Des athlètes provenant de partout à travers le monde sont présents cette fin de semaine à Asbestos afin de relever le défi de traverser la plus longue slackline au monde.

Marcher dans le vide durant deux kilomètres

Le Slackfest Asbestos 2.0 est plus festif que jamais alors que des athlètes provenant des quatre coins du globe parcourront les deux kilomètres au-dessus de l’ancienne mine Jeffrey sur une sangle élastique jusqu’au 27 juillet.

À la suite d’une première édition très réussie, les organisateurs de l’événement n’ont eu d’autres choix que de reconduire l’événement cette année. « Le Slackfest est un événement très rassembleur et ç’a été un grand succès l’année dernière. L’objectif est de rallier la communauté autour du puits minier pour montrer aux gens à quel point il y a du potentiel », souligne le coordonnateur de l’événement et slackliner Dany Bouchard. 

Des athlètes provenant de partout à travers le monde sont présents cette fin de semaine à Asbestos afin de relever le défi de traverser la plus longue slackline au monde. « Les participants proviennent d’un peu partout dans le monde. Certains viennent du Canada, des États-Unis, de l’Allemagne et de la France. Il y a même un photographe qui est venu directement de l’Australie », mentionne M. Bouchard. Lors de cette seconde édition, un nouveau record du monde sera établi grâce à la traversée de deux kilomètres. Environ 25 athlètes tenteront de la réussir. 

L’événement se déroule dans un endroit totalement unique. « On souhaite promouvoir le puits minier. On aimerait l’ouvrir de façon permanente. C’est un objectif à moyen terme, mais c’est une idée, il n’y a pas encore eu de discussions », explique le coordonnateur du Slackfest. 

Modification de la ligne d’arrivée

Cette année, les participants terminent leur traversée au-dessus des spectateurs. « L’arrivée est un moment éprouvant. La ligne est extrêmement difficile, pas seulement, car elle est la plus longue au monde, mais aussi, parce qu'elle est difficile techniquement. Quand on est dessus, on se sent seul, mais en même temps accompagné par toute son équipe. Avoir la chance de terminer le parcours au-dessus de la foule, ça nous permet de partager ce moment de grâce et d’accomplissement personnel », mentionne M. Bouchard.

En nouveauté cette année, les Funambules modernes ont mis sur pied la toute première compétition de Highline Freestyle au Canada. « Il y a deux lignes de 55 mètres. Il y aura des rondes et les athlètes s’élanceront les uns après les autres. Chaque athlète aura 1 minute 30 afin de réussir le plus de figures possible. Il y a un jury de trois personnes qui jugera la compétition avec des critères préétablis. » Douze personnes participeront à ce volet de l’événement. Les qualifications auront lieu vendredi. Les demi-finales et la finale seront disputées samedi. 

L’an dernier, les athlètes avaient fracassé le record du monde avec une traversée longue de 1,9 kilomètre. Née en Colombie-Britannique, Mia Noblet a été sacrée championne du monde lors de la première édition. Elle a réussi à compléter la ligne sans prendre de pauses et sans tomber. Il était plus qu’évident pour l’athlète de 24 ans qu’elle serait de retour à Asbestos cette année. « C’est chouette d’avoir vu la différence entre la première et la deuxième année. C’est vraiment un événement plus complet grâce aux ajouts qui ont été faits. C’est bien de voir la progression », explique-t-elle. 

Elle a découvert ce sport qui sort de l’ordinaire grâce à une affiche. « Quand j’avais 7-8 ans, j’ai vu une affiche avec une personne qui faisait du slackline et j’ai su que je voulais en faire. Il n’y en avait pas pour les gens de mon âge à l’époque. J’ai donc commencé à l’âge de 20 ans. » 

L’athlète était craintive lors de ses débuts dans ce sport. « Quand j’ai commencé, ça me faisait très peur. Ça prend du temps avant de faire confiance au matériel. C’est aussi difficile de croire en soi et en ses habiletés, mais avec le temps tout devient plus naturel. » 

Unique et solidaire

Ce sport émergeant est basé sur la solidarité. « C’est pratiqué dans un format très sympathique. On est entre amis et tout le monde veut le mieux pour tout le monde. Même si c’est un peu une compétition, on a du fun. En tant que slackliner, on se revoit souvent partout à travers le monde », souligne Mme Noblet. 

Le slackline se démarque par son aspect unique. « Il y a quelque chose de spécial dans ce sport. Ces temps-ci, il y a tellement de distractions dans la vie que le slackline te ramène au moment présent », souligne la jeune femme. 

La traversée de l’ancienne mine Jeffrey a également une saveur particulière pour le coordonnateur de l’événement. « Ce qui est vraiment spécial, c’est que traverser est très personnelle. Chaque personne qui monte sur la ligne a sa propre histoire. On pourrait écrire un livre avec chacune de ces histoires. C’est vraiment touchant », avoue le jeune homme.  

Tout au long de la fin de semaine, les enfants peuvent être initiés à la slackline. Un cours de yoga en plein air est aussi à l’horaire. Les festivaliers pourront également profiter de plusieurs spectacles musicaux avec entre autres Les Frères de Ch’val, Pilou et Bleu Jeans Bleu.