Bien que tous soient en accord avec la décision prise par l’institution d’obliger le port du masque dans ses lieux intérieurs, les employés et les étudiants de l’UdeS questionnent d’une part la prise de décision et d’autre part, l’efficacité que cette nouvelle mesure aura sur l’ensemble de la communauté étudiante.
Bien que tous soient en accord avec la décision prise par l’institution d’obliger le port du masque dans ses lieux intérieurs, les employés et les étudiants de l’UdeS questionnent d’une part la prise de décision et d’autre part, l’efficacité que cette nouvelle mesure aura sur l’ensemble de la communauté étudiante.

Masque à l’UdeS : chargés de cours et étudiants perplexes

L’Université de Sherbrooke (UdeS) a annoncé jeudi sur son site web qu’à compter du 10 août, le port du masque serait obligatoire pour circuler dans ses aires publiques intérieures. Bien que tous s’entendent pour dire que cette décision institutionnelle est « responsable », certains employés et étudiants remettent en question cette nouvelle mesure.

Joint par téléphone, Jacques Girard, directeur de la sécurité et de la prévention à l’UdeS, indique que cette décision s’insère dans le nouveau plan de rétablissement institutionnel des activités universitaires mis en place par un comité de direction auquel prennent part, notamment, des spécialistes en épidémiologie.

« L’objectif est de s’assurer qu’on ne devienne pas une zone d’éclosion compte tenu du nombre de personnes qui circulera sur le campus », précise-t-il.

« On est très à l’affût et on est très à l’avant-garde. [...] On fait partie des tables gouvernementales, donc on est parfaitement connecté. Je pense que tout ce qu’on fait, on le fait correctement », affirme M. Girard, ajoutant toutefois devoir constamment s’ajuster.

« Nous n’avons pas été consultés »

Surpris d’apprendre cette nouvelle en même temps que le reste de la communauté étudiante, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UdeS (SCCCUS) affirme comprendre l’objectif de cette démarche ajoutant toutefois qu’une consultation avec l’ensemble des partenaires syndicaux aurait permis de soulever quelques questionnements.

« Présentement, le fait de ne pas avoir été impliqués nous place dans une position où nous sommes plutôt en réaction, alors qu’il aurait été avantageux de nous mettre dans le coup en prévision de cette annonce », explique Vincent Beaucher, président du SCCCUS.

Au sujet de cette nouvelle mesure, il affirme avoir reçu des questions de la part de certains membres. « Quelles sont les modalités alternatives pour les personnes qui ne peuvent porter de masques? Est-ce qu’une visière est adéquate? Et dans l’optique qu’il s’agit d’une obligation de la part de notre employeur, devrait-il fournir cet équipement? »

M. Girard mentionne que certaines situations seront évaluées « cas par cas » et que « ce n’est pas le type de décision qui se prend en concertation avec 300 personnes. [...] Nous n’avons pas l’intention de partir à la chasse à la sorcière si les gens ne suivent pas les directives. [...] Nous misons sur la collaboration des pairs pour que tout se passe bien à la rentrée », résume-t-il.

Une mesure efficace?

Ariane Lacerte, étudiante à la faculté des lettres et sciences humaines, comprend la décision de l’UdeS d’obliger le port du masque dans ses lieux intérieurs. Elle questionne toutefois l’efficacité qu’aura cette nouvelle mesure sur la communauté étudiante.

« Je suis un peu divisée, confie-t-elle. Je vais le mettre mon masque, mais les gens avec qui je passe du temps sur le campus sont les mêmes avec qui je passe du temps le soir sans masque. [...] Je fais attention avec les personnes vulnérables, mais avec mes amis en santé, j’avoue que je néglige la situation parfois. »

D’autres étudiants ont mentionné être du même avis ajoutant être soulagés de ne pas devoir « respirer leur air » une fois sur place.

« Le couvre visage pourra être retiré une fois rendu sur le lieu de travail ou d’étude. Chacun est responsable de se procurer cet accessoire pour son utilisation personnelle », pouvait-on lire sur le site web de l’institution.