Mérite estrien

La femme derrière Kanak

Rarement a-t-on vu un chien remporter autant de prix. Depuis que Kanak, le chien de soutien émotionnel, est entré en fonction au Service de police de Sherbrooke (SPS) en 2016, les récompenses se sont multipliées. Si Kanak est là, Mélanie Bédard est à quelques pas. C’est grâce à cette sergente-détective que le SPS est devenu le premier corps de police au Québec à travailler avec un chien de soutien.

Le labrador retriever entraîné par la Fondation Mira se fait réconfortant auprès des victimes d’abus sexuel, de violence ou encore auprès de ceux et celles qui ont été témoins d’un événement traumatique.

Mérite estrien

La vision inclusive de Marie-Chantal Houde

Le rayonnement du métier d’agricultrice et de fromagère est primordial chez Marie-Chantal Houde. Propriétaire de la Fromagerie Nouvelle-France, elle ne lésine pas sur ses efforts afin que les producteurs et transformateurs de lait de brebis du Québec se taillent une place de choix parmi ceux du monde entier.

« Ma vision est de créer de la richesse pour tout le monde, c’est-à-dire de faire rayonner la région, la province et le pays et d’apporter une pérennité financière aux promoteurs et aux fermes de brebis laitières qui nous fournissent en matière première. La mission de notre entreprise est de produire les meilleurs fromages du Canada, et de voir nos fromages gagner le concours CASEUS et d’autres prix a été la première étape pour faire connaître un peu plus les fromages de lait de brebis », déclare celle qui siège au Comité brebis laitières du Québec, au Dairy Sheep Association of North America et qui est cofondatrice du Marché Locavore de Racine.

Déjà toute jeune, Marie-Chantal Houde désirait devenir fromagère. « Je goûtais du fromage cheddar d’une fromagerie régionale et je trouvais bizarre que le goût ne soit pas constant. »

Le déclic s’est fait lorsqu’elle a goûté un fromage au lait cru du fromager Luc Mailloux, acheté avec sa mère à la fromagerie Hamel de Montréal. « C’est à ce moment que je me suis dit que dans ma vie, je ferais du fromage », se souvient-elle.

Lorsque la jeune aspirante fromagère avait 16 ans, le fromager avec qui elle était en contact l’a découragée de poursuivre dans le domaine. Conseil qu’elle n’a pas suivi. Marie-Chantal a plutôt pris cette situation comme l’opportunité de se questionner davantage et de valider son désir de devenir fromagère.

Marie-Chantal Houde a quitté la ferme de Racine pendant 10 ans pour poursuivre des études en agronomie au cégep et à l’université. Elle s’exile ensuite en France pour étudier en fromagerie.

Sa formation terminée, elle prend la relève de la ferme familiale avec son frère Jean-Paul en 2008. Dix ans plus tard, le cheptel d’animaux s’élève à 400 têtes.

« En France, mon professeur m’a dit que j’étais dynamique et pugnace. Je suis persévérante, c’est vrai, et cela me sert et me servira pour réaliser un des projets que je caresse depuis longtemps, celui que la Fromagerie Nouvelle-France ait pignon sur rue à Racine », mentionne celle qui espère rassembler son équipe en un seul endroit dès cet automne.

Après neuf années à faire la route de Racine à Saint-Élizabeth-de-Warwick, là où est actuellement située la Fromagerie Nouvelle-France, et cinq à diviser son temps entre la ferme, la fromagerie et la boutique de la Maison du marché Locavore, la fromagère sent le besoin de se déposer.

« J’ai hâte d’être à la maison. De travailler à Racine m’apportera de la simplicité et créera une synergie dans toute l’équipe de production. À être partout à la fois, on finit par être nulle part. »

L’ambassadrice

Marie-Chantal est une ambassadrice des fromages de lait de brebis du Québec. « La Fromagerie Nouvelle-France a vraiment mis le fromage de brebis sur la map. Avant nous, personne n’avait gagné le prix du meilleur fromage du Québec avec un fromage de brebis. Ça commence à faire jaser. »

Visiblement, on ne peut parler de Marie-Chantal Houde sans parler d’agriculture, son sujet de prédilection. « Je porte comme message de reconnaître l’agriculture à sa juste valeur et comme le meilleur investissement du Québec. Il est important de créer de la richesse sociale, culturelle, agricole et commerciale. Il faut développer une vision commune puisque c’est ensemble qu’on peut avancer. »

La Fromagerie Nouvelle-France est la plus grosse transformatrice de lait de brebis au Québec. « Le fromage Zacharie Cloutier a remporté 28 prix dont deux fois sacré meilleur fromage du Québec, prix qu’une fromagerie désire gagner au moins une fois dans sa vie. Il est fréquent que nos fromages se classent dans le top 3 des concours internationaux », mentionne fièrement l’entrepreneure fromagère.

Mérite estrien

Pour donner un sens à la mort de Félix

En 2011, Félix Deslauriers-Hallée, un jeune athlète qui a notamment porté les couleurs des Volontaires du Cégep de Sherbrooke, est décédé d’un cancer à l’âge de 20 ans. Depuis ce temps, en collaboration avec la Fondation québécoise du cancer, la mère de Félix, Hélène Deslauriers, pilote le Programme à Félix, qui informe les jeunes de 15 à 39 ans sur cette grave maladie.

« Quand on était à l’hôpital, on n’a jamais été informés sur le risque d’infertilité, à titre d’exemple, se rappelle Mme Deslauriers. Les risques étaient grands. Les informations étaient déficientes. Il faut parler de cela. Il faut aussi parler d’assurances. C’est difficile de s’assurer lorsqu’on a eu des traitements de chimiothérapie. On a regroupé toute l’information, pas juste pendant, mais après, en lien avec la sexualité, la fertilité, les assurances, tout », raconte-t-elle.

Contrer la solitude est aussi un objectif du Programme à Félix, ajoute Mme Deslauriers. « Félix avait la chance d’être entouré d’amis. Par contre, j’ai vu des jeunes mourir seulement avec leurs parents. Les amis n’allaient pas le voir. Ils ne savaient pas quoi dire ni quoi faire. C’est souvent un premier contact avec une maladie grave, un premier contact avec la mort. J’ai vu ça plus d’une fois.

« C’est en pensant aux autres qu’on a eu le goût, son père et moi, de faire quelque chose pour les jeunes. Félix a été chanceux d’être bien entouré. Tu ne peux pas vivre la maladie et être isolé en plus. »

Plus difficile avec les garçons

Selon Mme Deslauriers, les jeunes hommes ne sont pas souvent enclins à parler d’un cancer des testicules, par exemple. « Les gars sont difficiles à aller chercher. Les gars ne sont pas capables de parler de cela comme une fille parle d’un cancer du sein. Les jeunes garçons vont tarder à aller voir le médecin, car c’est intime. Ils auraient peut-être pu le savoir au grade 1 à la place de l’apprendre au grade 3, pour ainsi éviter les traitements de chimiothérapie », analyse-t-elle.

« De plus en plus, on réussit à aller les chercher avec le Programme à Félix, se réjouit-elle. Ce qu’on fait, c’est qu’on brise l’isolement. À partir d’un moment où tu as une maladie, tu as tendance à t’isoler pour ne pas le faire vivre aux autres. »

La fondation

En 2011, Coach Lapointe a eu l’idée de faire 12 h de kayak pour Félix. « Ça a commencé quand Félix était encore vivant. Alain Lapointe avait eu l’idée de créer le défi Félix Deslauriers-Hallée. On a amassé un peu de fonds. On voulait rendre hommage à Félix via le sport et faire la promotion des saines habitudes de vie. La Fondation québécoise du cancer nous a ensuite approchés », relate Mme Deslauriers.

Aujourd’hui, ce sont les jeunes adultes qui peuvent profiter des services de la fondation. « On a décidé de cibler la tranche d’âge des 15 à 39 ans, car la réalité n’est pas la même qu’un enfant ou une personne âgée, explique Hélène Deslauriers. Cette réalité différente engendre des conséquences différentes. »

« Maintenant, il y a beaucoup de Chambres à Félix. Avant cela, les jeunes de 18 ans se retrouvaient avec des personnes de 80 ans. Ce n’est pas stimulant pour ces jeunes. On a créé les Chambres à Félix pour que ce soit agréable, stimulant et pour que ça ressemble à la vie. Ils peuvent amener des amis et les inviter à dormir », indique Mme Deslauriers.

L’entourage du jeune malade n’est pas laissé à lui-même. « On ne néglige pas les proches aidants, assure Mme Deslauriers. Il faut faire attention, car les proches aidants, c’est aussi les amis. Il faut qu’ils comprennent ce que le jeune vit pour pouvoir l’aider. »

Démarrer cette fondation a été bénéfique pour Hélène Deslauriers. « Je savais que je devais trouver un sens à ma vie. Félix était le centre de ma vie. Il y avait quelque chose de thérapeutique à être capable d’en parler. »

Malgré tout, la mort n’a pas été un constat d’échec pour le jeune Deslauriers-Hallée. « Sur sa pierre tombale, il a fait écrire ‘‘Je n’ai aucun regret, j’ai écouté mon cœur’’. Il a tout donné ce qu’il avait à donner autant physiquement que psychologiquement. C’est l’attitude qui fait la différence », conclut la maman de Félix.

Plus d’informations au www.cancer15-39.com/.

Repères :
Félix Deslauriers-Hallée était enfant unique.
Il est décédé des suites d’un rhabdomyosarcome
Le Programme à Félix est disponible à Gatineau, en Mauricie, à Québec, à Montréal et bien sûr à Sherbrooke.

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Grandbois à la conquête de son rêve

Il n’avait que huit ans lorsqu’il a commencé la pratique de son sport. Le biathlon aurait pu passer tel un coup de vent dans la vie de Léo Grandbois. Surtout parce qu’il n’a pas eu la piqûre lorsque sa mère l’a initié. Heureusement pour lui, il s’est découvert une passion un peu plus tard, ce qui lui permet aujourd’hui de rêver aux Jeux olympiques.

« Le biathlon est très populaire en Allemagne et lorsque j’étais jeune, j’avais un surplus d’énergie. Ma mère est Allemande et a vu passer une annonce dans le journal. J’ai donc commencé ce sport à l’âge de 8 ans. Au début, ma mère me forçait parce que j’aimais plus ou moins ça. À 11 ans, j’ai entamé les compétitions et c’est là que j’ai commencé à aimer ça. Mon coéquipier Emrick Auger me battait toujours. Il était un peu plus vieux et il me poussait à me dépasser. Le jour où j’ai terminé sur la plus haute marche du podium pour la première fois, j’ai compris que j’avais du talent. »

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Impliquée du début... jusqu’après la fin

Anabelle Guay est motivante. La jeune femme, qui a terminé son secondaire à l’école Mitchell-Montcalm en mai dernier, a marqué cette école. Anabelle a laissé sa trace en s’impliquant à tous les niveaux.

Que ce soit au conseil étudiant, au volley-ball ou dans les nombreux spectacles auxquels elle a participé, le nom d’Anabelle Guay est connu de la majorité des élèves de Mitchell-Montcalm.

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Brasser des affaires en famille

Qui a dit que l’ère des grandes familles était révolue au Québec? Vrai que, depuis les années 1970, les couples ont rarement plus de trois rejetons. Mais il existe encore, ici et là, des familles nombreuses. À preuve, Pauline Carrier et Alain Bouffard ont eu 12 enfants ensemble et ils attendent la naissance de leurs 42e et 43e petits-enfants au cours des prochains mois.

Exploitant une ferme d’élevage de bovins non loin de Kingscroft, Mme Carrier et M. Bouffard se sont connus alors qu’ils étaient enfants. Ils rêvaient tous les deux de fonder une « grosse famille » lorsqu’ils ont uni leur destinée dans les années 1970.

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Sur les traces de Duvernay-Tardif

Lukas Boulanger est un jeune homme inspirant. Quart-arrière de l’équipe de football des Cougars de Champlain, le collégien ne néglige pas ses études, lui qui aimerait devenir médecin.

La passion du football de Lukas ne date pas d’hier. « Je joue au football depuis la quatrième année du primaire, indique-t-il. Je me démarquais par mes capacités athlétiques. Ça m’a permis d’être bon et de développer mon talent. »

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Carburer aux défis

Le printemps 2018 en sera un de célébrations pour Raymond Boutet qui fêtera non seulement son 85e anniversaire, mais aussi 55 années de mariage avec son épouse. Et pour en rajouter encore un peu, cette période marquera aussi les 35 années d’existence de l’ensemble vocale l’Escaouette de la MRC des Sources pour lequel il s’implique depuis pratiquement le début.

Raymond Boutet a toujours eu ce besoin de relever des défis. C’est la force qui l’a animé dans tout ce qu’il a accompli, et qui l’anime encore d’ailleurs.

Né à Victoriaville, il a vécu à Drummondville jusqu’en 1962, moment où il s’est établi à Asbestos. Il a alors ouvert une librairie et commencé son engagement dans la communauté. Il est notamment l’un des instigateurs ayant œuvré à l’ouverture du centre commercial d’Asbestos en 1973.

Le projet avait été soumis une première fois, sans succès. Puis Raymond Boutet a été nommé à la présidence du comité qui portait l’idée. « Je leur ai dit qu’il allait l’avoir leur mail. Les plans ont été conçus selon les besoins et la capacité d’Asbestos. Puis ç’a fonctionné », explique-t-il simplement.

L’homme de défi est aussi à l’origine du centre de tri d’Asbestos et du Cercle des affaires, aujourd’hui la Chambre de commerce de la MRC des Sources.

Dévouement sans faille

Mais son implication la plus marquante est sans doute celle au sein de l’ensemble vocal l’Escaouette qu’il a rejoint il y a 32 ans, avec sa femme et dont il assure la présidence depuis 22 ans.

« Faire partie d’un chœur, c’est l’inconnu au début, et moi je veux amener les gens à se dépasser. Puis quand j’ai vu la qualité de notre chant, je me suis dit qu’on ne pouvait pas garder ça pour nous. Je voulais que les gens voient ce qu’on peut faire dans les petits milieux », raconte Raymond Boutet.

C’est ce qui l’a poussé à inscrire son groupe à divers concours où il a d’ailleurs remporté plusieurs prix. Tout ce qu’il fallait pour donner confiance aux chanteurs. L’Escaouette a aussi participé à divers échanges entre chorales, dont un en France en 1990. Pour ce projet, M. Boutet avait mis sur pieds une activité de financement qui a permis d’engranger une bonne partie des 93 000 $ nécessaires pour transporter les quelque 48 chanteurs de l’autre côté de l’Atlantique.

« C’était des expériences magnifiques! Je me rappelle, on faisait un peu de tourisme entre les spectacles, puis on a vu une affiche qui annonçait notre concert. C’était vraiment spécial », confie-t-il.

Il souligne au passage que ces voyages ont fait naître de belles amitiés qui ont su perdurer par correspondance.

La dernière réalisation de Raymond Boutet? Faire de Gregory Charles l’invité d’honneur du concert que présentera l’Escaouette les 8 et 9 juin prochains à Wotton. Passé maître dans l’art de la négociation et de l’organisation d’événements, Raymond Boutet est surtout fier et heureux de demeurer actif.

Jusqu’à tout récemment, sa femme et lui parcouraient même les arénas du Québec afin de suivre les tournois de hockey de leur petit-fils.

« Quand on est retraité, on ne s’en va pas chez nous à attendre. On a plus de temps pour faire ce qu’on aime, pour peaufiner nos projets. C’est ce qui me garde éveillé », confie celui qui est aussi un cruciverbiste aguerri.

Beaucoup de travail mais surtout beaucoup de fierté découle de tous ces beaux défis relevés, particulièrement à l’Escaouette. « Le chœur compte encore 42 membres, ce qui est très notable considérant que la population est décroissante et le recrutement plus difficile », avoue M. Boutet.

« Et je n’ai jamais fait ça pour en retirer quelque chose. Ç’a toujours été par pur plaisir, pour mettre en valeur le groupe. »

Repères
Né en 1933 à Victoriaville, a vécu à Drummondville
Arrivé à Asbestos en 1962
Marié à Jeannine Béland depuis 55 ans
Père de deux enfants

Mérite Estrien

De l’importance du mentorat

Depuis qu’il s’est lancé en affaires, il y a 30 ans, Daniel Lacombe aurait pu se contenter de mener à bien ses entreprises, sans se soucier de transmettre son expérience et son savoir-faire aux jeunes entrepreneurs désireux de réussir. Personne ne lui en aurait tenu rigueur. Mais heureusement pour ces derniers, ce n’est pas ce qu’il a choisi de faire…

Homme d’affaires passionné, l’actuel président-directeur général de CDE Solutions informatiques possède une impressionnante feuille de route à laquelle se greffe un réseau de relations professionnelles qui s’étend un peu partout sur la planète.

Natif de Sherbrooke, et arrivé dans le monde des affaires « par accident » après des études en économie et en droit, Daniel Lacombe a touché à tous les aspects du milieu, qu’il s’agisse de la gestion d’entreprises, du développement des affaires, de la mise en marché, de la planification stratégique ou encore des finances et de la consultation.

Son parcours et ses compétences l’ont amené à fonder ou à relancer plusieurs entreprises. Qu’on pense à MultiGestion, qu’il a fondé et opéré durant une dizaine d’années. Ou plus récemment à CSR, une TI (technologie de l’information) acquise par Cognicase en l’an 2000, et qui fut ensuite rachetée par la multinationale québécoise CGI.

Depuis une douzaine d’années, l’expertise développée par CDE Solutions informatiques lui a permis de décrocher de nombreux contrats à l’international, notamment en Europe (auprès du groupe français Carrefour), ainsi qu’en Afrique où CDE a participé à l’informatisation du port de Douala, la capitale économique du Cameroun.

Cinq ans après avoir acheté CDE Solutions informatiques, en compagnie de deux partenaires, Daniel Lacombe n’a cessé de faire croître l’entreprise sherbrookoise — laquelle est passée de 11 à 50 employés — et de diversifier ses champs d’expertise.

Tout en gardant l’œil sur le développement de son entreprise, Daniel Lacombe consacre également son temps et son énergie à une autre de ses passions : le mentorat. Président du Conseil du mentorat de l’Estrie et chef mentor de Sherbrooke Innopole, il a contribué à mettre sur pied un réseau comptant 55 mentors reliés à une centaine de jeunes entrepreneurs.

« Lorsque j’ai commencé en affaires, les réseaux de mentors n’étaient pas aussi structurés qu’aujourd’hui, rappelle-t-il. Par contre, j’ai eu la chance d’avoir un gérant de banque qui m’a montré comment gérer une entreprise et comment négocier avec un banquier. Et j’ai aussi eu un ami avocat qui m’a beaucoup aidé sur le plan juridique », ajoute-t-il.

Sachant à quel point les premières années d’une entreprise peuvent être déterminantes, Daniel Lacombe n’hésite donc pas à partager son expérience et son savoir-faire auprès des jeunes entrepreneurs. Chaque année, il participe à de nombreux événements reliés au mentorat qui se tiennent à travers le Québec. Son implication au sein de la Fédération de l’entrepreneurship du Québec découle de la nécessité d’entretenir un climat favorable à l’entrepreneuriat au Québec de génération en génération.

« Une des valeurs qu’on essaie de transmettre à travers le mentorat, dit-il, c’est celle de garder nos entreprises ici. C’est bien beau créer des entreprises, mais encore faut-il les garder. C’est comme ça qu’on crée des emplois ici et par le fait même de la richesse », soutient-il. « Il est important, non seulement de créer une relève, mais de la planifier. Le transfert d’entreprises est un des enjeux majeurs de l’économie du Québec à l’heure actuelle et les mentors peuvent jouer un rôle important pour que l’impact soit positif. »

À ce chapitre, Daniel Lacombe se réjouit des nombreux outils que le Québec s’est donnés depuis quelques années en matière de soutien aux jeunes entrepreneurs. Il cite l’exemple de l’École d’entrepreneurship de la Beauce, fondée par Marc Dutil, de Groupe Canam, qui forme de plus en plus de diplômés chaque année.

En plus de ce climat d’affaires de plus en plus propice aux jeunes, Daniel Lacombe se réjouit de l’existence de nombreux modèles de gens d’affaires québécois à qui les jeunes entrepreneurs peuvent s’identifier. « Des gens comme Charles Sirois (Telesystem), Bernard Lemaire (Cascades) ou encore José Boisjoli (BRP) ont aidé et continuent d’aider énormément de jeunes entrepreneurs, malgré leur horaire chargé. Pour moi, ce sont des modèles qui m’inspirent. »

REPÈRES
Président-directeur général de CDE Solutions informatiques
Président du Conseil de mentorat de l’Estrie
Chef mentor de Sherbrooke Innopole
Natif de Sherbrooke

Mérite estrien

«Ça fait une différence»

Organisée par La Tribune depuis 26 ans, la soirée du Mérite estrien occupe une place très importante dans la région. Que ce soit une simple tape dans le dos ou une validation des efforts, le fait de recevoir une statuette fait une énorme différence pour les lauréats.

« On parle de l’édification de notre société et il y a des gens qui font en sorte qu’on y arrive, souligne Martin Cauchon, président exécutif du Groupe Capitales Médias. Le but est de souligner l’apport de ces gens qui font la différence jour après jour à leur façon. Et la beauté dans tout cela, c’est que c’est dans plusieurs catégories différentes et non une seule. »

« La Tribune est un acteur de tous les jours, mais nous participons nous aussi à cette édification de la société en écrivant la nouvelle au quotidien et en soulignant le travail des gens. Je suis fier que La Tribune soit l’une des bougies d’allumage », ajoute-t-il.

« En information, on rapporte tous les genres de nouvelles, les bonnes, les mauvaises, c’est correct, c’est notre rôle, ajoute Alain Turcotte, président-éditeur de La Tribune. C’est aussi le rôle de notre journal de faire de la nouvelle de proximité et de la reconnaissance de proximité. On assume un rôle de leader à cet égard. Si on ne le fait pas, qui va le faire? Tout le monde est heureux et il y a énormément de jeunes qui sont honorés. Je trouve ça admirable. C’est un coup de pouce incroyable pour eux et ils vont s’en souvenir toute leur vie. »