Mireille Elchacar, Maxime Fabi et Jean-Charles Doyon comptent parmi les 61 récipiendaires de la 25e soirée du Mérite estrien.

«C'est la consécration!»

L'Estrie s'était mise sur son 36 jeudi soir pour saluer et honorer 61 personnes qui se distinguent dans la communauté et qui font la différence autour d'eux.
Cinq Estriens ont vu leur carrière soulignée par un trophée. Il s'agit de Robert Gagné, Jean-Charles Doyon, Me Michel Tétreault, Alain Larouche et Serge Sylvain. Ils sont réunis sur scène avec Martin Cauchon, président de GCM, Louise Boisvert, président et éditrice de La Tribune, la journaliste Mélanie Noël ainsi que les lauréats Denis Dubreuil et Nil Martin-Lacroix, qui représentait son fils Alex Boisvert-Lacroix.
Hommes et femmes, jeunes et plus expérimentés, gens d'affaires et grands bénévoles, ils sont montés sur la scène de la soirée annuelle du Mérite estrien de La Tribune devant un parterre d'invités constitué de leurs proches et d'un bon nombre de personnalités sherbrookoises pour être applaudis et remerciés chaleureusement.
« Vous recevrez ce soir une grande vague d'amour bien mérité! » leur a lancé d'entrée de jeu la présidente et éditrice de La Tribune et La Voix de l'Est, Louise Boisvert, qui n'a pas manqué de souligner combien chacun de leur parcours est impressionnant et inspirant.
« On ne fait pas du bénévolat pour les honneurs, alors cette reconnaissance nous arrive comme une tape dans le dos complètement inattendue », disait avec fierté Stéphane Bélisle, qui partage un Mérite estrien avec sa conjointe Mélanie Buisson et leurs cinq enfants, âgés de 6 à 19 ans, tous impliqués à fond dans le mouvement scout.
Les vrais héros
« C'est un peu intimidant, ajoute Mme Buisson, mais c'est aussi une belle invitation à continuer. »
« C'est très surprenant et c'est très étrange d'être celle qui est mise de l'avant parce que normalement les vrais héros ce sont les personnes qu'on défend chez Amnistie internationale », a réagi Mireille Elchacar, responsable de la région Estrie pour l'organisme de défense des droits humains, qui s'est fait connaître au côté d'Ensaf Haidar dans un combat inlassable pour la libération du blogueur saoudien Raïf Badawi.
Étonnée de se retrouver sur la même scène qu'autant de gens « qui font des choses incroyables », Mme Elchacar voit dans cette reconnaissance un signe qu'elle avait raison de s'investir dans une section sherbrookoise d'Amnistie internationale, une première antenne hors Montréal. « Avec le dossier de Raïf Badawi on peut voir qu'un dossier qui a commencé en région peut avoir une portée internationale et c'est vraiment important pour moi », ajoute celle que l'injustice indigne au plus haut point. « Tant qu'il va y avoir des causes de ce genre-là, c'est sûr que je vais essayer d'aider du mieux que je peux. »
« Je suis fier, mais c'est vraiment de gros exploits que les autres lauréats ont faits », a exprimé le jeune Gabriel Lemelin, qui a été le premier lauréat de la soirée à monter sur scène, lui pour ses exploits au célèbre concours Génies en herbe. « Je me dis que c'est incroyable que je sois parmi eux. »
« Nous on sait qu'il travaille fort, on le voit dans les compétitions quand il répond à toutes les questions, intervient fièrement son père Albert, sous l'oeil tout aussi fier de sa maman Maryse Paul. Mais là, avec toutes les personnes qu'il y a ici ce soir, c'est la consécration! »
Il s'agissait jeudi de la 25e édition de cette soirée annuelle où on tourne les projecteurs vers les lauréats qui ont été désignés par un jury et dont les exploits ont été présentés semaine après semaine durant la dernière année dans les pages de La Tribune.
On a d'ailleurs voulu souligner cet anniversaire en donnant la parole, par le truchement d'une vidéo, à deux lauréats de la première cuvée, Diane Lemieux et Richard Tremblay, qui ont témoigné de l'importance de cette reconnaissance sur la suite de leur parcours.
« J'ai eu beaucoup de reconnaissances et d'appuis dans ma carrière et ç'a fait la différence, a dit Mme Lemieux qui était à l'époque jeune coordonnatrice du Centre d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles, avant d'oeuvrer au Conseil du statut de la femme, en politique provinciale puis à la tête de la Commission de la construction du Québec.
« Il faut goûter ces moments-là où d'autres, nos pairs, nous reconnaissent. On peut mettre ça dans notre petite besace et l'ouvrir pour s'inspirer quand on est plus déprimé. »