble et Marianne, même à 12 ans, est la plus rapide.

« Je les dépasse toujours », explique-t-elle avec le sourire.

« Durant le premier kilomètre c’est correct, mais au deuxième elle démarre la machine et nous laisse loin derrière », lance son père, René-Charles Quirion, qui n’est pas un simple coureur du dimanche.

« Marianne est l’inspiration de la famille », résume tout simplement sa mère, Marie-France Martel.

« J’essaie de faire de mon mieux dans tout ce que je fais, raconte Marianne que La Tribune a rencontrée chez elle pendant un de ses rares temps libres. Mais je m’entraîne beaucoup, ça ne vient pas tout seul non plus. Le soccer et le basket se complètent beaucoup et aussi dans tous mes sports je cours. J’aime beaucoup les sports d’équipe parce que ça me stresse un peu quand je suis toute seule. »

L’important selon elle pour être en mesure de combiner autant d’activités est d’être très bien organisée.

« Je trouve du temps pour chaque chose, souligne-t-elle. De me lever tôt, ça me donne le temps le matin de faire des devoirs par exemple. Et puisque je les ai faits le matin, je n’ai pas à les faire le soir donc je peux faire autre chose comme aller m’entraîner. L’important c’est de trouver un équilibre entre les devoirs et le sport. Par exemple, je voulais commencer le flag football, mais ça ne fonctionnait pas avec mon horaire. »

Des ambitions différentes
Marianne, contrairement à bien des athlètes, ne se voit pas remporter l’or aux Jeux olympiques.

« Je n’ai pas vraiment d’ambition pour un sport, parce que j’aime tout faire, mentionne-t-elle. Je n’aimerais pas ça me concentrer sur un sport et devenir une athlète olympique. J’aimerais mieux pratiquer plusieurs sports et aller moins loin. »

Elle caresse toutefois l’ambition d’enfiler un jour le maillot du Rouge et Or de l’Université Laval.

« J’ai fait des championnats de soccer là-bas et j’aime le complexe sportif, mais je ne choisirais pas nécessairement mon université en fonction du sport. »

Fille de deux journalistes affectés bien souvent à la couverture au palais de justice, Marianne veut devenir avocate.

« Parfois quand je manque l’autobus, je vais au palais de justice et je regarde les salles de cour. Ça m’intéresse vraiment et je trouve ça le fun ce qu’ils font. Il y a aussi toutes les émissions à la télévision », raconte-t-elle en riant.

Entretemps Marianne s’implique au Collège Mont Notre-Dame où elle est la représentante des élèves de secondaire 1.

« Il y a des rencontres le midi et on fait plein de petites affaires comme organiser la chasse des œufs de Pâques dans l’école et le spectacle de fin d’année. J’aime ça, ça me fait sentir importante. Je n’aime pas trop ça n’avoir rien à faire. »

REPÈRES

Elle a essayé la gymnastique et le patinage artistique plus jeune, mais elle n’a pas accroché;
Elle a un frère plus jeune et une grande sœur;
Elle garde un cahier à jour avec tous ses temps de course;
Elle participera probablement aux Jeux du Québec à Thetford Mines en soccer cet été;
Elle étudie souvent dans un arbre devant sa maison.