Mario Beaulieu

Mario Beaulieu: «Je suis là pour la cause»

Le Sherbrookois d'origine Mario Beaulieu, ancien chef du Bloc québécois (BQ), croit que le parti dont il est président se dirige vers une victoire aux prochaines élections fédérales. Il est d'ailleurs certain que le Bloc réussira à récupérer un grand nombre de circonscriptions. Il espère retrouver Sherbrooke parmi celles-là.
Après la vague d'investitures que le BQ a connue en juin, les prochaines démarches pour nommer les candidats dans chaque circonscription auront lieu au mois d'août. «On a déjà 36 investitures de faites jusqu'à maintenant. Et une dizaine est à venir dans la semaine», débute-t-il.
«Une bonne quinzaine de nos candidats sont âgés de moins de 35 ans», raconte-t-il. «Il y a beaucoup de jeunes, de gens de toutes les origines et de tous les âges qui se présentent», précise-t-il.
Manque de temps
Le président du parti ajoute que se tiendra le 1er juillet prochain un conseil général du BQ à Nicolet pour, entre autres choses, entériner les modifications apportées aux statuts du parti, alors que les postes de chef et de président du parti sont devenus deux rôles à part entière, ce qui a permis le retour de Gilles Duceppe.
En effet, rappelons que Mario Beaulieu a récemment cédé son siège de chef du parti à Gilles Duceppe, qui avait quitté la politique après avoir été battu dans sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie en mai 2011.
L'homme dit bien humblement qu'il aurait manqué de temps pour mener le Bloc à une victoire en tant que chef. Il est aussi conscient que sa notoriété est moins importante que celle de M. Duceppe. Pour ces raisons, il aurait demandé à l'ancien chef de rejoindre le parti.
«Je suis là avant tout pour la cause, pour l'indépendance. Ce n'était pas une décision si difficile que ça», commente l'ancien chef du BQ. «La patrie avant le parti et le parti avant les individus», a-t-il dit.
«Voués aux intérêts du Québec»
Et que fera donc le président du BQ au cours des prochains mois?
«Ils seront entièrement voués aux intérêts du Québec», complète-t-il.
Mario Beaulieu croit que les Québécois ont été déçus par le Nouveau parti démocratique (NPD) et qu'ils se sont bien rendu compte que ce parti n'a pas du tout livré la marchandise. Selon M. Beaulieu, pas plus dans les dossiers économiques que culturels, le chef des néodémocrates n'a pas défendu les positions du Québec.
Un autre signe annonciateur de changement est que, selon lui, «on sent qu'il y a convergence dans les forces indépendantistes», confie-t-il. «Quand je suis arrivé à la tête du Bloc, mon mandat était de ramener l'indépendance à l'avant-plan au sein du parti. Ça a été facilité par le contexte qui s'y prête bien avec l'élection de Pierre Karl Péladeau comme chef au Parti québécois qui a aussi parlé d'indépendance», détaille M. Beaulieu, visiblement encouragé.