Mérite estrien

L’environnement à cœur, de Sherbrooke jusqu’à Houston

Lorsqu’il n’est pas occupé à faire de la randonnée dans les montagnes texanes ou à donner des conférences à travers le monde, l’ingénieur Carl Bernier s’occupe de sauver la planète. Le bientôt doctorant de l’Université Rice, située à Houston au Texas, entreprend en ce moment des recherches sur la vulnérabilité des réservoirs pétroliers aux conditions climatiques extrêmes.

C’est en 2012 que Carl Bernier termine son baccalauréat en génie civil à l’Université de Sherbrooke. En 2013, toujours à Sherbrooke, il amorce sa recherche de maîtrise sur la sécurité des barrages au Québec. C’est pendant un stage au Texas, à la fin de sa maîtrise, qu’il rencontre sa directrice de recherche et qu’il décide de quitter le Québec pour s’installer aux États-Unis pour y faire son doctorat à l’Université Rice. 

Au mois d’août, Carl Bernier terminera son doctorat. Il est actuellement en recherche d’emploi pour être professeur. 

Bien qu’il aimerait revenir au Québec, il pense devoir rester quelques années de plus aux États-Unis, puisque les possibilités d’emploi dans son domaine de recherche y sont plus nombreuses.  

Les priorités aux bonnes places

Pourquoi ce sujet de recherche? Pour Carl Bernier, la réponse est évidente. En 2005, l’ouragan Katrina a fait de nombreux ravages, dont plusieurs ruptures de réservoirs de pétrole. C’est plus de 26 millions de litres de pétrole qui ont été déversés dans l’environnement. 

« Il y a eu des impacts environne-

mentaux assez importants. Après quelques recherches dans la littérature existante, on s’est rendu compte qu’il n’y avait aucune étude sur le sujet. Il y a donc un problème », souligne l’ingénieur. 

« Aux États-Unis, des réservoirs de pétrole, surtout à Houston, ce n’est pas ce qui manque, enchaîne-t-il. On a donc décidé, dans mon projet de recherche, de développer des modèles qui estiment la performance des infrastructures pétrolières lors d’un ouragan. Aussi, nous avons développé des modèles pour estimer la probabilité qu’il y ait une rupture ou un déversement lors des conditions extrêmes. On voulait savoir ce que l’on pouvait faire pour améliorer la sécurité de ces infrastructures pour éviter d’éventuels déversements. »

Pour lui, il était inconcevable de ne rien faire. Les dommages environnementaux étaient importants et il fallait agir pour éviter que de tels événements ne se reproduisent. 

Son premier objectif est d’abord d’améliorer et de changer les normes de dimensions de ces structures pour ainsi obtenir une meilleure performance dans le futur et éviter ces accidents nocifs pour l’environnement. 

L’ingénieur, très humblement, affirme que son champ de recherche est essentiel pour une société et une planète en santé. 

« Tout le monde est affecté par les ouragans. Aux États-Unis, personne n’est à l’abri. Par exemple, à Houston, l’industrie pétrolière est juste à côté. S’il y a un déversement ou un accident industriel, il y a de graves conséquences pour les gens qui habitent près, en plus des conséquences sociales, économiques et environnementales. Au Québec, c’est un peu la même chose. Personne n’est à l’abri des inondations. Il y a des infrastructures qui sont touchées par les inondations. Au niveau social, beaucoup de personnes sont affectées. »

Pour sa carrière, il souhaite continuer à faire de la recherche et se trouver un poste en tant que professeur. Car le contact avec les étudiants le captive. 

« J’aime le contact avec les étudiants. Quand on fait de la recherche seul, l’ambiance est plus monotone. Enseigner, c’est être en contact avec les autres et pouvoir échanger. Ça me permet aussi de transmettre mes connaissances et d’échanger avec les étudiants. Être capable d’adresser les problématiques des changements climatiques avec les étudiants, c’est gratifiant pour moi. »

Reconnaissance

Lors de sa carrière et de ses études, Carl Bernier a été récipiendaire de plusieurs prix de reconnaissance. 

Dernièrement, il a reçu la bourse Nettie S. Autrey, qui est très convoitée par les étudiants en sciences naturelles et en génie. Pour lui, cette bourse est une reconnaissance de toutes ses réalisations. « Ça montre que ce que je fais a un impact », admet-il fièrement.

Mérite estrien

La chute qui a tout changé

Tout a commencé par un accident de vélo sur le Réseau des Grandes-Fourches qui a laissé Sylvain Roy au sol pendant 20 longues minutes avant que quelqu’un accepte de s’arrêter pour le secourir.

« C’était le 1er juin 1999 au matin. J’ai fait une vilaine chute à l’entrée de la passerelle de la 410, raconte-t-il. Il y a des gens qui m’ont croisé. (...) Il y a même quelqu’un qui faisait du jogging qui m’a enjambé en pointant sa montre comme pour me dire qu’il n’avait pas le temps de m’aider. C’est finalement deux jeunes du Triolet qui m’ont ramassé et qui m’ont supporté jusqu’à la rue Delorme où j’ai pu faire le 911. »

Mérite estrien

Injecté d’images et d’histoires

La poussière retombe tranquillement sur l’exceptionnelle année que vient de traverser Jérémy Comte. Même si la tournée des festivals n’est pas encore terminée pour son court métrage Fauve — le film était d’ailleurs en lice aux Prix Iris du cinéma québécois il y a deux jours —, le réalisateur de 28 ans voit sa vie reprendre un cours un peu plus normal, après le tourbillon de sa nomination aux Oscars en février.

« La dernière année est passée tellement vite! On dirait presque un flash! Je recommence à respirer un peu plus », commente celui qui, grâce à Fauve, a rapporté des statuettes d’importants festivals internationaux (Sundance, Palm Springs, Aspen, Melbourne, Vladivostok...), tout en étant reconnu par ses pairs québécois et canadiens, entre autres lors de festivals de films à Québec, Rimouski, Saguenay, Montréal, Vancouver, Edmonton, Calgary et Toronto.

« C’est rare pour un court métrage d’avoir une vie aussi longue! » ajoute celui qui, même s’il estime avoir encore « tellement à grandir », a malgré tout commencé à « redonner », en étant porte-parole de la Course des régions en 2018 (il l’avait remportée en 2011) et membre du jury du Festival REGARD de Saguenay en mars dernier, après en avoir été lauréat.

« C’est très important d’être présent dans la communauté du cinéma. Et lorsqu’on regarde le milieu de près, on s’aperçoit qu’il n’y a pas d’âge pour percer. Orson Welles a réalisé un chef-d’œuvre à 25 ans [Citizen Kane], et d’autres, à 40 ou 50 ans. Pour mon expérience de jury, j’ai autant reçu que donné. Visionner 70 courts métrages et en débattre avec d’autres m’a fait prendre conscience de la subjectivité des émotions. Je sais maintenant qu’il ne faut pas trop s’en faire si on ne remporte pas un prix. »

N’empêche que toutes les récompenses et nominations reçues depuis 18 mois lui auront donné un formidable électrochoc pour concrétiser son premier long métrage, dont il vient de terminer l’écriture et pour lequel il part maintenant en quête de financement.

Fantaisie ancrée

Le film Fantasia de Walt Disney a été marquant dans le choix de Jérémy Comte de devenir cinéaste. Ce long métrage d’animation, réalisé en 1940 et comportant notamment des séquences expérimentales où le dessinateur tente de transformer la musique en images, a profondément marqué le petit garçon, qui regardait la cassette VHS en boucle.

« Les images et les couleurs me transportaient et me faisaient oublier tout le reste. Je pense que c’est là que le poids du cinéma s’est ancré en moi. C’est ma source fondamentale d’émotions. Ces images-là reviennent dans ma vie de façon récurrente. Lors de mon accident de moto au Ghana [il y était en repérage pour l’écriture de son premier long métrage], on m’a injecté de la kétamine, un anesthésiant hallucinogène, et j’ai vu des images et des formes semblables au film », raconte celui qui a grandi dans une famille où la créativité était fortement encouragée.

Ce sont ses expériences de théâtre au primaire qui ont été déterminantes dans son choix de carrière. « C’est là que je suis tombé amoureux du fait de raconter une histoire. Mais j’ai aussi pris conscience qu’au cinéma, c’était sans limites. Je pouvais représenter mes histoires, les écrire, les jouer ou rester derrière, lancer des messages et des émotions. Je suis quelqu’un de très visuel. Souvent, je ne trouve pas les mots pour exprimer des émotions, mais dans ma tête, j’ai une image très claire. »

Il aimerait d’ailleurs tourner des scènes de son long métrage à venir à Sherbrooke. « Parce qu’une partie de mon inspiration vient d’ici. »

Mérite estrien

Pousser comme il l’entend

Se dépasser et surpasser ses limites, non pas face à un adversaire, mais envers soi même. C’est l’attitude de l’haltérophile Nicolas Viens, qui vient tout juste de terminer au 2e rang aux championnats canadiens chez les 102 kg. Il a levé 141 kg à l’arraché et 170 kg à l’épaulé jeté.

Sa passion pour l’haltérophilie s’est développée sur le tard.

Actualités

Détresse suicidaire chez les aidants naturels

TROIS-RIVIÈRES — Les aidants naturels vivent de la détresse, c’est bien connu, en particulier ceux qui aident un proche ayant des troubles cognitifs. Ce qui est moins connu, c’est que certains de ces aidants finissent par songer au suicide.

C’est une doctorante de 4e année en psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Audrey Teasdale-Dubé, qui a eu l’idée de se pencher sur la question. Ce sujet d’étude, une première pour le Canada, lui est venu lorsqu’elle a travaillé pour la ligne d’écoute de Prévention Suicide. «Beaucoup de personnes âgées appelaient», dit-elle.

Mérite estrien

Dr Yannick Poulin : médecin et philantrope

Le Dr Yannick Poulin est non seulement pneumologue et intensiviste dans les deux hôpitaux universitaires du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, mais il est aussi extrêmement engagé auprès de plusieurs fondations : la Fondation Claude-Durocher, la Fondation Justin-Lefebvre ainsi que Leucan. S’il est heureux de travailler tous les jours à sauver des vies à l’hôpital, c’est son travail caritatif qui le rend le plus fier.

Il faut savoir que le médecin est un homme de passions. Et une personne qui déborde d’énergie.

À l’école secondaire, le joueur de hockey a choisi de se diriger vers la médecine parce qu’il avait des intérêts vers plusieurs sujets. «La médecine permettait de garder des portes ouvertes; elles ne fermaient rien», se souvient-il.

Aujourd’hui à 40 ans, il ne changerait rien à son parcours; il adore la médecine, tout ce qu’elle lui apporte et tout ce qu’elle permet d’offrir à ceux qu’il soigne. Même si le métier demande un grand investissement. «J’adore la pneumologie et les soins intensifs; ça amène un grand dépassement de soi», souligne-t-il.

«Mais ce n’est pas ça l’essentiel. Ce qui me rend le plus fier, ce qui est le plus important encore pour moi, ce sont mes différents projets de philanthropie», précise le Dr Poulin.

Yannick Poulin est en effet l’instigateur de deux projets qui sont devenus des incontournables dans le paysage caritatif estrien, soit la Fondation Justin-Lefebvre qui vient supporter des familles dans le besoin en offrant des équipements sportifs et scolaires tout en encourageant le don d’organes, et Les Vins de Sophie, un événement annuel qui permet de récolter des fonds pour Leucan, la Fondation Claude-Durocher et la Fondation Justin-Lefebvre.

«Je suis une personne qui a beaucoup d’énergie, et ces différents projets permettent de la canaliser, d’occuper mon esprit», précise-t-il.

Cette passion pour ces nobles causes a commencé quand la jeune fille d’un collègue a reçu un diagnostic du cancer de l’ovaire. «Même si on est médecin, on se rend compte alors que la maladie peut nous toucher, nous ou les gens très proches de nous», se rappelle-t-il.

Quand la jeune fille a été déclarée guérie après ses cinq années de rémission, sa grande sœur a décidé de faire raser ses cheveux pour amasser des dons pour Leucan.

«Je me suis dit qu’elle ne pouvait pas se faire couper les cheveux pour 1000 $ avec tous les contacts que j’avais», dit-il.

Il a donc décidé d’organiser une soirée, les Vins de Sophie, où les gens pourraient bien manger et boire du bon vin pour un certain prix d’entrée. «L’objectif, c’était de faire un profit plus grand que 0», dit-il.

Mais l’événement a été un succès. «On a amassé 14 000 $ pour les cheveux de la grande sœur», se réjouit-il.

Les années ont passé. Des amis se sont joints à lui. Se sont appropriés la cause au même titre que lui. Après sept éditions, les Vins de Sophie ont permis d’amasser plus de 400 000 $ pour les causes qui lui tiennent à cœur.

«Maintenant, nous donnons l’argent pour gâter des enfants malades; nous envoyons des familles à Walt Disney. C’est le genre de cause qui me plait, parce que les gens peuvent voir où s’en va leur argent», dit-il.

La Fondation Claude-Durocher s’adresse aux personnes atteintes de cancer dont la situation financière est critique ou s’est grandement détériorée à cause de la maladie. «Ça aussi, c’est une cause concrète; on sait dans quoi va l’argent.»

Et enfin, le Beauceron d’origine a participé à la mise sur pied de la Fondation Justin-Lefebvre, une toute jeune fondation créée pour rendre hommage au petit Justin qui s’est noyé en juin 2017. «Justin était le meilleur ami de mon fils Elliot. Mon garçon était tellement habitué de me voir participer à toutes sortes de fondations que quand Justin est mort, il m’a dit qu’il fallait faire une fondation pour son ami. L’idée est partie de là», raconte le Dr Poulin, qui est aussi très bien entouré dans cette fondation.

Si la fondation a pour mission d’aider les enfants, elle vise aussi à soutenir le don d’organes – un précieux don que Justin a pu faire au moment de sa mort.

«Le don d’organes est une autre cause qui m’interpelle, car je suis impliqué dans le don d’organes à cause de mon travail aux soins intensifs», dit-il.

«En deux ans à la Fondation Justin-Lefebvre, nous avons amassé presque 200 000 $», ajoute-t-il.

S’engager dans toutes ces causes, travailler aux soins intensifs auprès de patients extrêmement malades, faire de multiples gardes de soir, de nuit et de fin de semaine, être le père de deux garçons de 9 ans et bientôt 1 an, voilà qui pourrait paraître impossible à tout concilier. Mais pas pour Yannick Poulin.

«J’ai de la chance; j’ai beaucoup d’énergie, je n’ai pas besoin de beaucoup de sommeil, et je dois occuper mon esprit. Je suis content que mon implication puisse faire une différence pour des gens près de chez nous», conclut-il.

REPÈRES:

– Originaire de Saint-Georges-de-Beauce

– Diplômé en pneumologie de l’Université de Sherbrooke

– Surspécialisé en soins intensifs et en ventilation mécanique après une formation à l’Hôpital Henri-Mondor de Paris

– Conjoint de Laurence Guay, gastroentérologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

– Père de deux garçons, Elliot, 9 ans, et Isaac, 9 mois

Mérite estrien

Dany Marcotte : au-delà du devoir

La passion que Dany Marcotte a développée à un jeune âge pour l’organisation d’évènements l’a amené à devenir un des bénévoles dévoués de l’Estrie. En plus de s’impliquer dans une multitude d’évènements sportifs, il fait vivre des projets rassembleurs et enrichissants à ses élèves dans le but de leur faire découvrir leur vrai potentiel.

Que ce soit à la Fête du lac des Nations, à la Coupe Rogers, aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver ou aux Jeux du Québec et du Canada, Dany Marcotte répond toujours présent lorsqu’il est temps de trouver des bénévoles prêts à investir un nombre incalculable d’heures dans la préparation d’un évènement. Il le fait car il apprécie l’ambiance festive de ces évènements, mais aussi par passion pour l’organisation, ce qu’il a développé dès l’âge de 15 ans.

Mérite estrien

Mettre en lumière la petite histoire

Après plus de 15 années à œuvrer bénévolement et à temps plein dans l’ombre, Denis Beaulieu est bien malgré lui projeté sous les feux de la rampe ce printemps.

Coup sur coup, il reçoit le Prix La Tribune de la Société d’histoire de Sherbrooke, le Mérite estrien, le Prix Renaud-Brochu de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie du Québec et la Médaille d’argent du lieutenant-gouverneur du Québec.

Mérite estrien

Félix Potvin sur l’autoroute de l’excellence

Rien ne destinait Félix Potvin vers le coaching au hockey, le sport qui l’a fait connaître lors de sa longue carrière sous la grande tente et qui a pris fin avec le lock-out de la Ligue nationale en 2004-2005. Pourtant, aujourd’hui, sa notoriété va d’un océan à l’autre avec ses succès à la barre des Cantonniers de Magog qu’il vient de conduire deux années de suite à la grande finale canadienne midget AAA, un exploit rarissime considérant le fait que tout près de 150 équipes midget AAA ont cet objectif dans leur mire chaque automne quand une nouvelle saison de hockey prend son envol.

C’est un coup de fil de Stéphan Lebeau, alors entraîneur à Magog, avant la saison 2007-2008, qui l’a amené à se joindre à la famille des Cantonniers. « Stéphan m’a demandé de prendre charge des gardiens de but. Je n’avais pas vu ça venir. Il a essuyé un premier refus, mais je suis revenu sur ma décision. J’ai adoré l’expérience, le contact avec ces adolescents, et je me suis dit que je voulais donner plus », raconte l’homme le plus populaire en ville à Magog.

Mérite estrien

L’Amazon du pneu

Lorsqu’on passe devant PMCtire sur la rue King Est, on ne se doute pas que l’entreprise est l’une des références technologiques à Sherbrooke en plus de brasser des millions de dollars par année dans le domaine émergent de la vente de pneus en ligne. Pourtant c’est bel et bien le cas pour PMCtire qui a connu une croissance phénoménale depuis ses débuts en 2008.

L’entreprise, qui vend plusieurs dizaines de milliers de pneus et de roues chaque année partout au Canada, a été fondée un peu sur un coup de tête par Pascal Boutin et Yannick Plante.

« Il n’y avait pas de site web pour la vente de pneus et on s’est dit qu’on pouvait démarrer ça, explique Yannick Plante, qui est aujourd’hui vice-président opération. À ma fête de 30 ans, Pascal m’a annoncé qu’il avait lâché son emploi pour se lancer dans le web et ç’a adonné. »

« Finalement, c’était l’année où les pneus d’hiver sont devenus obligatoires donc le commerce a vraiment décollé, souligne Pascal Boutin, président. Les ventes ont été bonnes dès le départ. On était chacun chez nous et je suis devenu vendeur de pneus. Je ne connaissais rien dans le domaine. »

L’idée était bonne et la croissance est telle pour l’entreprise sherbrookoise qu’elle a déjà déménagé à six reprises depuis sa création en 2008.

En 2012, les demandes s’accumulaient pour l’installation de pneus pour la clientèle de l’Estrie. C’est à ce moment que Patrick Jutras s’est joint à l’aventure en tant que spécialiste en mécanique. PMC mécanique était né.

« Quand on a ouvert, on avait deux portes de garage, mais trois semaines après il en a fallu une troisième, lance Patrick Jutras. En ce moment on est à six portes. » 

Ce fut ensuite au tour de Benoit St-André, vice-président technologies de PMCtire, de se greffer à l’équipe. Il a été instrumental pour gérer la croissance rapide.

« Lorsqu’on commence un commerce en ligne, ça va bien, mentionne-t-il. On n’a pas beaucoup de produits. Il y a beaucoup d’entreprises qui ne survivent pas, pas à cause qu’elles n’ont pas un bon modèle d’affaires, mais parce qu’elles ne sont pas capables d’absorber la croissance. Nous on est capables d’ajouter des gammes de produits et de continuer à satisfaire le client malgré le fait que notre volume continue d’augmenter. On a pratiquement doublé notre chiffre d’affaires depuis 2015. »

La référence

Même si le premier réflexe des gens qui désirent s’acheter des pneus n’est pas nécessairement de regarder en ligne, la vente des pneus y augmente d’année en année.

« Quand on a commencé la vente de pneus en ligne, c’était 1 % ou 2 %, et ce qu’on a eu comme dernières données, c’est 7 % des achats pour les pneus et les roues qui sont faits en ligne, explique Yannick Plante. En Europe, ça monte à 12-14 %. On a des pneus pour faire de la course, on a des pneus très larges pour la boue. On a 26 marques de pneus, dont plusieurs exclusives. On a en ce moment 88 000 produits différents sur notre site web. » 

« Ce qui nous a démarqués dès le début, c’est la création de contenus, souligne Pascal Boutin. On créait beaucoup de contenu informatif pour orienter le client et l’aider. On a une évaluation des produits aussi. Ils sont tous évalués de façon impartiale sans prioriser une marque. »

Les particuliers constituent le gros de la clientèle de l’entreprise, mais près de 400 garages affiliés à travers le Canada acceptent aussi la livraison. PMCtire est également l’un des rares garages spécialisés dans la réparation de véhicules électriques. L’entreprise fait donc, sans faire de vague, rayonner Sherbrooke à travers le Québec et même d’un océan à l’autre.

REPÈRES

PMCtire a été fondée par Pascal Boutin et Yannick Plante en 2008

Patrick Jutras et Benoît St-André ont joint le groupe de proprios ensuite

PMCtire effectue la vente en ligne de pneus

Vente auprès de particuliers et de quelque 400 garages