Au terme d’un procès de deux jours, le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a pris moins de 90 minutes de délibéré pour condamner Maxime Vanier sur les accusations de voies de faits graves, voies de fait armées en utilisant une matraque, de séquestration et de menaces.

Maxime Vanier coupable d’une violente agression pour 150 $

Maxime Vanier a été reconnu coupable d’avoir attaché, séquestré, menacé puis battu Maxime Robitaille lui causant ainsi des blessures importantes pour un vol d’à peine 150 $.

L’homme de 31 ans a été reconnu coupable, jeudi, de la violente trame factuelle entre des individus dépendants des drogues dures le 27 mai 2018 sur la rue Short à Sherbrooke. 

Au terme d’un procès de deux jours, le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a pris moins de 90 minutes de délibéré pour le condamner sur les accusations de voies de faits graves, voies de fait armées en utilisant une matraque, de séquestration et de menaces.

« Maxime Robitaille a été frappé avec une violence telle qu’elle a mis sa vie en danger », signale le juge Dunnigan.

La conjointe de Vanier à l’époque, Roxanne Lapointe, et un ami, Benoit Desrosiers, ont déjà été condamnés dans cette affaire.

« Ce qui est clair, c’est que l’origine de l’agression est d’environ 150 $ pris dans le véhicule de l’accusé », mentionne le juge.

Version fiable

Le juge conçoit que les versions données par la victime Maxime Robitaille puis par Maxime Vanier en défense diffèrent. Ce n’est d’ailleurs ni sur la version de la victime ni sur celle donnée par l’accusé qu’il s’est basé pour établir les faits puis la culpabilité de l’accusé dans cette affaire.

« La version la plus fiable est celle de madame Landreville qui concilie et corrobore la version de la victime et de l’accusé », estime le juge Dunnigan.

Louise Landreville était la conjointe de Benoit Desrosiers. Elle s’est retrouvée sur les lieux du crime à deux moments en mai 2018.

Se basant sur la preuve, le juge Dunnigan a retenu que l’accusé avait séquestré la victime, s’était livré à des voies de fait armées avec une matraque, s’était livré à des voies de fait graves mettant sa vie en danger et qu’il avait proféré des menaces en mentionnant à Maxime Robitaille qu’il serait retrouvé où qu’il soit au Québec.

Lors de son témoignage en défense, Maxime Vanier a expliqué que c’est le stress généré par des examens au Barreau qu’il venait d’échouer et des dettes d’études en droit, qui l’ont plongé dans la consommation de drogue dure.

Cercle vicieux qui l’a mené deux ans plus tard à s’en prendre violemment à cet autre homme accro aux stupéfiants.

Des photos de Maxime Robitaille avec le visage tuméfié et enflé avaient été déposées en preuve.

Le rapport médical du CHUS a servi de preuve pour établir les blessures de pneumothorax double ainsi que les fractures au nez, à la mâchoire, à la clavicule et à plusieurs côtes de Maxime Robitaille.

Aveux

Maxime Vanier avait affirmé lors de son témoignage avoir frappé Maxime Robitaille. 

« Moi-même je l’ai frappé de toutes mes forces. Je l’ai frappé derrière la tête. Je l’ai frappé sur les bras, sur l’épaule et je l’ai maitrisé au sol », avoue Maxime Vanier.

Il avait aussi avoué la séquestration.

« C’était chez nous. J’étais en train de prendre le contrôle. J’ai attaché Maxime avec les mains dans le dos avec des ty-raps et avec un tape gris pour les pieds sur chacun des barreaux de chaise (...) Je sais que ça ne se fait pas d’attacher le monde. Je voulais seulement le contrôler », a affirmé Vanier.

Dans sa décision, le juge n’a retenu aucune des versions des épisodes où Maxime Vanier aurait tenté de couper un doigt à Maxime Robitaille avec une pince et tenté de lui arracher un œil avec une cuillère.

La procureure aux poursuites criminelles, Me Geneviève Crépeau, et l’avocate de la défense Me Julie Beauchemin feront les observations sur la peine dans ce dossier le 19 novembre.