L’équipe de l’école primaire Marie-Reine de Sherbrooke a fait le choix d’implanter la prise de température des élèves à leur entrée, chaque matin.
L’équipe de l’école primaire Marie-Reine de Sherbrooke a fait le choix d’implanter la prise de température des élèves à leur entrée, chaque matin.

Marie-Reine prend la température de ses élèves

À chacune des portes de l’école primaire Marie-Reine de Sherbrooke, trois enseignants accueillent les élèves depuis lundi : un leur souhaite la bienvenue, un leur désinfecte les mains, et un autre vérifie leur température.

L’équipe-école a fait elle-même le choix d’ajouter l’étape de la prise de température sans contact pour tous les élèves chaque matin, même si cette mesure ne fait pas partie des obligations formulées par la Santé publique ni par la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), explique la directrice Linda Pagé. En l’additionnant à la distanciation physique et à l’hygiène des mains, on espère ainsi ajouter une protection supplémentaire contre la COVID-19 pour tous ceux qui fréquentent l’établissement, et favoriser « un climat scolaire sécurisant ». 

« À Marie-Reine, on est une grande famille, c’est un quartier uni. Imaginez juste un instant qu’on n’ait pas fait tout ce qui était en notre pouvoir pour protéger les gens qu’on aime », soutient Mme Pagé, qui affirme que l’école a reçu de nombreuses félicitations de la part de parents pour son mode de fonctionnement depuis la reprise des classes de lundi dernier. Ceux-ci avaient d’ailleurs été informés à l’avance de cette procédure d’accueil particulière, précise-t-elle.  

D’autres écoles auraient même passé un coup de fil à l’établissement pour connaître son fournisseur de thermomètres frontaux sans contact, ou pour en apprendre plus sur l’implantation de cette mesure. Pour l’instant, Marie-Reine serait cependant la seule école primaire de la CSRS à avoir fait ce choix, estime la commission scolaire. 

Mme Pagé insiste également sur le souci de l’expérience des élèves. « Ce n’est pas une mesure de guerre, image-t-elle. L’accueil du matin, c’est organisé comme un jeu. Par exemple, à la maternelle, les enseignants donnent un mot de passe aux élèves en entrant. Ils doivent le mémoriser et le répéter plus tard dans la journée. Ça les stimule, ils rient, ils ont du plaisir. » 

« Nous ne voulons pas, par cette étape qui se fait naturellement et dans le jeu, donner l’impression que nous vivons dans la peur ou que nous transmettons la peur, ajoute-t-elle. Ce que nous voulons, c’est être responsables. [...] Il s’agit bien d’enfants, et non pas de microbes ou de virus. Si l’un d’eux fait de la fièvre, il sera respectueusement conduit vers un local réservé à cet effet et ses parents seront appelés pour venir le récupérer. » 

Depuis la « deuxième rentrée », Mme Pagé affirme qu’aucun cas de fièvre n’a été détecté chez les élèves présents.