Jean-François Bérubé, directeur et propriétaire de Royal LePage Évolution, estime que c’est une très bonne période pour le marché immobilier, autant à Sherbrooke que partout en province.

Marché immobilier stable et vigoureux en Estrie

Le prix des propriétés sherbrookoises a globalement augmenté de 0,4 % au deuxième trimestre de 2019, selon la dernière étude sur le prix des maisons réalisée par Royal LePage. Si cette légère hausse ne semble pas significative, elle laisse toutefois transparaître la vigueur du marché, selon le directeur et propriétaire de Royal LePage Evolution, Jean-François Bérubé.

Alors que les prix des propriétés sont restés relativement stables (-0,3 %) pour les maisons de plain-pied, ils ont augmenté de 1 % du côté des maisons à deux étages, soit le type de propriété le plus recherché par les jeunes familles et le plus en demande à Sherbrooke.

« Si on prend juste les statistiques du deuxième trimestre, ça semble banal en apparence, mais en réalité, ce qu’il faut comprendre, c’est que juste de stabiliser l’augmentation qu’on a connue dans la dernière année, que ce soit pour la valeur ou le nombre d’unités vendues, c’est déjà un exploit en soi et ça démontre la vigueur du marché actuellement. Moi, ça fait 22 ans que je suis dans le domaine, et je dirais qu’on est dans une période très, très positive. On a déjà connu des temps pas mal plus difficiles ! » se réjouit M. Bérubé.

Économie solide

Cette consolidation de plusieurs hausses consécutives découlerait de l’économie, qui se porte très bien, selon le directeur. En plus des nombreux chantiers et projets en développement à Sherbrooke, le faible taux de chômage partout au Québec ainsi que les faibles taux d’intérêt joueraient également en faveur du marché. « Selon nous, il y a aussi probablement une hausse des salaires moyens qui se dessine, parce que malgré l’augmentation des prix des propriétés, on voit une demande tout aussi forte », ajoute M. Bérubé.

Royal LePage prévoit ainsi que les prochains mois suivront la tendance du deuxième trimestre, avec la continuité de l’équilibre entre l’offre et la demande malgré l’accélération prévue de l’appréciation des prix de propriétés.

« Le marché a été secoué récemment par les baby-boomers, qui ont commencé à vendre leur résidence principale pour aller vers les condos et le locatif, mais pour l’instant, notre marché a très bien géré la migration des baby-boomers », renchérit-il.

Positif partout

« Ce qui est particulier, c’est que le marché de l’Estrie se porte vraiment bien, mais le marché du Québec aussi... Le marché du Québec est celui qui va le mieux au Canada, actuellement ! On n’est pas habitués que ce soit bon comme ça », souligne le directeur.

Ce qui est particulier, c’est que le marché de l’Estrie se porte vraiment bien, mais le marché du Québec aussi.

Par rapport à l’Estrie, il ajoute que la région suit souvent ce qui se passe à Montréal : « Quand le marché montréalais va bien, on se retrouve avec une réalité où ce n’est pas rare que certains se retournent pour acheter une résidence secondaire en Estrie ou faire des investissements en immobilier, par exemple, donc ça a vraiment un impact direct dans notre marché à Sherbrooke. »