Cinq lauréats ont reçu leur trophée dans la catégorie Santé/Éducation de la part de Luce Samoisette, rectrice de l'UdeS. On aperçoit la Dre Adrianna Mendrek, professeure en psychologie, Yoland Bouchard, enseignant en histoire, Gabriel Couture, concepteur du projet Tango, Denis Dubreuil, cofondateur de l'équipe de robotique de la Montée, et Marcelle Gingras, professeure en orientation professionnelle. Robert Day, chercheur en pharmacologie, est absent sur la photo.

« Ce qu'on fait en Estrie, c'est incroyable! »

La plupart des lauréats du Mérite estrien sont des experts dans leur domaine, qu'il s'agisse du génie aérospatial, de l'entrepreneuriat, de la direction d'orchestre, de l'organisation d'événements, ou encore de la torréfaction de café. Ils nous éblouissent pour leurs connaissances, leur savoir-faire, leur dévouement ou leur talent. Mais quand ces gens qui excellent se retrouvent entourés d'une soixantaine d'autres personnes tout aussi méritantes, c'est à leur tour de se faire admiratifs.
Propriétaire de Motrec International et entrepreneur en série, le lauréat dans la catégorie Affaires et développement Blair McIntosh s'est vu remettre sa statuette des mains de Louise Bourgault, vice-présidente et directrice générale de la Chambre de commerce de Sherbrooke.
La beauté du Mérite estrien, c'est aussi la rencontre entre des personnalités issues de différents milieux. Ici, le sport se mêle aux affaires et au bénévolat, alors que font connaissance Nicole Clermont, membre de l'équipe nationale de paracyclisme, Renaud Lafortune, cofondateur d'Oneka Technologies, Daniel Provost, président du Club de patinage synchronisé Cassiopée de Sherbrooke, et Dragan Tutic, l'autre cofondateur d'Oneka Technologies.
« J'ai regardé tous les autres gagnants ce soir, qui s'impliquent dans toutes sortes de sphères différentes, et mon dieu que c'est intéressant de voir tous ces accomplissements-là », s'enthousiasmait le chef d'orchestre François Bernier.
« Je présume que les autres, qui ne sont pas en art, trouvent ça hallucinant que je sois capable de lire une partition, mais moi, je suis ébahi devant ce que font les autres dans des domaines qui ne sont pas le mien. Je trouve ça fantastique! »
Se considérant comme « choyé » de s'être vu remettre une statuette du Mérite estrien dans la catégorie Arts jeudi soir, celui qui dirige notamment l'Ensemble à vents de Sherbrooke et l'Orchestre de l'Université de Sherbrooke tenait à souligner que de nombreux autres membres de la communauté artistique estrienne auraient pu être à sa place.
« J'inviterais tous ceux qui font partie d'organismes artistiques à souligner le travail de ceux qui s'impliquent, disait-il. Moi, ça fait depuis mon retour de mes études aux États-Unis que je m'implique à Sherbrooke pour former des ensembles, mais je pense qu'il y en a plein d'autres qui pourraient recevoir cette récompense-là! »
S'étant distingué dans la catégorie Affaires et développement, Blair McIntosh, propriétaire de Motrec International et entrepreneur en série, était lui aussi bouche bée devant tout le talent rassemblé au centre culturel de l'Université de Sherbrooke à l'occasion de la 25e soirée du Mérite estrien.
« Quand j'ai su que j'étais nommé pour le Mérite, comme quelqu'un qui fait une contribution à Sherbrooke, j'étais très honoré, très touché par ça. C'est vraiment un plaisir d'être ici ce soir, et surtout, de voir le calibre des gens qui reçoivent une récompense. Ce qu'on fait ici, en Estrie, c'est incroyable! » faisait valoir celui qui a été propriétaire de six entreprises au cours des trente dernières années.
Chez Maxime Fabi, copropriétaire de la Brûlerie FARO, les accomplissements des autres lauréats rehaussaient son désir de se dépasser, d'aller encore plus loin dans son parcours - déjà exceptionnel - d'entrepreneur.
« Ce soir, je suis impressionné, confiait-il. Je découvre des gens qui sont vraiment très impressionnants, très inspirants. On se rend compte qu'on a encore des croûtes à manger : ce prix-là, ce n'est pas une finalité, il nous reste encore beaucoup de choses à apprendre! »
« C'est le fun de pouvoir partager ça avec toutes les autres personnes qui ont remporté un Mérite estrien, ajoutait-il. L'Estrie, c'est une belle communauté! Je vais le ramener et le partager avec toute mon équipe : on travaille fort, alors ça fait plaisir. »
Relève
Plusieurs des personnalités mises en lumière jeudi ont aussi noté la présence d'une relève au potentiel remarquable.
« Je pense que depuis quelques années, on souligne de plus en plus l'entrepreneuriat au Québec, et il y a une belle relève, une belle vitrine pour les entrepreneurs. C'est super trippant », constatait Maxime Fabi.
« Ce soir, il y a des vieux mononcles comme moi, mais il y aussi une belle relève qui s'en vient : c'est très encourageant de voir ça », rigolait quant à lui Jean-Charles Doyon, directeur général de la Classique Pif, directeur de la logistique et du financement privé au Festival des traditions du monde de Sherbrooke et lauréat dans la catégorie Personnalité.