Des slogans bien connus des habitués de la rue se sont fait entendre. Certains sortaient un peu de l’ordinaire dont un sous les airs de la chanson Mentir de Marie-Mai. Les paroles avaient bien sûr été modifiées.

Marche pour le climat : des gens de tous les horizons

La manifestation pour le climat de Sherbrooke a réuni des gens d’un peu partout dans la région et de tous les milieux. De nombreux parents sont venus accompagnés de leurs enfants.

« Ma fille est intéressée et je voulais lui montrer ce que c’était une manifestation et à quel point c’est fort des gens qui pensent la même chose, mentionne le Sherbrookois Serge Charlebois.

« Je suis contre la pollution parce que la Terre ne se sent pas bien et je veux qu’on la libère et qu’on lui rende ce qu’elle nous a donné », souligne sa fille Rose-Hélène.

Josianne Maurice est venue accompagnée de ses deux enfants de 9 ans et 10 ans. 

« Je suis ici avec mes enfants pour leur démontrer que c’est important de se battre pour leur futur et l’air qu’ils vont respirer. Le volet environnemental devient important pour tout le monde, que tu sois pauvre, que tu sois riche, que tu sois jeune, que tu sois vieux, c’est une mobilisation sans précédent pour tout le monde. »

Des gens plus âgés ont également pris la rue vendredi. Diane, 67 ans, et François, 69 ans, on fait le voyage de Granby pour venir manifester à Sherbrooke.

« La cause de la Terre et de sa permanence nous importe, explique Diane. On fait beaucoup de petits gestes quotidiens, mais en fin de compte, les grosses choses ne bougent pas vraiment. »

« Même s’il y a une élection en ce moment, il n’y a rien de concret, ajoute son mari. Les politiciens nous parlent de 2050, mais il risque d’être trop tard. Dans nos âges, on dirait que c’est plus personnel, on n’a pas été habitué à ça. Souvent on dit que c’est par les jeunes qu’on avance. »


« Je suis ici avec mes enfants pour leur démontrer que c’est important de se battre pour leur futur et l’air qu’ils vont respirer. »
Josianne Maurice

Alix-Anne Gaulin-Lapierre étudie au Cégep de Sherbrooke en arts et lettre et se dirige en enseignement à l’Université. Elle est plutôt pessimiste quant à l’avenir si les choses ne changent pas.

« Je n’ai pas envie de faire six ans d’études supérieures pour avoir un futur pathétique », mentionne-t-elle.

Vincent Thériault, président de l’Association de la maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke, était accompagné de ses collègues.

« C’est une nécessité et on est dans les premiers pas en ce moment d’action encore plus concrète, lance-t-il. On manifeste, on se fait entendre et éventuellement il faudra prendre des actions pour que les choses bougent. On a l’impression qu’on ne se fait pas entendre. »

M. Thériault estime que les choses pourraient bouger à Sherbrooke à la suite de cette démonstration.

« On a élu au provincial un parti plus proche de ces valeurs-là, explique-t-il. À Sherbrooke c’est tout à fait juste de se mobiliser. On est entouré d’espaces naturelles incroyables. Je trouve ça beau de voir mon Sherbrooke se mobiliser. Il n’y a pas une raison de venir aujourd’hui, il y en a plusieurs et elles sont toutes bonnes. C’est beau de voir une cause commune. »