La première pelletée de terre de l’agrandissement du centre de recherche du CHUS a été effectué mardi. Sur la photo, Steve Lussier, maire de Sherbrooke, William Fraser, directeur scientifique du centre de recherche, Jacques Fortier, président du CA du CIUSSS de l’Estrie, Dr André Carpentier, endocrinologue, Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux, Dr Stéphane Tremblay, PDG du CIUSSS de l’Estrie, Martin Clermont, dg de la Fondation du CHUS, et Dominic Dorion, doyen de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.

McCann donne le coup d'envoi à l'agrandissement du centre de recherche du CHUS

Les travaux d’agrandissement du centre de recherche du CHUS sont officiellement lancés. À terme, ces rénovations permettront de faire avancer la recherche concernant le diabète de type 2.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, était de passage à Sherbrooke pour annoncer le début des travaux qui devraient se terminer au printemps 2020. Ces derniers consistent principalement à un agrandissement de près de 100 mètres carrés de l’aile 8 du Centre de recherche et d’un réaménagement mineur d’un local actuellement inoccupé. 

Une salle permettra d’aménager un appareil de tomographie par émission de positrons couplé à un tomodensimètre. Cet appareil permettra de répondre à des besoins urgent pour des projets de recherche, notamment afin d’améliorer la prédiction des issus cliniques du diabète de type 2 à l’aide de l’imagerie moléculaire. Ce sera le premier appareil de ce genre au Québec et l’un des seuls en Amérique du Nord.

« C’est un appareil qui sera consacré à 100 % à la recherche, explique Dr André Carpentier, endocrinologue à l’Hôpital Fleurimont et professeur-chercheur au centre de recherche. Par exemple, on peut colorer les gras alimentaires à travers le corps. On est donc capable de déterminer à quel endroit le gras que la personne mange s’en va et de quantifier le gras qui rentre dans un organe. Ce sont des phénomènes qui sont intimement liés au développement du diabète. Ça nous permet de faire des mesures qui sont absolument impossibles à faire autrement. C’est la seule façon actuellement de faire ce type de recherche. «

Le projet d’agrandissement a été financé à hauteur de près de quatre millions de $ par le ministère de l’Économie et de l’Innovation en plus de bénéficier d’un soutien d’un million $ de la part de la Fondation du CHUS.

+ 2,2 M$ de plus pour les groupes communautaires

Les 187 organismes communautaires de Sherbrooke auront un peu plus d’argent à se mettre sous la dent. La ministre de la Santé et des Services sociaux Danielle McCann a annoncé mardi une bonification de 2,2 millions $ de l’aide financière au milieu communautaire de la région.

Cette aide récurrente s’ajoute aux 32,8 millions $ déjà alloués en Estrie dans le cadre du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC). L’aide totale pour la région de l’Estrie s’élève donc à 35 millions de dollars pour 2019-2020.

Si cette aide est bien accueillie par le milieu communautaire de l’Estrie, elle est loin d’être suffisante selon Claudelle Cyr, directrice du Regroupement des organismes communautaires de l’Estrie.

« Pour certains groupes ça va permettent d’ouvrir plus d’heures, mais je dirais que les organismes sont en sous-financement donc ce que ça va vraiment permettre, c’est d’éviter de couper un poste ou d’offrir des conditions qui vont permettre une meilleure rétention des employés », admet-elle.

« En Estrie, on a besoin de 54 millions $ en ce moment et l’enveloppe est rendue à 35 donc on est quand même loin du compte, mais on va savourer pour le moment cette annonce, ajoute Mme Cyr. Le milieu communautaire, c’est quand même 2000 travailleurs et 187 organismes. »

L’allocation des sommes se fera régionalement, ce qui plait beaucoup à Mme Cyr.

« On voit un changement de ton et on voit qu’il y a un plus grand respect pour les régions, indique-t-elle.

Pour tout le Québec, c’est un rehaussement de 35 millions de dollars qui est annoncé cette année pour soutenir les organismes communautaires. Ils viennent jouer un important rôle de proximité avec les patients selon la ministre McCann.

« Les organismes communautaires sont à l’avant, ce sont eux qui reçoivent les gens en premier, résume-t-elle. Comme ministre de la Santé et des Services sociaux, ce que je veux, ce sont davantage de services de proximité pour que les patients aient le moins possible à se déplacer. »