Lundi, la clientèle de la STS s’est conformée à l’obligation de porter le masque dans les autobus, a pu constater la direction de la société municipale.
Lundi, la clientèle de la STS s’est conformée à l’obligation de porter le masque dans les autobus, a pu constater la direction de la société municipale.

Masque dans la STS : « On n’a pas vu de prise de bec »

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
La Presse canadienne
SHERBROOKE — La clientèle de la Société de transport de Sherbrooke (STS) s’est conformée à l’obligation de porter le masque dans les autobus, lundi, après une période probatoire de deux semaines.

Selon le président de la STS, Marc Denault, les deux dernières semaines ont permis de faire passer le message. « Cette première journée s’est très bien passée », dit-il.

« Il y a eu un bon travail de sensibilisation durant les deux semaines de transition. Ce matin, les gens portaient le masque. On a vu un grand respect de la consigne. On n’a pas vu de prise de bec. »

Rappelons que le couvre-visage dans les transports en commun était obligatoire partout au Québec lundi matin. On souhaite ainsi freiner la propagation du coronavirus dans la population.

Les sociétés de transport de la province pourront refuser l’accès à tous les réfractaires au port du couvre-visage. Toutefois, certaines, dans la région de Montréal, continueront d’opter pour une stratégie de sensibilisation qui a bien fonctionné au cours des dernières semaines.

Selon le conseiller municipal Marc Denault, le masque a été adopté dans d’autres sphères de la société, par exemple dans les commerces. « Les gens doivent avoir le visage couvert, explique-t-il. Bien souvent, ils devront le porter à destination. Si nous avions été les seuls dans le transport en commun à l’exiger, ça aurait peut-être été différent. » 

« Nous avions du personnel sur place pour informer les clients. Nous avions aussi distribué 3500 masques au cours des dernières semaines. »

Depuis le 13 juillet, le couvre-visage est obligatoire dans les transports en commun, sauf pour ceux qui ne peuvent pas en porter pour des raisons de santé. En annonçant la mesure, le gouvernement québécois avait indiqué qu’il n’imposerait pas une amende aux réfractaires. Ceux-ci se verront simplement retirer le droit d’utiliser le service.

Marc Denault

Il comptait aussi sur la population pour être responsable et respectueuse. Selon les sociétés de transport de la région de Montréal, la très grande majorité des usagers portent un couvre-visage.

Le port d’un couvre-visage est aussi obligatoire dans les lieux publics intérieurs depuis le 18 juillet. La décision semble avoir été bien acceptée par la majorité de Québécois, même si des opposants à la mesure ont organisé des manifestations au cours des deux derniers week-ends, dont une qui s’est déroulée dimanche devant l’Assemblée nationale.

La clientèle n’est pas celle de 2019 à pareille date dans les autobus de Sherbrooke, avoue M. Denault. Les effets de la pandémie se font encore sentir. Mais on se prépare à la reprise à la fin de la période estivale. Le Cégep de Sherbrooke reprendra ses activités dans trois semaines. « Nous aurons des écrans protecteurs pour les chauffeurs », assure-t-il. 

« Les gens vont pouvoir recommencer à monter dans les autobus par la porte de devant. Et aussi payer pour chaque passage… »