En raison de l'intensité des précipitations, il était nécessaire, en matinée, de recommencer à dégager les artères plus souvent, ce qui laissait peu de temps pour les rues locales.

Matin difficile sur les routes de l'Estrie

La bordée de neige de lundi matin a compliqué le déplacement des véhicules sur les routes de l'Estrie. C'est surtout le réseau autoroutier qui a été plus affecté avec une dizaine de sorties de route.
« Il y a plusieurs sorties de route, mais aucun accident majeur en Estrie. Nous dénombrons environ une dizaine d'accidents », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, la sergente Ingrid Asselin.
Des accidents mineurs ont été répertoriés sur l'autoroute 610 ainsi que sur l'autoroute 55 à la hauteur de Sherbrooke.
Sur le territoire du Service de police de Sherbrooke, les patrouilleurs sont intervenus à la suite d'un accident mineur.
« Nous demandons aux automobilistes de rester prudents et d'adapter leur conduite aux conditions des routes », mentionne le porte-parole du SPS, Martin Carrier.
Intensité des précipitations
À la Ville de Sherbrooke, on explique que l'ordre de déneigement des rues est toujours le même. Les artères principales et les corridors scolaires sont déneigés en priorité. Suivent les rues collectrices et, en dernier lieu, les rues locales.
En raison de l'intensité des précipitations, il était nécessaire, en matinée, de recommencer à dégager les artères plus souvent, ce qui laissait peu de temps pour les rues locales.
Ce sont 60 pièces d'équipement qui étaient déployées sur le réseau routier sherbrookois lundi. Chaque camion de déneigement était suivi d'un camion qui étendait de la petite pierre. Le déneigement répétitif provoque toutefois l'enlèvement d'une partie de la pierre étendue plus tôt.
Une panne de courant a rendu les feux de circulation inopérants au centre-ville.
Pour sa part, la Société de transport de Sherbrooke a dû fonctionner au ralenti, la majorité des lignes accusant un retard entre 15 minutes et 25 minutes.
Selon Environnement Canada, ce système météo pourrait laisser une accumulation totale de 15 à 20 centimètres sur la région. Dans certains secteurs, il pourrait atteindre les 30 centimètres.
C'est un système qui a survolé les Grands Lacs pour se gorger d'humidité avant de se diriger vers le sud du Québec et ensuite le Maine qui a laissé cette neige chez nous, note Robert Michaud, d'Environnement Canada.
Les températures demeureront près des normales, dans les moins 4 degrés, mais le mercure chutera de façon vertigineuse vers la fin de semaine, ajoute-t-il. « On va avoir des moins 24 la nuit », prévient le météorologue. « Il faudra surveiller ça ! »
Viendra ensuite une autre dépression se trouvant actuellement sur le Colorado et qui pourrait laisser chez nous encore une bonne bordée de neige la fin de semaine prochaine, signale M. Michaud.
Les chances de connaître un Noël blanc sont donc excellentes...
Avec René-Charles Quirion, Alain Goupil et Jonathan Custeau
Assez de neige pour le ski de fond et la raquette
La saison de ski de fond et de raquette prend son envol au parc national du Mont-Orford, grâce aux chutes de neige enregistrées au cours des derniers jours.
« On reçoit beaucoup d'appels d'amateurs de plein air, indique le responsable du service à la clientèle au parc du Mont-Orford, Mario Landry. On sent que les gens ont hâte de mettre leurs skis et leurs raquettes. »
Directrice du parc du Mont-Orford, Brigitte Marchand est heureuse de constater que la saison de ski et de raquette commence avant les fêtes de fin d'année. Le scénario observé cette année est plus encourageant que celui qui s'était produit l'an dernier.
« Notre saison n'avait pas commencé avant le 29 décembre l'an passé. Juste avant Noël, il faisait très chaud l'an dernier. On est content d'avoir de la neige à la mi-décembre cette année, car on va pouvoir installer notre routine comme il faut et être fin prêt pour les fêtes », explique Mme Marchand.
La directrice du parc du Mont-Orford est d'autant plus optimiste que les conditions climatiques prévues pour les prochains jours conviennent parfaitement au lancement de la saison de ski et de raquettes.
« On nous annonce du temps froid d'ici quelques jours. C'est bien parce que le froid va favoriser le durcissement des surfaces sous la neige. En plus, il devrait encore neiger, ce qui est une autre bonne nouvelle », souligne Brigitte Marchand.
Le parc du Mont-Orford a vendu de nombreux abonnements de saison aux skieurs au cours des derniers jours. « Des gens voulaient attendre de voir comment s'amorcerait l'hiver. On a senti que ça débourrait dans les derniers jours. On a dépassé nos objectifs de ventes. »
Au parc national du Mont-Mégantic (PNMM), les autorités prévoient ouvrir les sentiers de ski de fond et de raquettes ce samedi 17 décembre.
Déjà plus de 80 cm de neige ont blanchi la montagne et l'accumulation atteint même 100 cm à plusieurs points en altitude.
« Samedi, les boucles Cassiopée et Mont-Notre-Dame auront été tracées, pour 14 km de sentiers de ski de fond, alors que tout le réseau des 26 km sera accessible à compter du vendredi 23 décembre », selon la responsable du service à la clientèle au PNMM, Marie-Georges Bélanger.
L'horaire de ce samedi et dimanche : 9 h à 16 h. Sur semaine, le Parc sera ouvert à tous les jours à compter du vendredi 23 décembre pour tout l'hiver.
Pour ce qui est de la raquette, 44 km de sentiers s'offrent aux amateurs avec de la neige en abondance.
« Nous indiquons les conditions de neige tous les matins sur le site Internet www.sepaq.com/conditions-neige et elles sont également disponibles sur une application mobile gratuite, Sépaq neige », précise Mme Bélanger.
Glissades
Enfin, le Parc du Mont Hatley, situé à quelques minutes de Sherbrooke, prévoit quant à lui ouvrir ses portes le 26 décembre. L'endroit offre de la glissade sur zipfys, de toutes petites luges faciles à diriger, et chambres à air.
Proposant également de la glissade sur chambres à air, le centre de plein air Haut bois Normand à Eastman entend lancer sa saison au même moment, si les conditions d'enneigement le permettent.
Avec Jean-François Gagnon et Ronald Martel