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Carburer à l’être humain

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
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SHERBROOKE — Dire de Claudine Roussel qu’elle est une véritable bombe d’énergie, de dynamisme et d’entregent serait un euphémisme. Une description trop réductrice quand on connaît l’ampleur de son engagement envers les gens et les événements dans lesquels elle s’implique depuis plus de 15 ans, à Sherbrooke ou ailleurs en Estrie.

Femme d’affaires dynamique et authentique, elle préside aux destinées de l’agence événementielle À la pige et sur mesure, qu’elle a fondée, en 2013, sur les assises de l’entreprise familiale Audace sur Mesure.

C’est à travers cette entreprise qu’elle et sa collègue Marylène Roy mettent leur énergie, leur dynamisme et leur passion à la réalisation des mandats qui leur sont confiés.

Mais c’est d’abord et avant tout son implication dans de nombreuses manifestations et événements populaires que le jury du Mérite estrien a voulu souligner en lui décernant sa mention.

Qu’on pense au Festival des harmonies, dont elle assume la direction depuis 2019, à la Grande guignolée des médias, au Carnaval de Sherbrooke, au Défilé du père Noël, aux Jeux du Canada, au Marché de Noël ou encore aux Correspondances d’Eastman (pour n’en nommer que quelques-uns), ses implications sont aussi multiples que variées.

En riant, elle admet que ce qui la pousse à s’investir dans autant de projets à la fois ne repose pas toujours sur des motifs rationnels.

« Je pense qu’il y a deux critères qui m’amènent à embarquer dans un projet. Il y a les gens avec qui je travaille et il y a ce que je ressens au niveau des tripes, mon intuition, décrit-elle. Si ces deux éléments-là me parlent, toute la rhétorique du monde ne réussira pas à me faire changer d’idée », dit celle qui carbure au défi, mais aussi à l’idée de vivre et de faire vivre des expériences par l’entremise de différents événements.

Musicienne de formation (piano, violon, trompette et chant), elle a entre autres participé comme choriste bénévole aux deux représentations sherbrookoises de De Juliette à Don Juan. « Je me suis toujours considérée comme une artiste, mais à temps partiel, et pour le plaisir. Je n’ai jamais pensé ou voulu en faire un métier. »

Titulaire, en 2003, d’un diplôme en techniques juridiques du Séminaire de Sherbrooke, elle envisage alors de faire une carrière en droit. Jusqu’à ce qu’elle réalise, quatre ans plus tard, que l’enthousiasme n’y était plus. 

« J’avais vraiment besoin d’être en contact avec les gens et d’avoir de l’art dans ma vie et pas seulement dans mes loisirs, dit-elle. J’ai tourné le dos à cette carrière (que j’ai adoré et qui m’a nourrie au niveau intellectuel) et à des collègues en or et je suis partie chez moi… sans rien devant. »

Le lendemain de son départ, une petite annonce dans La Tribune attire son attention. Le Festival des harmonies (auquel elle avait participé entre 1995 et 1997) cherchait alors une adjointe au coordonnateur Jean-Marie Messier. Poste qu’elle obtient en 2007 et qui aura été déterminant pour la suite des choses, dit-elle. 

« Dès que je suis arrivée, je me suis sentie totalement à ma place. Je n’étais pas du tout dépassée. Je me sentais bien avec tout le monde, les bénévoles, l’organisation, etc. En fait, l’expérience du Festival m’a permis de me connecter avec tout le potentiel que j’avais en moi. Je sentais que je pouvais y exceller. »

Entre deux éditions du Festival, elle cumule différents mandats afin de venir en aide à d’autres événements ou organismes de la région. D’abord comme travailleuse autonome, puis par le biais de son agence. Avec l’idée en tête de toujours faire partie de la solution. 

« Je cherche toujours le moyen le plus efficace pour arriver de A à B, dit-elle. C’est une de mes forces et c’est souvent ce que les gens apprécient de mon implication, avec ma façon positive de livrer le message. »

Hormis ses mandats professionnels, Claudine Roussel est aussi membre du comité organisateur du Défi Everest Sherbrooke depuis 2019 où elle agit comme responsable des relations publiques.

Elle a aussi participé au comité organisateur du Gala des grands chefs, en 2014-2015.

Elle soutient également son père Claude, un collectionneur passionné, dans le développement de sa galerie d’art ainsi que dans l’organisation de voyages et de tournois internationaux de l’équipe de hockey des Vieux Renards de l’Université de Sherbrooke, équipe dans laquelle évolue son conjoint Patrice Cordeau.

« Mes implications personnelles sont toujours motivées par la possibilité de les vivre avec mon conjoint et notre fiston. Disons qu’on fait une équipe de feu », dit-elle.

Une motivation à laquelle s’ajoute le fait de pouvoir travailler avec des gens. 

« Quand on me demande ce qui me motive, je réponds toujours que c’est l’humain! On fait des événements pour les gens. Je suis fascinée par les comportements humains, par la façon dont on peut avoir un impact sur les gens grâce à une expérience. 

« On soude des liens plus vite en une journée de festival qu’en 5 ans de travail de bureau. J’ai vécu des émotions lors d’événement avec mes collègues, mon chum ou des participants qui m’habitent encore et qui ont changé mon parcours », relate Claudine Roussel.

« Je suis le résultat de la somme de tellement d’expériences. C’est ce qui me motive chaque jour à en bâtir de nouvelles, pour d’autres humains. »


Repères

Née à Buckingham

Mère d’un garçon, Isaac, âgé de 10 ans

Directrice du Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec depuis 2019

Fondatrice et présidente de l’agence événementielle À la pige et sur mesure

Diplômée en techniques juridiques du Séminaire de Sherbrooke

A étudié la musique au Conservatoire de Hull, puis à l’école Sacré-Cœur et Mitchell-Montcalm de Sherbrooke.