«Ça fait une différence»

Organisée par La Tribune depuis 26 ans, la soirée du Mérite estrien occupe une place très importante dans la région. Que ce soit une simple tape dans le dos ou une validation des efforts, le fait de recevoir une statuette fait une énorme différence pour les lauréats.

« On parle de l’édification de notre société et il y a des gens qui font en sorte qu’on y arrive, souligne Martin Cauchon, président exécutif du Groupe Capitales Médias. Le but est de souligner l’apport de ces gens qui font la différence jour après jour à leur façon. Et la beauté dans tout cela, c’est que c’est dans plusieurs catégories différentes et non une seule. »

« La Tribune est un acteur de tous les jours, mais nous participons nous aussi à cette édification de la société en écrivant la nouvelle au quotidien et en soulignant le travail des gens. Je suis fier que La Tribune soit l’une des bougies d’allumage », ajoute-t-il.

« En information, on rapporte tous les genres de nouvelles, les bonnes, les mauvaises, c’est correct, c’est notre rôle, ajoute Alain Turcotte, président-éditeur de La Tribune. C’est aussi le rôle de notre journal de faire de la nouvelle de proximité et de la reconnaissance de proximité. On assume un rôle de leader à cet égard. Si on ne le fait pas, qui va le faire? Tout le monde est heureux et il y a énormément de jeunes qui sont honorés. Je trouve ça admirable. C’est un coup de pouce incroyable pour eux et ils vont s’en souvenir toute leur vie. »

Le Tribune était fièrement représentée lors de la soirée du Mérite estrien jeudi. De gauche à droite, Maurice Cloutier, directeur et rédacteur en chef, Martin Cauchon, président exécutif du Groupe Capitales Médias, Louise Boisvert, ancienne présidente et éditrice, et Alain Turcotte, actuel président-éditeur.

Prendre le temps de dire merci
Le maire de Sherbrooke Steve Lussier est catégorique, il faudrait plus de soirées comme celle du Mérite estrien.

« C’est rassembleur et il faut encore plus d’événements comme ça à Sherbrooke, mentionne-t-il. Il faut garder ces talents dans notre ville, on ne peut pas les laisser aller. Je vais tout faire pour qu’on puisse travailler ensemble. »
Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke, abonde dans le même sens.

« Quand on se fait dire bravo, ça donne le goût de s’engager et de continuer, lance-t-il. Parfois les gens peuvent être dans une période difficile et ça leur fait du bien. On est centrés sur nos choses et la vie va vite, mais il faut prendre le temps de dire merci. »

Il souligne de plus que cette reconnaissance peut même aller jusqu’à attirer des gens à Sherbrooke.

« À l’Université, 85 % des étudiants viennent de l’extérieur parce qu’ils viennent chercher de la qualité et de l’excellence. C’est donc d’autant plus important pour l’Estrie de reconnaître cette qualité et cette excellence pour attirer les gens. »

De son côté, Patricia Gauthier, présidente-directrice générale du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, explique que le Mérite estrien aide à faire la lumière sur plusieurs réalisations dans le domaine de la santé.

« Des découvertes se font dans des laboratoires, mais la population en sait très peu, résume-t-elle. De reconnaître certaines innovations qui vont avoir des retombées économiques ou cliniques, ça fait une différence parce que les gens qui regardent veulent être les prochains à être honorés. Pour une entreprise par exemple, ça peut vouloir dire de mettre plus d’efforts dans les communications pour faire valoir ses réalisations. »

Ce qu'ils ont dit

« Une tape dans le dos pour m’encourager à garder vivant un fleuron de la culture en Estrie, ça fait vraiment beaucoup de bien. Je le ressens comme si on me disait : merci de mettre les efforts nécessaires pour garder ce lieu vivant. Ce prix me prouve que les gens de mon milieu, mes voisins, voient et reconnaissent ce que je fais, et c’est quelque chose de précieux. »
Marc-André Coallier, propriétaire du Théâtre de la Marjolaine (Personnalité)

« J’ai découvert ce soir plein de gens intéressants. J’ai l’impression de vivre dans une communauté très riche et très diversifiée. Pour moi, être honorée après 25 ans à la tête d’Enviro-accès, c’est très valorisant. »
Manon Laporte, présidente-directrice générale d’Enviro-accès (Personnalité)

« Je suis honorée d’être reconnue pour mon travail. Ça me motive à poursuivre mon engagement pour l’éducation face aux violences sexuelles. »
Geneviève Paquette, chercheuse et professeure à l’Université de Sherbrooke (Santé/éducation)

« On n’a rien fait d’exceptionnel, mais on l’a fait avec beaucoup de passion! C’est l’oeuvre de notre vie et nous avons été privilégiés de faire ce que nous avons fait. Notre approche a toujours été de faire les choses non pas pour les gens, mais bien avec les gens. »
Édith Cournoyer et Robert Cyr, fondateurs du Centre de services éducatifs dans le Haut-Saint-François (Santé/éducation)

« J’ai accepté ce Mérite estrien au nom de tous ceux qui travaillent avec moi et je tiens à remercier mon épouse qui accepte que je fasse tout ça parce que je ne suis pas souvent à la maison! C’est une grande motivation pour continuer de faire ce que nous faisons, pour continuer d’être efficaces comme nous le sommes au Centre d’aide de Magog entre autres. »
Yvon Bélair, à la tête du conseil des Chevaliers de Colomb de Magog (Bénévolat/engagement)

« Je suis hyper honorée d’avoir reçu un Mérite estrien. J’entends les histoires de tous ces gens, toutes catégories confondues, et je trouve ça magnifique. »
Amélie Larocque, auteure-compositrice interprète et propriétaire de Oblik Records (Arts)

« Je ne suis pas habituée aux trophées, c’est très spécial comme sentiment! Après 28 ans en enseignement en Estrie, je sens que c’est ici que j’ai fait ma marque après avoir vu des centaines de jeunes Estriens défiler dans mes classes. Je pense que j’ai apporté un rayonnement comme enseignante et comme auteure aussi, et ça me rend fière. »
Lynda Dion, enseignante et créatrice du concours littéraire Sors de ta bulle (Santé/éducation)

« C’est une belle soirée, je suis heureuse d’être ici. C’est comme une tape dans le dos pour me dire de continuer mon travail. J’ai lancé le site internet après avoir reçu moi-même un diagnostic de cancer à l’âge de 20 ans, et je me suis rendu compte qu’il y avait peu d’informations disponibles pour les gens de mon âge. »
Joanie Grenier, artisane du site internet cancer15-39.com (Jeunesse)

« Wow! Je vois que je ne suis pas le seul qui veut faire le bien, qu’il y a plusieurs autres personnes qui veulent s’engager, faire la différence, faire des grandes choses. Je me sens accompagné dans mon parcours. C’est inspirant. »
Jhon Carvajal, proclamé Jeune leader exceptionnel par la Commission canadienne pour l’UNESCO (Jeunesse)

« Pour une personne comme moi qui travaille dans le domaine du service, recevoir un Mérite estrien est une belle tape dans le dos. Je ne m’y attendais pas! Je suis sensible à ce qui se passe de l’autre côté de la porte de mon restaurant. Si on donne tous un peu, je crois que ça va peut-être faire avancer un peu notre monde. »
Anik Beaudoin, propriétaire du restaurant Auguste Affaires/développement

« Ce Mérite estrien est un cadeau. Tout le travail que j’ai fait depuis 34 ans, je ne l’ai pas fait pour être félicité. Mon travail m’a fait plaisir et a pu faire plaisir à d’autres personnes, alors tout le monde est gagnant. Je suis comblé, je suis heureux de rentrer travailler le lundi matin et je quitte le vendredi soir avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose. »
Sylvain Raby, imprimeur et bien plus à l’école Montcalm Santé/éducation

(Avec Marie-Christine Bouchard)