L’un des autobus de campagne de Québec solidaire s’est arrêté dans le parc industriel de Magog, plus précisément à la Boulangerie St-Méthode, vendredi après-midi. La porte-parole de la formation politique, Manon Massé, a pu rencontrer sur place le directeur de l’usine, Michel Lachance, et effectuer en sa compagnie un tour guidé à l’intérieur des installations de l’entreprise. La candidate de Québec solidaire dans la circonscription d’Orford, Annabelle Lalumière-Tign, a également participé à la visite.

Manon Massé s'arrête à Coaticook

De passage dans son Estrie natale pour la fin de semaine, La co-chef de Québec Solidaire Manon Massé s’est arrêtée à la Laiterie Coaticook pour s’entretenir avec les électeurs de Saint-François vendredi soir, en compagnie de son candidat Kévin Côté.

En entrevue avec La Tribune, elle a réitéré son espoir de voir le nombre de députés de son parti élus à l’Assemblée nationale en général le 1er octobre. Le parti aimerait surtout faire des gains hors de Montréal, où siègent les trois élus actuels de QS.

« On voit depuis des mois que notre parti et nos idées sont très populaires en Estrie », annonce d’emblée la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, citant l’Estrie comme une région où des gains sont possibles. « Notre grand rassemblement du printemps au Granada, à Sherbrooke, a attiré 600 personnes un mardi soir. On sent vraiment l’intérêt pour Québec Solidaire. »

En plus de de ses candidats tels que Christine Labrie dans Sherbrooke et Kévin Côté dans Saint-François, le parti compte beaucoup de militants en Estrie, selon Mme Massé.

« Nos candidats sont très compétents et sont bien organisés, ils mènent de bonnes campagnes dans leurs comtés respectifs. Il y a plein de militants et militantes qui travaillent à leurs côtés, des jeunes comme des moins jeunes. J’en suis à ma sixième élection pour Québec Solidaire et c’est la première fois que je vois cela. On a doublé le nombre de membres depuis 2014. »

Un mouvement

La co-porte-parole du parti estime que les propositions progressistes de QS, tels la gratuité scolaire et des soins dentaires, plaisent à une bonne partie de la population, ce qui explique en partie le support grandissant envers son parti, qui a grimpé de 9 à 16 % dans les intentions de vote au fil de la campagne, selon certains sondages.

« On ne fait pas partie de l’establishment, on ne fonctionne pas comme les vieux partis », explique-t-elle. « Dans le fond, Québec Solidaire, c’est plus qu’un parti, c’est un mouvement. Les gens n’ont pas juste envie que les choses changent, mais qu’elles se transforment. »

Mme Massé trouve par ailleurs que le sujet de l’environnement ne fait pas assez partie du débat public en ce début de campagne et promet de mettre le sujet sur la table dès le débat des chefs.

« En termes d’environnement, on a entendu certains chiffres lancés par les chefs sans fournir d’explications concrètes quant à comment on va y arriver. Dès le jour un, on soutient qu’on fait face à un défi planétaire et que le Québec peut être un meneur là-dedans. On part avec un avantage grâce à notre hydroélectricité, mais il faut conserver une vision novatrice à long terme. Il faut avoir le courage politique de prendre des mesures concrètes », rappelle-t-elle.

La femme originaire de Windsor  accuse le Parti québécois d’avait perdu ses racines.

« J’ai rencontré plusieurs personnes qui ont vécu l’émergence du Parti québécois dans nos rassemblements et ils m’ont dit qu’ils retrouvent l’esprit de cette époque ainsi que celui de René Lévesque avec nous », confie-t-elle. « Ils soulignent que les jeunes sont avec nous, comme à l’époque de la création. Le PQ a arrêté d’avoir de la vision et s’est mis à gouverner la province en attendant les conditions gagnantes », estime Mme Massé, qui sera à Sherbrooke toute la journée samedi.