Le groupe musical sherbrookois Orange O'Clock a continué de faire parler de lui en 2015, non seulement ici, mais aussi ailleurs au Canada. Les membres du trio, formé d'Anthony Simoneau-Dubuc et des frères Mikaël et Raphaël Fortin, exhibent fièrement leur Mérite estrien attribué dans la catégorie Arts.

« Prochaine étape, les Grammys »

L'année 2015 en aura été une de reconnaissance pour le groupe musical Orange O'Clock. Le trio sherbrookois formé des frères Mikaël et Raphaël Fortin et d'Anthony Simoneau-Dubuc s'est notamment produit au Centre Bell aux côtés de Marie-Mai et de Van Bran 3000, sans compter les prix et les mentions que le groupe a commencé à récolter à l'échelle du pays.
Lauréats du Mérite estrien dans la catégorie Arts, les trois amis musiciens étaient visiblement heureux de voir que leur parcours continuait d'intéresser ceux et celles qui ont assisté à leurs premiers pas sur la scène musicale.
Même si le groupe nourrit de grandes ambitions, il est toujours agréable, dit Mikaël Fortin, de se savoir apprécié parmi ses concitoyens.
« Sherbrooke, ça restera toujours important pour nous. On a eu la chance de se produire au Sherbrooklyn, on a joué au Granada, à la Fête du lac des Nations, on était encore ici en fin de semaine pour le Gala des Bravos. Les gens de Sherbrooke nous ont toujours appuyés à chaque étape. Mais ce soir, c'est vraiment la cerise sur le sundae. Après ça, je pense que la prochaine étape, ce sont le Grammys », lance avec assurance Mikaël Fortin.
Sherbrooke, belle grâce aux gens engagés
Outre la reconnaissance que leur procure le Mérite estrien, plusieurs lauréats ont tenu à souligner les qualités que l'on retrouve parmi les autres lauréats. « C'est ce qui fait que Sherbrooke est une ville si exceptionnelle », de dire Denis Houle, lui-même reconnu pour la qualité de son engagement et de son ouverture envers les communautés culturelles.
« C'est dans des événements comme celui-ci que tu te rends compte à quel point il y a des gens extraordinaires à Sherbrooke, Il doit y avoir 200 organismes bénévoles à Sherbrooke, qui existent grâce à toutes ces personnes. Je suis arrivé à Sherbrooke en 1968 et je trouve encore aujourd'hui que c'est une ville formidable au niveau de l'engagement de ces citoyens. Je fais partie des Greeters et je n'hésite jamais à dire aux visiteurs comment on a une belle ville, une ville où il fait bon vivre. »
Bénévole depuis 50 ans, Martial Chamberland avoue qu'il aurait préféré que son implication dans la reconstruction de l'église Saint-Philippe de Windsor passe inaperçu. « Ce que j'aime, c'est de faire du bénévolat discrètement, dit-il. Quand j'ai appris qu'on m'avait choisi comme Mérite estrien, ça été une très grosse surprise pour moi. J'ai toujours préféré être derrière et pousser, plutôt que devant », confie M. Chamberland.
Personnalité connue, tant du monde des affaires que du milieu sportif sherbrookois, Réal Létourneau fait lui aussi partie de ces gens pour qui l'implication fait partie de la vie.
« On fait des efforts, on s'implique dans notre communauté, mais ce n'est jamais pour avoir une reconnaissance, dit-il. Mais quand ça arrive, ça nous fait plaisir. J'interprète ça comme un clin d'oeil pour les sacrifices qu'on a pu faire, pour les fois où on a manqué de temps avec la famille. C'est un clin d'oeil qui fait chaud au coeur. »
Étoile montante dans le monde des affaires, David Bureau dit voir dans le Mérite estrien qui lui a été décerné un encouragement envers les objectifs qu'il poursuit :
« En tant que jeune entrepreneur qui veut créer un impact positif dans la région, ailleurs au Québec, au Canada et dans le monde, je trouve que des initiatives comme celle-là sont vraiment super. Ça me motive à continuer, à foncer et à vouloir redonner à la société ce qu'elle m'a donné », a-t-il exprimé.