L’organisateur Marc Nadeau a même pu compter sur l’aide de la députée de Sherbrooke, Christine Labrie.

Marc Nadeau redonne au suivant

« J’ai déjà été de l’autre côté de la porte », se rappelle Marc Nadeau, qui a mobilisé 60 bénévoles qui ont frappé à 4000 portes dans le quartier nord de Sherbrooke pour remettre de l’argent et des denrées à la fondation Rock-Guertin, samedi.

« Quand tu es dans un trou, il fait noir. Ce n’est pas évident, tu te décourages, décrit celui qui a déjà eu recours aux Paniers de l’espoir. On a souvent tendance à croire qu’on est seuls. Je pense qu’au début, de t’en sortir, c’est en parler. C’est gênant, tu piles sur ton égo, tu l’enlèves comme une chemise, tu l’étends par terre et tu marches dessus. Mais c’est pour un grand bien. »

Il y a trois ans, M. Nadeau et sa femme ont donc organisé une campagne, suscitant l’aide de 500 citoyens. Deux ans plus tard, son équipe et lui ont plus que triplé leur collecte, qui serait probablement impossible sans les bénévoles qui se joignent à la fête. Cette année, en plus des trois tonnes de denrées, 4000 $ ont été amassés, ce qui permettra à la fondation Rock-Guertin d’acheter pour 10 000 $ de produits, selon Marc Nadeau. 

« Il faut ajouter ceux qui ont distribué les accroche-portes et les commanditaires, car il y a des cadeaux pour nos bénévoles, rappelle-t-il. Ce sont des dons de gens et commerçants qu’on connait. Il y a un très bel élan de générosité. La réponse est exceptionnelle. Déjà dans ma tête je pense à celle de l’an prochain, où je veux consolider les acquis et peut-être augmenter un peu, mais on ne peut pas aller voir tout le monde. Dans mes rêves les plus fous, j’aimerais que toute la Ville soit tapissée d’accroche-porte de la Fondation Rock-Guertin. »

L’organisateur a même pu compter sur l’aide de la députée de Sherbrooke, Christine Labrie. « C’est le fun de voir que les gens sont généreux, commente-t-elle. [...] Les gens donnaient 20, 40 ou 50 $ aux portes. C’est vraiment précieux. Ça permet de compléter les paniers avec des denrées périssables. C’était une belle journée, il faisait beau, les gens étaient toujours accueillants, c’était plaisant », dit celle qui avait distribué des paniers de l’espoir lorsqu’elle était au secondaire.