Les reliques de la bienheureuse Marie-Léonie Paradis sont maintenant exposées dans une châsse à la cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke.

Mère Marie-Léonie, plus accessible que jamais

La fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, mère Marie-Léonie, est décédée en 1912 et ses funérailles ont été célébrées à la cathédrale Saint-Michel. Aujourd’hui, 105 ans plus tard, elle y est de retour, alors que sa relique est exposée au public.

Mgr Luc Cyr a d’ailleurs béni la châsse où le corps de la religieuse repose dimanche, lors d’une cérémonie à laquelle les Petites Sœurs de la Sainte-Famille ont assisté.

Après son décès en 1912, la fondatrice de cette communauté religieuse a été enterrée au cimetière Saint-Michel, à une distance raisonnable de l’endroit où les sœurs résidaient à l’époque (dans le bâtiment qui est aujourd’hui les Résidences de la Cathédrale). Or, lorsqu’elles ont déménagé dans ce qui allait devenir leur iconique bâtisse au pied du mont Bellevue, elles se trouvaient trop loin du cimetière, et ont décidé en 1935 de faire exhumer les restes de leur fondatrice pour pouvoir les emporter avec elles.

« Des médecins légistes ont procédé à la désinfection des ossements et à leur embaumement selon la méthode égyptienne. On a fait sur le crâne un remodelage en plâtre, que l’on a recouvert de cire. Son corps a été revêtu d’un nouveau costume religieux et déposé dans un nouveau cercueil. C’est ce que vous voyez actuellement dans la nouvelle châsse, ici en la basilique-cathédrale Saint-Michel », a expliqué sœur Rachel Lemieux, qui est aussi directrice au centre Marie-Léonie Paradis.

C’est encore une fois un déménagement qui a causé le déplacement de la grande relique de mère Marie-Léonie. En s’installant dans leur nouveau couvent, celles-ci ont constaté qu’elles n’avaient plus de place pour conserver celle-ci.

Mère Marie-Léonie était déjà accessible au public depuis 1984 dans les locaux de la communauté religieuse, mais sœur Rachel soulignait qu’elle serait plus accessible à la population à la cathédrale.

La religieuse a été reconnue « Vénérable » par l’Église en 1981 et proclamée « Bienheureuse » en 1984 par le pape Jean-Paul II. Le Canada ne compte que 10 « Bienheureux ».